lundi 25 mai 2009

Je n'ai rien contre les Mexicains



Ahhhhh...le soleil, la chaleur...ici, c'est tout ou rien. Ça chauffe d'un coup, et Boum ! un coup de soleil sur le coin de la pomme ! Je dis ça, c'est pas pour nous - on a tous les deux des peaux de roux, et le soleil aime pas les roux. Certains le savent : sur la plage à quoi on me reconnaît ? A mon sweet-shirt coton manches longues !
Par contre, les Canadiens, qui sont d'ailleurs pour beaucoup aussi adaptés au soleil que nous, ne se méfient pas un instant. Le ciel bleu et la chaleur, ça les rend dingue, ils se mettent torse-poils et ras le bonbon, ils se retrouvent cramés rougeauds en moins de deux, mais ils sont contents. Ils savent qu'ils n'ont que trois mois pour mettre de la biafine, après ça n'a plus d'utilité, alors ils en profitent.

En ce moment, on fait dans le culturel. La semaine dernière, nous sommes allés au ROM (Royal Ontario Museum), qui est le gros musée du coin. Alors je vais pas être méchant exprès ni faire mon prétentieux, mais on va dire que c'est gentil....gentillet quoi. Il y a un peu de tout, à boire et manger, des squelettes de dinosaures, un grotte où sont exposées des chauves-souris en plastique, une assez belle expo sur l'Egypte des pharaons, des trucs en vracs à propos du moyen-âge, quelques bidules sur la Chine et le Japon...ça se fait en deux heures sans courir, il vaut mieux y aller le vendredi après 16h30, c'est moitié prix et ça ferme à 21h30, ce qui vous laissera largement assez de temps pour prendre une glace en plus.
Ce week-end, on a loué une ouature ! Et on est allé à Vaughan, dans le nord de Toronto, où se trouve le musée McMichael, qui expose notamment une très belle collection sur le Groupe des 7. Koitessque ? C'est un groupe de peintres canadiens ou anglais du début du XXe siècle qui, dans les années 1920 on choisit de mettre en avant les paysages canadiens, afin de manifester notamment les spécificités de la culture, de l'art et de la nation canadienne. Ça tire parfois sur l'impressionnisme, parfois sur l'art plus contemporain, c'est très joli, on a adoré. De plus, le musée se trouve dans un grand parc dans lequel on peut se ballader, ce que nous fîmes incontinent.
Hier, retour au Lac Huron, nettement plus liquide que la dernière fois où nous l'avons vu. Nous sommes allés au Pinery Provincial Park et nous nous sommes lancés dans l'aventure, la vrai, la grande, en louant un tandem. Franchement, chu pas fan...Pour au moins deux raisons c'est que d'une part je déteste être suivi de trop près en vélo. D'autre part, je conseille à ceux qui tente l'expérience de le faire avec une personne qui a la même façon d'appréhender la pratique de la bicyclette. Ce qui n'est pas notre cas. Car Rébecca est plutôt du genre à rouler à fond de train en faisant un dérapage sur la roue arrière en bas des côtes, alors que moi, je dois reconnaître (et sans que cela ne remette un instant mon courage ou ma virilité en cause) je suis plutôt du genre très prudent. Très très prudent. Je ne fais aucune confiance au vélo. En ski je me fous de tomber, c'est de la neige. En vélo, quand on se ramasse une gamelle, se sont souvent de bien belles gamelles avec points de suture et tout le toutim. Pas trop pour moi. Alors imaginez, pédaler deux heures avec quelqu'un dans votre dos (pas votre conscience, non, quelqu'un de beaucoup plus pénible...) qui vous dit "arrête de freiner", "accélère", blabla, blabla... Sans compter qu'il faut pédaler, en particulier pour emmener le vélo en haut d'une côte qu'on n'aurait eu aucune peine à gravir à pied. N'importe quoi. Je préfère dix mille fois courir, c'est moins fatiguant et on tombe de moins haut.
Allez, j'arrête. C'était vraiment très sympa. Et on est allé sur la plage (voir photos), on s'est même trempé les pieds : ben il est pas chaud le lac, c'est moi qui vous le dis ! D'ailleurs, personne ne se baignait.

Pour terminer, pas de news de la swine flu, et on a mangé Tex-Mex le week-end dernier. Comme quoi on n'a rien contre les Mexicains !




mercredi 13 mai 2009

Cochons de Mexicains

Et voilà, ça devait arriver, la grippe porcine, alias la grippe mexicaine, alias la grippe A est arrivée à la TFS. Peut-être qu'on va être dans le journal... Le vrai et la rumeur étant comme toujours difficiles à démêler, les questions du qui et combien sont touchés restent pour le moment sans réponse assurée : une fille ? deux garçons ? en 3e ? en 1ère ? peut-être les 4, on n'en sait rien.


Ce qui est certain, par contre, c'est que ça fait très très peur, presque autant que les cacahuètes et toutes ces horreurs de la vie moderne. Et quand je dis ça, je ne pense pas qu'à la TFS.


En effet, ce matin (mercredi), nous étions censés aller visiter le Parlement de l'Ontario, dans le centre-ville. Visite prévue de longue date, nous devions même assister à une session de la Chambre.


Par courtoisie plus que par prudence, le prof chargé d'organiser la sortie a appelé l'employée chargée des relations avec les groupes scolaires, histoire de les prévenir simplement qu'on avait au moins un cas dans l'école, savoir si cela ne leur posait pas de problème - sans imaginer un instant que la chose fut possible. Eh bien si ! Ça pose problème, et ils ne veulent pas nous voir. Après une journée de réflexion, l'employée a rappelé en indiquant qu'il était préférable qu'on ne vienne pas, c'est tout juste si elle n'a pas ajouté : "Restez mourir dans votre trou".


C'est d'autant plus amusant que d'une part l'accès au Parlement est - comme dans toute démocratie - libre et public et que donc n'importe quel cochon avec un sombrero pourrait y entrer et crachoter ses miasmes aux quatres vents ; d'autre part, le gouvernement déclare que la grippe A (ici on dit toujours swine flu, comprenez grippe porcine, sans doute pour éviter les discriminations contre les Mexicains et les A), que la grippe A disais-je est "mild", c'est-à-dire bénigne. On les sent convaincus.


Pour Reb et moi, ça va toujours, on se lave bien les mains et on lèche plus les vitres dans le métro. J'espère quand même juste attraper la terrible épidémie avant la fin juin, histoire de pouvoir être absent pour une bonne raison !



La ressemblance est frappante, non ?

vendredi 8 mai 2009

Kilos de paperasse

On va dire que je râle encore (il y en a des qui le disent, une en particulier), mais il faut reconnaître que l'administration est un truc vraiment exaspérant.
Exemple:
Soit une candidature pour un poste offert par l'AEFE (organisme qui dépend directement du ministère des Affaires étrangères en France). Donc, composition d'un dossier de candidature épais et fourni, avec plein de truc dans le genre "la preuve que j'ai participé à plein de stages du PAF super intéressant", mes notes pédagogiques et administratives des origines à nos jours, CV et lettre de motivation (ce que je comprends), photocopie de mes arrêtés de titularisation et de détachements (ce que je comprends moins bien, puisque je viens à peu près de chez eux), bref : tout le toutim. Soit. Ça, c'était en février.
Comme vous le savez maintenant, ça a servi à quelque chose puisque je suis engagé (une pensée pour ceux qui ont fait tout ça pour rien, gnarf gnarf gnarf...), mais ça m'avait un peu pesé vu que j'avais déjà composé ce genre de dossier 3 fois depuis l'an dernier, à savoir deux fois pour l'administration canadienne et une fois déjà pour ma propre administration.
Or, voici que je dois pour la 5e fois me plier à la boulimie papier-vore, formulaire-vore et certificat-vore de l'administration. Celle de l'AEFE, une nouvelle fois, qui comme d'habitude me demande arrêtés de titularisation et de détachement, notation, fonctions passées, etc...toutes choses que j'ai DEJA fournies il y a deux mois. Sont-ils distraits, ceux-ci !
Le petit plus, cette fois-ci, c'est le raffinement dans les trucs débiles. C'est sans doute ce qui distingue la banale administration de la VRAIE bureaucratie.
Ainsi, on me demande un certificat médical "attestant de mon aptitude à partir enseigner à l'étranger"...j'ai eu beau leur dire que j'étais dans ce pays depuis presque un an, "ah non, non, il nous le faut, c'est comme ça pour tout le monde". Bieeeennn. Et quoi d'autre ? Une assurance rapatriement. Oui, l'AEFE ne fait - je pense - aucune distinction entre enseigner au Canada (pays qui n'a pas été menacé sur son territoire depuis je pense la guerre de 1812) et partir enseigner en Afghanistan. C'est pareil tout ça, c'est "l'Extérieur", ça cause bizarre, ça mange sûrement des trucs qu'on donnerait même pas à nos chiens, et on sait même pas si ils ont inventé la médecine. C'est vrai ça, les Canadiens, dans le fond de leurs igloos, ils se soignent probablement avec des potions à base de caribou et d'ours polaire, remèdes prescrits par des chamanes vêtus de poils de bisons. Alors faut être sûr de pouvoir revenir en France où, quand même, on est réputés pour donner plein de moyens à nos hôpitaux (attends : une infirmière pour 45 patients, c'est pas rien quand même !). Bref, trêve de billevesées.
Là où ça se complique, c'est que tout le dossier doit être à Montréal avant le 15 mai, et qu'habituellement la-dite assurance rapatriement est comprise dans les services de la mutuelle MGEN, section extra-métropolitaine. A laquelle je n'ai jamais souscrit depuis que je suis ici, pour la bonne raison que je suis couvert par l'Ontario d'une part, et que de toute façon il est absolument impossible de joindre cette section quasi-légendaire, en tout cas par les moyens de communications connus et en vigueur. Du coup, j'ai pris une assurance volontaire qui me coûte trois fois moins cher. Bien fait pour eux.
En fin de compte, après une semaine de travail acharné, je pense que mon kilo de papier est prêt à être envoyé.

Parmi les surprises, il y a le fait que, bien que tout cela soit prêt dès le mois de mai, l'établissement du contrat et de je-ne-sais-quel-autre-truc-administratif-et-financier va prendre plusieurs mois, DONC il y a toutes les chances que je ne sois pas payé par l'AEFE en septembre, voire en octobre. Pas mal, hein ? Il ne me reste plus qu'à espérer que l'école me fera une avance. N'importe quoi !

vendredi 1 mai 2009

Bon 1er mai à tous !



A savoir : au Canada, ça n'est pas un jour férié. Trop "revendicatif", sans doute (ici la fête du travail, c'est le premier lundi de septembre, mais je ne pense pas qu'il y ait des manifs).