Reb avait organisé vendredi soir une petite bouffe dans un resto viet-namien avec les gens qu'elle a rencontré en novembre au Centre francophone. Nous étions 10, soit 5 couples.
Il y a dans ce groupe des gens très variés, à savoir : des français résidents permanents (4, dont nous), deux français en PVT (permis-vacances-travail = visa d'un an), un couple égyptien-philippine, et un couple canadienne (d'origine indienne) - français.
Ces deux derniers, Seema et Olivier, nous ont tous invités, après le restaurant, à aller prendre un verre chez eux, dans leur nouveau condo (condominium = appartement moderne dans un grand immeuble). Pour 500 dollars de charges par mois, ils ont l'électricité, l'eau, des gardiens, un parking, une piscine, une salle de sport très bien équipée, une salle de squash, quatre terrains de tennis...ça ressemble à un hôtel quatre étoiles.
Nous avons donc bu un petit verre avec tous ces gens. Comme Reb et moi étions en bus/métro, c'est-à-dire à pied car il se faisait tard, nous avons dormi chez Seema et Olivier. Les autres étant partis, et Olivier étant breton, il m'a un peu tendu une embuscade à base de bière, et j'avais un peu mal à la tête le lendemain.
Vers midi, nous avons fait un brunch composé d'omelette, de pommes de terre et de gras, c'était drôlement bon. Puis nous sommes partis, un peu sur un coup de tête, pour Niagara Falls, simplement parce qu'ils ont une voiture et que nous n'avions jamais vu les chutes en hiver. Quand je dis "puis nous sommes partis...", je fais une légère ellipse sur les deux bonnes heures de glandouille à attendre que l'on décolle, car Olivier et sa femme sont de ces gens qui n'en finissent pas de partir. Moralité, nous avons vu les chutes de nuit, vers 18h. C'était quand même très impressionnant. Les chutes en elles-mêmes ne sont pas gelées, mais la rivière en bas l'est presque complètement, on dirait des icebergs. Il faisait franchement très froid, d'autant que les embruns givrent en l'air et augmentent encore la froidure, et que nous n'avions pas trop prévu le coup - je vous rappelle que c'était juste une sortie au resto, à l'origine.
Finalement, nous étions de retour chez nous vers 21h, après avoir mangé une pizza pour touristes (c'est-à-dire tellement chère qu'on se croirait en France) à Niagara.
Cette semaine (oui, j'ai commencé ce message lundi, et nous sommes déjà jeudi !), il neige pas mal, surtout depuis mardi. Il y a bien longtemps que je n'avais pas fêter mon anniversaire sous la neige (je me demande même si ça c'est déjà produit, mais il me semble avoir un vague souvenir...très vague, très loin...).
Aujourd'hui (jeudi, toujours, oui, oui - je suis lancé, je ne m'arrête pas), Reb va donner son premier cours en tant que tutrice de Qualified Tutors, pour une élève de grade 10 (= Seconde) qui, pour une raison ignorée de nous, a des cours d'histoire en français dans une école canadienne. Ça n'est pas à côté, une nouvelle fois, mais bon... C'est 20$ de l'heure
Demain midi, elle a un entretien à la Diplomat Language School, pour enseigner le français. On espère que ça va marcher parce que ça, ce serait pas très loin et pas trop mal payé. On croise les doigts.
Vous serez content de savoir que le Parlement canadien siège à nouveau, après une suspension de presque deux mois. Le gouvernement se maintient de justesse au pouvoir, pour le moment. Un budget a été voté, on va commencer à lutter contre la "crise". Mieux vaut tard que jamais, c'est le flegme britannique.
Tout le monde était très heureux ici le jour de la passation de pouvoir pour Obama. Elvis aurait ressuscité, ça n'aurait pas eu plus d'effet. L'école avait carrémement installé un écran pour diffuser la cérémonie à midi, c'était vraiment la grosse grosse, très grosse affaire. Les élèves n'ont pas cesser de me harcler en me demandant pourquoi je n'étais pas venu assister à cette événement historique, pire : à "l'Histoire en marche". Lorsque je leur ai dit que l'Histoire, c'est ce qui allait suivre, ils n'ont pas tous compris du premier coup, tellement ce mouvement de masse leur semblait déjà sensationnel. J'espère qu'Obama a des idées et des moyens pour les mettre en place, sans quoi la déception sera de la même taille que l'engouement, c'est évident.
Certains Canadiens (dont Seema, qui nous a rebattu les oreilles avec ça ce week-end) ont même fait le voyage en car jusqu'à Washington, bravant les -20 degrés qu'il faisait là-bas (moi, en écoutant le discours d'Obama, le soir, je me suis dit qu'il avait quand même du bol qu'il fasse si beau ; je ne m'imaginais pas que, à 38 degrés de latitude nord, un peu au sud de Madrid donc, c'est-à-dire à Washington, il faisait aussi froid que chez nous. Mais où t'crois-tu qu's'arrête donc le froid, sur cet'ostie d'continent ?)
Il fait froid, c'est vrai, mais je dois dire qu'on s'adapte très bien, et la neige qui n'en finit pas de tomber nous réjouit. Ce n'est pas le cas de tous mes collègues, y compris les Canadiens, qui en ont déjà marre ! Ça n'est pourtant pas fini tout de suite...
lundi 26 janvier 2009
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2 commentaires:
Salut les Frileux,
Le froid français n'est pas le même que le froid canadien. A -5°c, la vie s'arrête en France alors qu'à Toronto, elle commence.
A part la bière et la whisky, qu'est-ce qu'on boit là-bas pour se réchauffer? il doit bien y avoir des spécialités qui empêchent les doigts de geler, quand même!!!
Fred, as-tu fait l'acquisition de "chaufferettes" pour mettre au fond de tes gants quand tu sors dans le vent du nord?
Et puis BON ANNIVERSAIRE!!!
Bises à tous les deux
je l'avais bien dit que ca serait le bazar ce matin ..IL NEIGE ... je pars au college au peril de ma vie . Pour combien d'eleves ?????Comment ils font au canada?
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