samedi 26 décembre 2009
lundi 30 novembre 2009
Notre premier sapin.
Entre le retard que nous avons à entretenir le blog et l'avance que nous avons à préparer Noël, nous passons directement de la première citrouille au premier sapin canadien. Par la même occasion nous recevons aussi aujourd'hui nos premières neiges de l'hiver, apparemment très en retard par rapport aux autres années. Jusqu'ici le temps a été très doux, ce qui n'était pas pour nous déplaire.
C'est la douceur du temps et notre intense vie sociale et culturelle (hmm...) qui justifie notre silence pendant si longtemps, silence dont je ne doute pas qu'il vous laissa morfondus d'angoisse. Bref, on bouge pas mal en ce moment.
A l'opéra, d'abord. Nous avons vu Die Zauberflöte (la Flûte enchantée), dans un décor immonde (du genre de ce qu'on nous forçait à faire à la kermesse des écoles en 1986), puis la Passion selon Saint-Mathieu, de Bach, qui heureusement ne requiert aucun décor. Par contre, dans les deux cas il a fallu subir le public canadien, et ça c'est un peu dur. Je me souviens de mon premier opéra (ce n'est pas que j'ai bonne mémoire, mais c'était il n'y a pas si longtemps !) : c'était à Paris, Il Sant'Alessio, de Landi, dirigé par William Christie. Ce qui m'a surtout marqué (mis à part le fait que je ne voyais pas grand-chose et que je comprenais rien) c'est qu'à la pause le chef d'orchestre nous a avoiné, nous, le Public, parce que deux ou trois catarrheux avaient légèrement toussoté pendant la première partie. Il était allé jusqu'à nous faire honte en signalant (mais était-ce véridique ?) que les publics américain et anglais avaient écouté l'oeuvre sans broncher, c'est le cas de le dire.
Ah ! Si le pauvre venait diriger à Montréal, il ne serait pas déçu : on avait l'impression d'être dans un centre de cure pour tuberculeux ! Ils toussent par dizaine et sans la moindre ébauche de tentative pour être discret. Certes, il y en a qui sont un peu malades, mais d'autres s'éclaircissent juste la gorge, du genre rmm..rrrmmm...mmrrmm, comme si c'est eux qui devaient chanter. Pire : on nous a distribué des programmes à l'entrée. A chaque page tournée (puisqu'on suit le texte en train d'être chanté), c'était comme si 2000 personnes feuilletaient en même temps le catalogue de la Redoute ; un collègue qui a rencontré un altiste de l'orchestre a ainsi appris que, la première fois que cela s'est produit, lors de la première, les musiciens ont cru que c'était le toit de l'opéra qui s'effondrait, tant le bruissement du papier remplissait la salle ! Ce n'est pas que je sois puriste, loin de là, mais il faut reconnaître que c'est particulièrement pénible d'écouter une belle œuvre avec des bourrins.
Dans la série culturelle, nous sommes également allé au festival de film français qui se déroule chaque année pendant une semaine et demi début novembre. Nous avons vu Welcome de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon, pas très gai mais excellent ; c'est déjà un vieux film en France, mais ici ça sort seulement. Et nous avons vu Z (que nous n'avions jamais vu), de Costa-Gavras, suivi d'un "cours de cinéma" donné par le réalisateur lui-même. Très intéressant.
A part ça, mes découvertes sportives se poursuivent. Après le badmington (où je plafonne un peu), et l'escrime (que je ne parviendrai pas à maîtriser, puisque la dernière leçon est aujourd'hui), j'ai expérimenté hier le squash. J'adore !
Vous comprendrez qu'on essaie de profiter au maximum des dernières semaines de tranquillité qui nous reste. A partir de février (peut-être même janvier, qui sait ?), ça va devenir plus compliqué d'aller à l'opéra, au cinéma.... Encore que vue la qualité du public sus-décrite, la petite ou le petit ne dénotera pas trop.
Rébecca se porte bien, toujours un peu mal au dos mais il paraît que c'est normal. Le bébé gesticule beaucoup, donne des coups : un futur boxeur ou une matrone avec un rouleau à patisserie ?
Nous sommes presque complètement parés, les meubles sont achetés et on aère le lit en bois parce qu'il paraît que des solvants cancérigènes sont fréquemment retrouvés dans les peintures utilisées. Nous avons eu la veine de trouver des équipements d'occasion : merci Pierre et Carole pour la poussette, que nous sommes parvenus à apprivoiser après quelques heures d'étude acharnée de la structure fondamentale de l'objet. Merci aussi pour le porte-bébé ! De plus, nous avons trouvé le siège auto qui correspond à la poussette, pour le tiers du prix, dans une boutique d'occasions pour bébé. Je vous l'ai dit, on est paré !
Le seul truc qui va nous manquer, ce sont les cours pré-nataux. Ce sont habituellement les CLSC (Centre local de service communautaire, le nom parle de lui-même) qui se chargent de ça, et nous étions inscrits...mais vu la panique à propos de la grippe à chiens et nains, toutes les infirmières sont réquisitionnées et ils ont annulé tous les cours. Pas grave, on manque pas d'infirmière à la maison...
A propos de la grippe, ici c'est du délire ! Ils sont persuadés de vivre une "seconde vague d'épidémie" qui aurait débuté le 30 août ! Reb se fait sermonner par le personnel de l'hosto parce qu'elle ne veut pas se faire vacciner, le masque est obligatoire pour les femmes enceintes dans l'hôpital, et il y avait des files d'attente de 5 heures dès le début de la campagne de piquage. Je dois dire que jusqu'à la semaine dernière je me suis senti fier d'être français, puisque décidément ça ne prenait pas et que d'après France-Inter peu de gens acceptaient de se faire inoculer le produit salvateur mais néanmoins peu testé. Et puis, vlan, voilà que la propagande a fait son effet, et qu'apparemment en France aussi on veut bien poireauter des plombes dans des gymnases transformés en centre de réfugiés. Déception.
La résistance française reste cependant intacte ici. Nous avons pu nous en rendre compte lors d'une soirée chez un collègue, qui avec sa femme nous avaient invité à dîner - alors que je le connais à peine, ce qui est à la fois étrange et sympathique. Eux non plus ne croient pas qu'il soit bon de se faire vacciner.
Pour notre part, donc, on persiste. D'ailleurs, comme tout le monde va être vacciné dans le coin, on ne craindra bientôt plus rien...
mercredi 21 octobre 2009
Notre première citrouille !
Reb s'est lancé aujourd'hui dans la confection de son premier Jack O' Lantern, et je dois dire qu'elle s'est vraiment débrouillée comme une chef. On croirait qu'elle a fait ça toute sa vie.

Par contre, on garde notre lanterne à l'intérieur, parce que sinon les sales garnements vont venir nous harceler toute la soirée du 31 octobre pour avoir des bonbecs.
On va bientôt être "motorisés", en nous inscrivant au principe Communauto, qui permet de louer des voitures à l'heure pour vraiment pas cher. Pour ça, il a fallu que nous fassions une demande pour un permis québécois, je vous avais déjà raconté nos démêlés avec la SAAQ.
Petite réflexion au passage : priez pour que personne en France ne découvre que les permis de conduire peuvent donner lieu à un paiement annuel (de 72 dollars à 333 dollars, en fonction du nombre de points restants sur votre permis), que l'internet peut être hors de prix sans pour autant que les gens cessent de s'y abonner, qu'on peut faire payer toute opération bancaire effectuée à un guichet (exemple : vous retirez 20 dollars au guichet, il vous en coûte 1,25 dollar)...De notre côté, on prie pour que personne ne sache ici qu'on peut faire payer la consommation d'eau (l'idée d'installer des compteurs vient seulement de germer dans l'esprit des pouvoirs publics...ce qui honnêtement est une bonne chose), qu'on peut exiger une caution pour la location d'un appartement (chose interdite au Québec), qu'on peut faire payer la TVA sur tous les produits (y compris les produits alimentaires), le litre d'essence trois plus cher (ce qui ne serait peut-être pas un mal, non plus, écologiquement parlant), et de même pour la location des véhicules !
Le jour où gouvernements et multinationales décideront de mettre en commun toutes les pompes à pognon possibles, ça va faire mal...
Par contre, on garde notre lanterne à l'intérieur, parce que sinon les sales garnements vont venir nous harceler toute la soirée du 31 octobre pour avoir des bonbecs.
On va bientôt être "motorisés", en nous inscrivant au principe Communauto, qui permet de louer des voitures à l'heure pour vraiment pas cher. Pour ça, il a fallu que nous fassions une demande pour un permis québécois, je vous avais déjà raconté nos démêlés avec la SAAQ.
Petite réflexion au passage : priez pour que personne en France ne découvre que les permis de conduire peuvent donner lieu à un paiement annuel (de 72 dollars à 333 dollars, en fonction du nombre de points restants sur votre permis), que l'internet peut être hors de prix sans pour autant que les gens cessent de s'y abonner, qu'on peut faire payer toute opération bancaire effectuée à un guichet (exemple : vous retirez 20 dollars au guichet, il vous en coûte 1,25 dollar)...De notre côté, on prie pour que personne ne sache ici qu'on peut faire payer la consommation d'eau (l'idée d'installer des compteurs vient seulement de germer dans l'esprit des pouvoirs publics...ce qui honnêtement est une bonne chose), qu'on peut exiger une caution pour la location d'un appartement (chose interdite au Québec), qu'on peut faire payer la TVA sur tous les produits (y compris les produits alimentaires), le litre d'essence trois plus cher (ce qui ne serait peut-être pas un mal, non plus, écologiquement parlant), et de même pour la location des véhicules !
Le jour où gouvernements et multinationales décideront de mettre en commun toutes les pompes à pognon possibles, ça va faire mal...
vendredi 2 octobre 2009
Les couleurs de l'automne
Avec un peu de retard, voici quelques photos du Parc de la Mauricie 3 semaines plus tard, avec les couleurs fabuleuses que (vraiment !) on ne trouve qu'au pays des érables.
Louise (la soeurette qui nous rend visite une fois l'an en septembre - c'est ainsi que naissent les traditions) est venue puis repartie. Nous l'avons donc emmené dans ce superbe parc, puis nous avons poussé jusqu'à Québec, seule ville fortifiée d'Amérique du Nord et donc pas américaine pour deux sous. On a nettement l'illusion, en arpentant les rues, d'être dans une ville d'Europe. D'aucun prétendent que ça ressemble à Saint-Malo : je n'irais pas jusque là.
Je m'aperçois que le dernier message date une nouvelle fois de Mathusalem, et que je n'ai rien écrit depuis l'échographie : tout va très bien, la future maman, le futur bébé qui pousse, impec. Le médecin n'a pas gaffé, Reb a fermé les yeux, moi je ne comprenais rien à ce qu'on voyait, ce qui fait que, fille ou garçon, la surprise est pour février ! Par contre, on voyait très bien le visage (!) et même qu'il (elle) suçait son pouce.
Voilà, pour ce qui est des news très récente, la maison de St-Mammès est (enfin !) vendue, aujourd'hui même. Un poids de moins.
Biz à tous et à bientôt (autant que possible).
dimanche 13 septembre 2009
Parc de la Mauricie
Comme promis, voici quelques photographies du parc de la Mauricie, situé à environ 250 km de Montréal, au nord de Trois-Rivières. Le parc est sensé - comme tout parc canadien qui se respecte - abrité des ours, dont bien sûr nous n'avons pas vu le début du bout du museau. Il doit pourtant y en avoir un certain nombre car une "attraction" à l'entrée du parc propose, pour 20 $, de vous emmener dans la "Vallée des ours", avec 95% de chances de voir un spécimen lors de chaque sortie... on n'a pas essayé.
A part ça nous continuons à explorer les services téléphoniques version canadienne, cette fois-ci pour la SAAQ (Société des Assurances Automobiles du Québec), afin d'échanger nos permis de conduire français pour un permis québécois. Je vous passe les détails (je ne vais pas vous assommer autant qu'avec Bell), mais en gros il fallait que nous prenions un rendez-vous par téléphone, or le numéro sonnait perpétuellement (littéralement) occupé. Finalement, il a été nécessaire de se déplacer sur le lieu même du rendez-vous, où l'on vous prête un téléphone qui vous met en relation avec le numéro sus-mentionné afin de vous donner un rendez-vous. Bienvenue au pays d'Ubu !
A propos de la SAAQ - qui donc s'occupe des permis (ce qui, ici, tient beaucoup plus de l'acte administratif que de la pédagogie de la conduite - ils en sont seulement à envisager que peut-être, effectivement, ce serait pas mal, à la réflexion, qu'il y ait un minimum de leçons de conduite avant de donner le permis. Pas bête, hein !) et de la sécurité routière (voir remarque précédente) - il est amusant de noter que l'institution québécoise qui vend les boissons alcoolisées s'appelle ici la SAQ (Société des Alcools du Québec). La proximité de noms entre les deux pourrait également expliquer la façon de conduire des gens d'ici (assez proche, il faut le signaler, de celle des Ontariens).
Rébecca a eu une visite médicale ce matin, tout va très bien ! Elle est fatiguée, a parfois mal au ventre, mais tout est apparemment normal. Vendredi c'est jour de l'échographie ! On est un peu (pas mal) impatients de voir ça. En souhaitant que le médecin ne vende pas la mèche en nous disant garçon ou fille...
vendredi 4 septembre 2009
Air-Caribou, Saison 2
Salut à tous !
Il ne vous aura pas échappé qu'un certain délai s'est écoulé entre notre arrivée ici et ce premier message de l'année (scolaire, je veux dire). Un certain nombre de facteurs ont joué en ce sens.
Obtenir internet à Montréal ne s'est pas fait tout seul. Ce n'est pas faute d'avoir été rapides à nous abonner (descendus d'avion dimanche 16 août, nous prenions un abonnement lundi 17 - suivez bien pour les dates, ça a son importance). La préposée du "kiosk" Bell (fournisseur d'accès paraît-il fiable - arrêtez de vous plaindre de France Telecom ou d'Alice ou que sais-je : je crois que tous les fournisseurs d'accès du monde on les mêmes tares - si on excepte le prix parce que sachez qu'internet en France est vraiment très très bon marché par rapport au Canada, où l'on nous comptabilise même la quantité d'informations qui transite par le modem, comme pour un forfait téléphonique) - la préposée, donc, nous annonce que notre connexion sera effective mercredi, entre 8h et 12h. Excités comme des puces, car nul n'ignore que nous sommes "connectés" "câblés" et que nous surfons comme de vrais geeks, nous attendons mercredi avec avidité...sauf que, à midi, toujours rien. Bon. Coup de téléphone au service maintenance : "ah, mais on vous aura mal renseigné, m'sieur, votre connexssssion est prévu dzemain jeudi, avant 18 h". Ok.
La frustration accroissant l'avidité, nous ne cessions, comme on imagine, de trépigner devant notre beau modem à clignotants verts, profilé et tout, en attendant le moment fatidique et sublime où ces clignotants resteraient subitement fixes, dans une superbe harmonie qui nous avertirait ainsi que "ça marche". Bref, on n'a pas passé notre journée devant non plus, on n'avait pas que ça à faire.
J'oubliais de vous dire que, en même temps qu'internet, Bell devait nous fournir le téléphone. Et, chose cocasse, le téléphone marchait depuis le mercredi matin, comme prévu. Etrange.
Le jeudi à 18h, toujours pas d'internet. Coup de téléphone au service maintenance:"ah, mais les technisssiens sont encore dzehors, ils n'arrêtzent pas les pauv' gârs, ça vô pô tzardé, normalemain âvain minuit (vous remarquerez au passage qu'on commence à parler québecois couramment - enfin, moi plus que Reb qui préférerait parfois le faire en anglais parce qu'elle ne comprend pas tout)". Comme je proteste qu'on m'avait promis la connexion avant 18h, le type me réponds "ah bah ché pô qu' ss'est qui vous a parlé de dssâ, mais ss'pô possib', on peut pô dire d'horaire, ss't avant minuit, ss'tout". Cââlissssse.
Comme vous le devinez aisément, à minuit ça marchait pas, du moins j'imagine parce que nous on dormait. En tout cas le lendemain, rien ne fonctionnait, ça c'est sûr. Dans l'illusion que nous comprenions le mode de fonctionnement du service technique, nous avons attendu jusqu'à 17h le vendredi. Evidemment, il n'y avait toujours rien à ce moment-là. Coup (c'est à ce moment-là que j'ai compris cette expression, commençant à envisager de réellement porter des coups) de téléphone, pour m'entendre répondre que les techniciens était partis en week-end et que la connexion ne serait pas fonctionnelle avant lundi. Tâbernac' !
Lundi ça ne marchait toujours pas, parce qu'il fallait qu'un technicien se déplace en personne, il devait y avoir un problème avec notre ligne. Le technicien est passé mardi et là : boum ! alleluia ! masel tov ! internet DEVRAIT fonctionner, mais nos identifiants ne fonctionnaient pas. Génial....Coup de téléphone au service de ...?? ah bah non, parce qu'après le passage du technicien spécialiste, on n'avait plus le téléphone. Ce qui fait que pour téléphoner au service de maintenance, ça devenait plus compliqué, il a fallu le faire d'une cabine, pour avoir de nouveaux identifiants et un rendez-vous avec un autre technicien, pour le téléphone. Technicien qui devait passé le vendredi entre 8 et 12h et qui est ponctuellement passé à 16h. Nos nouveaux identifiants étant les bons, depuis tout marche.
L'autre raison pour laquelle il n'y a pas eu de blog plus tôt, c'est que je BOSSE ! D'autres questions ?
Blague à part, la rentrée était pour moi le 21 août, les élèves sont arrivés le 26. Je pense que je vais mieux me plaire à Marie de France qu'à la TFS : je ne sais si c'est parce que l'organisation est (presque) tout à fait comme en France, où parce que tout simplement c'est organisé, mais ça me va. Et puis cette année je suis vernis pour l'emploi du temps, avec le vendredi entièrement libéré. Oui, oui, j'ai un week-end de trois jours toutes les semaines. C'est la première (et sans doute la dernière) fois que ça m'arrive. La petite difficulté c'est d'avoir à enseigner en plus l'histoire du Québec, mais je m'y fait.
Reb va mieux, elle a passé un été nauséeux mais ça s'arrange un peu...c'est vrai qu'on a essayé de faire le tour de tout le monde en juillet-août, mais il est possible que certaines personnes lisent ce blog sans être au courant (mille excuses) : on attend un bébé pour le mois de février !
L'hôpital où nous avons eu rendez-vous avec une infirmière (ici la première visite ne se fait pas nécessairement avec un médecin, mais avec une infirmière spécialement formée pour cette fonction) à l'air vraiment très bien, et l'accueil des futurs parents est très au point.
A part ça, notre nouvel appart est tout aménagé, je vous mettrai des photos bientôt.
A ce propos, pour éviter que ce soit n'importe quoi, je pense que je vais écrire moins souvent mais régulièrement, disons une fois par semaine, ça vous évitera à vous aussi de trépigner devant votre ordinateur en gémissant "mais quand est-ce qu'il va nous écrire !!" (on peut toujours rêver...).
Bonne rentrée à ceux qui ne sont plus en vacances et bonnes vacances à ceux qui les prendraient quand les autres sont rentrés !
Il ne vous aura pas échappé qu'un certain délai s'est écoulé entre notre arrivée ici et ce premier message de l'année (scolaire, je veux dire). Un certain nombre de facteurs ont joué en ce sens.
Obtenir internet à Montréal ne s'est pas fait tout seul. Ce n'est pas faute d'avoir été rapides à nous abonner (descendus d'avion dimanche 16 août, nous prenions un abonnement lundi 17 - suivez bien pour les dates, ça a son importance). La préposée du "kiosk" Bell (fournisseur d'accès paraît-il fiable - arrêtez de vous plaindre de France Telecom ou d'Alice ou que sais-je : je crois que tous les fournisseurs d'accès du monde on les mêmes tares - si on excepte le prix parce que sachez qu'internet en France est vraiment très très bon marché par rapport au Canada, où l'on nous comptabilise même la quantité d'informations qui transite par le modem, comme pour un forfait téléphonique) - la préposée, donc, nous annonce que notre connexion sera effective mercredi, entre 8h et 12h. Excités comme des puces, car nul n'ignore que nous sommes "connectés" "câblés" et que nous surfons comme de vrais geeks, nous attendons mercredi avec avidité...sauf que, à midi, toujours rien. Bon. Coup de téléphone au service maintenance : "ah, mais on vous aura mal renseigné, m'sieur, votre connexssssion est prévu dzemain jeudi, avant 18 h". Ok.
La frustration accroissant l'avidité, nous ne cessions, comme on imagine, de trépigner devant notre beau modem à clignotants verts, profilé et tout, en attendant le moment fatidique et sublime où ces clignotants resteraient subitement fixes, dans une superbe harmonie qui nous avertirait ainsi que "ça marche". Bref, on n'a pas passé notre journée devant non plus, on n'avait pas que ça à faire.
J'oubliais de vous dire que, en même temps qu'internet, Bell devait nous fournir le téléphone. Et, chose cocasse, le téléphone marchait depuis le mercredi matin, comme prévu. Etrange.
Le jeudi à 18h, toujours pas d'internet. Coup de téléphone au service maintenance:"ah, mais les technisssiens sont encore dzehors, ils n'arrêtzent pas les pauv' gârs, ça vô pô tzardé, normalemain âvain minuit (vous remarquerez au passage qu'on commence à parler québecois couramment - enfin, moi plus que Reb qui préférerait parfois le faire en anglais parce qu'elle ne comprend pas tout)". Comme je proteste qu'on m'avait promis la connexion avant 18h, le type me réponds "ah bah ché pô qu' ss'est qui vous a parlé de dssâ, mais ss'pô possib', on peut pô dire d'horaire, ss't avant minuit, ss'tout". Cââlissssse.
Comme vous le devinez aisément, à minuit ça marchait pas, du moins j'imagine parce que nous on dormait. En tout cas le lendemain, rien ne fonctionnait, ça c'est sûr. Dans l'illusion que nous comprenions le mode de fonctionnement du service technique, nous avons attendu jusqu'à 17h le vendredi. Evidemment, il n'y avait toujours rien à ce moment-là. Coup (c'est à ce moment-là que j'ai compris cette expression, commençant à envisager de réellement porter des coups) de téléphone, pour m'entendre répondre que les techniciens était partis en week-end et que la connexion ne serait pas fonctionnelle avant lundi. Tâbernac' !
Lundi ça ne marchait toujours pas, parce qu'il fallait qu'un technicien se déplace en personne, il devait y avoir un problème avec notre ligne. Le technicien est passé mardi et là : boum ! alleluia ! masel tov ! internet DEVRAIT fonctionner, mais nos identifiants ne fonctionnaient pas. Génial....Coup de téléphone au service de ...?? ah bah non, parce qu'après le passage du technicien spécialiste, on n'avait plus le téléphone. Ce qui fait que pour téléphoner au service de maintenance, ça devenait plus compliqué, il a fallu le faire d'une cabine, pour avoir de nouveaux identifiants et un rendez-vous avec un autre technicien, pour le téléphone. Technicien qui devait passé le vendredi entre 8 et 12h et qui est ponctuellement passé à 16h. Nos nouveaux identifiants étant les bons, depuis tout marche.
L'autre raison pour laquelle il n'y a pas eu de blog plus tôt, c'est que je BOSSE ! D'autres questions ?
Blague à part, la rentrée était pour moi le 21 août, les élèves sont arrivés le 26. Je pense que je vais mieux me plaire à Marie de France qu'à la TFS : je ne sais si c'est parce que l'organisation est (presque) tout à fait comme en France, où parce que tout simplement c'est organisé, mais ça me va. Et puis cette année je suis vernis pour l'emploi du temps, avec le vendredi entièrement libéré. Oui, oui, j'ai un week-end de trois jours toutes les semaines. C'est la première (et sans doute la dernière) fois que ça m'arrive. La petite difficulté c'est d'avoir à enseigner en plus l'histoire du Québec, mais je m'y fait.
Reb va mieux, elle a passé un été nauséeux mais ça s'arrange un peu...c'est vrai qu'on a essayé de faire le tour de tout le monde en juillet-août, mais il est possible que certaines personnes lisent ce blog sans être au courant (mille excuses) : on attend un bébé pour le mois de février !
L'hôpital où nous avons eu rendez-vous avec une infirmière (ici la première visite ne se fait pas nécessairement avec un médecin, mais avec une infirmière spécialement formée pour cette fonction) à l'air vraiment très bien, et l'accueil des futurs parents est très au point.
A part ça, notre nouvel appart est tout aménagé, je vous mettrai des photos bientôt.
A ce propos, pour éviter que ce soit n'importe quoi, je pense que je vais écrire moins souvent mais régulièrement, disons une fois par semaine, ça vous évitera à vous aussi de trépigner devant votre ordinateur en gémissant "mais quand est-ce qu'il va nous écrire !!" (on peut toujours rêver...).
Bonne rentrée à ceux qui ne sont plus en vacances et bonnes vacances à ceux qui les prendraient quand les autres sont rentrés !
vendredi 12 juin 2009
Tout seul (comme un grand)
Reb a pris l'avion lundi, est bien arrivée mardi, et m'a laissé tout seul dans ce grand pays rempli d'anglais. Pas grave, je m'en sortirai quand même !
D'ailleurs, ça a plutôt été une semaine à tendance francophone, puisque mes élèves de 3e ont passé le brevet (avec deux semaines d'avance sur la métropole, me demandez pas pourquoi). Oh, joie, pour la première fois depuis 9 ans, je ne corrige pas. Les copies partent à Montréal, carrément, et vont être corrigées par certains de mes futurs collègues. Ce qui me fait dire que l'an prochain, je n'y couperai pas.
A propos, dans 3 semaines, on y sera, à Montréal ! Ça va venir super vite... je m'aperçois même que dans 3 semaines, on sera à la veille de monter dans l'avion pour Paris.
Ça sent quand même furieusement les vacances : je n'ai plus de cours avec mes 3e (qui, après le brevet, passent les examens exigés par l'Ontario dans toutes les matières), et cette semaine les 5e étaient en "camp", c'est-à-dire ni plus ni moins qu'en colonie de vacances. Seuls 5 d'entre eux n'y allaient pas, et j'ai donc été affecté à 3 heures de garderies. Super.
Les 3e m'ont fait une véritable journée d'adieux mardi, c'était très sympa. Des filles avaient fait un gâteau au chocolat (typiquement canadien, si je puis dire, voire américain : il s'agissait en fait de DEUX gâteaux au chocolat mis l'un sur l'autre, avec entre les deux une couche de machin gras, également au chocolat...j'arrête d'en parler avant de vomir...). Et j'ai eu des cadeaux (gnagnaagnièrrreuuu...) : une cravate (super moche, mais bon), une photo de la classe dans un cadre qu'ils ont fait graver "La meilleure classe de M. VACHER, 2009", le tout sans faute de genre ou d'orthographe, ce qui est véritablement un exploit, et une tasse dédicacée (et non pas d'Eddy cassée......désolé). Tous étaient (ou en tout cas avaient l'air, ou se donnaient l'air, ou s'efforçaient de bien vouloir donner l'impression d'avoir l'air) tristes que je parte à Montréal. Je chambre, mais c'était quand même très sympa.
Je ne sais pas trop ce que je suis sensé faire à la TFS pour les 2 semaines qui viennent : j'ai en gros 10 heures de cours avec les 5e la semaine prochaine (oui, oui, ils reviennent en classe, juste pour une semaine, après avoir passé une semaine en colo et avec le soleil de juin qui les nargue par la fenêtre...je sens que ça va être très animé). Du coup je crois que je vais me transformer en projectionniste : Home sans doute, et peut-être le Dictateur, de Chaplin.
Le programme de la dernière semaine est assez flou, avec des séances d'information sur je-sais-pas-quoi qui va être mis en place l'an prochain, dont je me fous et pour cause. On verra bien. Quant au 29 et au 30, personne ne sait, car les locaux de la TFS ont déjà été loués à un club de loisir (il faut rentabiliser, pas de doute, même pas le temps de finir l'année scolaire), alors on sera peut-être libérés, mais peut-être pas. Je crois que je vais être malade le 30, de toute façon, vu que j'ai quand même un déménagement sur le feu.
Vous serez heureux (ou peut-être pas d'ailleurs) de savoir que notre proprio a trouvé un nouveau locataire pour nous remplacer, ce qui me soulage parce qu'on n'aura plus ces visites à la noix de locataires potentiels qui envahissaient notre chez-nous. Ça me rassure aussi, parce que s'il n'avait trouvé personne. il aurait bien été en droit de nous imposer de payer le loyer jusqu'à la fin du bail, soit fin août.
J'ai déjà dû vous dire que Apple est ici très répandu. Je vous le confirme. J'ai eu l'occasion d'aller aujourd'hui dans le genre d'endroit qui n'existe pas en France, je veux parler d'une agence Apple, avec au moins 30 commerciaux (sans blague) qui font les réparations sur place (l'ordinateur ne part pas en voyage à l'autre bout du pays), et qui doit couvrir au moins 300 mètres-carré. Un palace du Mac, quoi ! Et, pour vous convaincre que Apple c'est bien, ils nous changent GRATUITEMENT la batterie qui était naze. Ah ! Alors jetez vite votre vilain PC tout moche, plus vite que ça !
Bon, allez, j'arrête de parler tout seul, d'ailleurs je vais vous voir dans pas longtemps.
Message personnel : Pierre, as-tu trouvé un cross à faire vers le 10 juillet ?
Bye.
D'ailleurs, ça a plutôt été une semaine à tendance francophone, puisque mes élèves de 3e ont passé le brevet (avec deux semaines d'avance sur la métropole, me demandez pas pourquoi). Oh, joie, pour la première fois depuis 9 ans, je ne corrige pas. Les copies partent à Montréal, carrément, et vont être corrigées par certains de mes futurs collègues. Ce qui me fait dire que l'an prochain, je n'y couperai pas.
A propos, dans 3 semaines, on y sera, à Montréal ! Ça va venir super vite... je m'aperçois même que dans 3 semaines, on sera à la veille de monter dans l'avion pour Paris.
Ça sent quand même furieusement les vacances : je n'ai plus de cours avec mes 3e (qui, après le brevet, passent les examens exigés par l'Ontario dans toutes les matières), et cette semaine les 5e étaient en "camp", c'est-à-dire ni plus ni moins qu'en colonie de vacances. Seuls 5 d'entre eux n'y allaient pas, et j'ai donc été affecté à 3 heures de garderies. Super.
Les 3e m'ont fait une véritable journée d'adieux mardi, c'était très sympa. Des filles avaient fait un gâteau au chocolat (typiquement canadien, si je puis dire, voire américain : il s'agissait en fait de DEUX gâteaux au chocolat mis l'un sur l'autre, avec entre les deux une couche de machin gras, également au chocolat...j'arrête d'en parler avant de vomir...). Et j'ai eu des cadeaux (gnagnaagnièrrreuuu...) : une cravate (super moche, mais bon), une photo de la classe dans un cadre qu'ils ont fait graver "La meilleure classe de M. VACHER, 2009", le tout sans faute de genre ou d'orthographe, ce qui est véritablement un exploit, et une tasse dédicacée (et non pas d'Eddy cassée......désolé). Tous étaient (ou en tout cas avaient l'air, ou se donnaient l'air, ou s'efforçaient de bien vouloir donner l'impression d'avoir l'air) tristes que je parte à Montréal. Je chambre, mais c'était quand même très sympa.
Je ne sais pas trop ce que je suis sensé faire à la TFS pour les 2 semaines qui viennent : j'ai en gros 10 heures de cours avec les 5e la semaine prochaine (oui, oui, ils reviennent en classe, juste pour une semaine, après avoir passé une semaine en colo et avec le soleil de juin qui les nargue par la fenêtre...je sens que ça va être très animé). Du coup je crois que je vais me transformer en projectionniste : Home sans doute, et peut-être le Dictateur, de Chaplin.
Le programme de la dernière semaine est assez flou, avec des séances d'information sur je-sais-pas-quoi qui va être mis en place l'an prochain, dont je me fous et pour cause. On verra bien. Quant au 29 et au 30, personne ne sait, car les locaux de la TFS ont déjà été loués à un club de loisir (il faut rentabiliser, pas de doute, même pas le temps de finir l'année scolaire), alors on sera peut-être libérés, mais peut-être pas. Je crois que je vais être malade le 30, de toute façon, vu que j'ai quand même un déménagement sur le feu.
Vous serez heureux (ou peut-être pas d'ailleurs) de savoir que notre proprio a trouvé un nouveau locataire pour nous remplacer, ce qui me soulage parce qu'on n'aura plus ces visites à la noix de locataires potentiels qui envahissaient notre chez-nous. Ça me rassure aussi, parce que s'il n'avait trouvé personne. il aurait bien été en droit de nous imposer de payer le loyer jusqu'à la fin du bail, soit fin août.
J'ai déjà dû vous dire que Apple est ici très répandu. Je vous le confirme. J'ai eu l'occasion d'aller aujourd'hui dans le genre d'endroit qui n'existe pas en France, je veux parler d'une agence Apple, avec au moins 30 commerciaux (sans blague) qui font les réparations sur place (l'ordinateur ne part pas en voyage à l'autre bout du pays), et qui doit couvrir au moins 300 mètres-carré. Un palace du Mac, quoi ! Et, pour vous convaincre que Apple c'est bien, ils nous changent GRATUITEMENT la batterie qui était naze. Ah ! Alors jetez vite votre vilain PC tout moche, plus vite que ça !
Bon, allez, j'arrête de parler tout seul, d'ailleurs je vais vous voir dans pas longtemps.
Message personnel : Pierre, as-tu trouvé un cross à faire vers le 10 juillet ?
Bye.
mardi 2 juin 2009
Joyeux anniversaire !
Ah, 26 ans, c'est un peu l'âge de raison, la trentaine pointe son nez à l'horizon... Reb n'a pas eu l'air traumatisée par ça.
Elle l'a été beaucoup plus par le fait que, chez Air France, 26 ans est l'âge fatidique auquel on n'a plus droit aux GP (billets pour le personnel et ses ayants droit). Terminer les voyages pas chers et les allers-retours en France comme s'il s'agissait de faire Paris-Melun. C'est quand même une surprise, parce qu'on voyait plutôt ça le 31 mai 2010, nous. Bref. Comme ça c'est fait.
Pour son anniv, on est allé chez Spring Rolls, un genre de chaine de resto chinois (c'est vraiment parce que c'était son anniversaire et que je ne pouvais pas dire non). Mais tout bien considéré ça n'était pas si mauvais.
Pour l'occasion, j'ai aussi séché l'école... c'est d'ailleurs une chose dont je ne crois pas vous avoir encore parlé : les 15 jours "maladie". La loi de l'Ontario accorde 15 jours maladie par an à tout employé. Les deux finesses sont : que ces jours sont cumulables (mon collègues Jean-François qui a une santé de fer et est là depuis 20 ans totalise l'équivalent de 10 mois de journée maladie) et d'autre part qu'il n'est exigé aucune attestation médicale pour une absence d'une journée.
Alors, je sais que c'est pas bien, j'ai lâchement profité du système, mais vu le rendement actuel des élèves (avec le concours de l'école qui organise des assemblées et autres festivités à tour de bras) je ne me sens pas trop coupable.
Du reste, j'ai l'impression que c'est une pratique courante, pour ne pas dire institutionnelle - le collègue dont je parlais plus haut envisage de s'organiser une pré-retraite pour ses 3 dernières années, en venant en gros 3 jours par semaine.
Cependant ses 3 dernières années, ça risque peut-être d'être compliqué. En effet, la TFS envisage de plus en plus sérieusement de mettre en place l'équivalent du Baccalauréat International au niveau des 3e, ce qui remplacerait le Brevet dont personne n'a rigoureusement plus rien à carrer. A partir de là, finis les liens entre la TFS et l'AEFE, et dont plus de détachement possible, et donc plus de profs français. Comme quoi j'ai vraiment eu du bol en décrochant ce poste de résident à Montréal. Je suis de plus en plus content, décidément.
J'ai eu de nouveaux contacts avec mon futur établissement, notamment pour la répartition des classes : je devrais ainsi avoir une 6e (à 4 h par semaine au lieu de 3h en France !), une cinquième (à 3h30 au lieu de 3h) et deux 3e (5h30 chacune au lieu de 3h30...mais là c'est parce qu'il faut couvir en plus le programme d'histoire canadienne et québécoise, tabernak !)
La semaine prochaine je serai tout seul, Reb part en France pour le mariage de sa soeur (félicitations !!). Elle en profitera aussi pour accomplir une série de pélerinages d'ordre administratif, en vue de satisfaire l'OIQ (l'Ordre des Infirmiers du Québec, c'est-à-dire ni plus ni moins que la corporation qui réglemente la profession). Je crois que ça risque d'être très crevant pour elle...
Mais j'espère bien la retrouver en pleine forme pour le déménagement, je vais pas me porter l'armoire normande et le matelas tout seul, quand même !
Elle l'a été beaucoup plus par le fait que, chez Air France, 26 ans est l'âge fatidique auquel on n'a plus droit aux GP (billets pour le personnel et ses ayants droit). Terminer les voyages pas chers et les allers-retours en France comme s'il s'agissait de faire Paris-Melun. C'est quand même une surprise, parce qu'on voyait plutôt ça le 31 mai 2010, nous. Bref. Comme ça c'est fait.
Pour son anniv, on est allé chez Spring Rolls, un genre de chaine de resto chinois (c'est vraiment parce que c'était son anniversaire et que je ne pouvais pas dire non). Mais tout bien considéré ça n'était pas si mauvais.
Pour l'occasion, j'ai aussi séché l'école... c'est d'ailleurs une chose dont je ne crois pas vous avoir encore parlé : les 15 jours "maladie". La loi de l'Ontario accorde 15 jours maladie par an à tout employé. Les deux finesses sont : que ces jours sont cumulables (mon collègues Jean-François qui a une santé de fer et est là depuis 20 ans totalise l'équivalent de 10 mois de journée maladie) et d'autre part qu'il n'est exigé aucune attestation médicale pour une absence d'une journée.
Alors, je sais que c'est pas bien, j'ai lâchement profité du système, mais vu le rendement actuel des élèves (avec le concours de l'école qui organise des assemblées et autres festivités à tour de bras) je ne me sens pas trop coupable.
Du reste, j'ai l'impression que c'est une pratique courante, pour ne pas dire institutionnelle - le collègue dont je parlais plus haut envisage de s'organiser une pré-retraite pour ses 3 dernières années, en venant en gros 3 jours par semaine.
Cependant ses 3 dernières années, ça risque peut-être d'être compliqué. En effet, la TFS envisage de plus en plus sérieusement de mettre en place l'équivalent du Baccalauréat International au niveau des 3e, ce qui remplacerait le Brevet dont personne n'a rigoureusement plus rien à carrer. A partir de là, finis les liens entre la TFS et l'AEFE, et dont plus de détachement possible, et donc plus de profs français. Comme quoi j'ai vraiment eu du bol en décrochant ce poste de résident à Montréal. Je suis de plus en plus content, décidément.
J'ai eu de nouveaux contacts avec mon futur établissement, notamment pour la répartition des classes : je devrais ainsi avoir une 6e (à 4 h par semaine au lieu de 3h en France !), une cinquième (à 3h30 au lieu de 3h) et deux 3e (5h30 chacune au lieu de 3h30...mais là c'est parce qu'il faut couvir en plus le programme d'histoire canadienne et québécoise, tabernak !)
La semaine prochaine je serai tout seul, Reb part en France pour le mariage de sa soeur (félicitations !!). Elle en profitera aussi pour accomplir une série de pélerinages d'ordre administratif, en vue de satisfaire l'OIQ (l'Ordre des Infirmiers du Québec, c'est-à-dire ni plus ni moins que la corporation qui réglemente la profession). Je crois que ça risque d'être très crevant pour elle...
Mais j'espère bien la retrouver en pleine forme pour le déménagement, je vais pas me porter l'armoire normande et le matelas tout seul, quand même !
lundi 25 mai 2009
Je n'ai rien contre les Mexicains
Ahhhhh...le soleil, la chaleur...ici, c'est tout ou rien. Ça chauffe d'un coup, et Boum ! un coup de soleil sur le coin de la pomme ! Je dis ça, c'est pas pour nous - on a tous les deux des peaux de roux, et le soleil aime pas les roux. Certains le savent : sur la plage à quoi on me reconnaît ? A mon sweet-shirt coton manches longues !
Par contre, les Canadiens, qui sont d'ailleurs pour beaucoup aussi adaptés au soleil que nous, ne se méfient pas un instant. Le ciel bleu et la chaleur, ça les rend dingue, ils se mettent torse-poils et ras le bonbon, ils se retrouvent cramés rougeauds en moins de deux, mais ils sont contents. Ils savent qu'ils n'ont que trois mois pour mettre de la biafine, après ça n'a plus d'utilité, alors ils en profitent.
En ce moment, on fait dans le culturel. La semaine dernière, nous sommes allés au ROM (Royal Ontario Museum), qui est le gros musée du coin. Alors je vais pas être méchant exprès ni faire mon prétentieux, mais on va dire que c'est gentil....gentillet quoi. Il y a un peu de tout, à boire et manger, des squelettes de dinosaures, un grotte où sont exposées des chauves-souris en plastique, une assez belle expo sur l'Egypte des pharaons, des trucs en vracs à propos du moyen-âge, quelques bidules sur la Chine et le Japon...ça se fait en deux heures sans courir, il vaut mieux y aller le vendredi après 16h30, c'est moitié prix et ça ferme à 21h30, ce qui vous laissera largement assez de temps pour prendre une glace en plus.
Ce week-end, on a loué une ouature ! Et on est allé à Vaughan, dans le nord de Toronto, où se trouve le musée McMichael, qui expose notamment une très belle collection sur le Groupe des 7. Koitessque ? C'est un groupe de peintres canadiens ou anglais du début du XXe siècle qui, dans les années 1920 on choisit de mettre en avant les paysages canadiens, afin de manifester notamment les spécificités de la culture, de l'art et de la nation canadienne. Ça tire parfois sur l'impressionnisme, parfois sur l'art plus contemporain, c'est très joli, on a adoré. De plus, le musée se trouve dans un grand parc dans lequel on peut se ballader, ce que nous fîmes incontinent.
Hier, retour au Lac Huron, nettement plus liquide que la dernière fois où nous l'avons vu. Nous sommes allés au Pinery Provincial Park et nous nous sommes lancés dans l'aventure, la vrai, la grande, en louant un tandem. Franchement, chu pas fan...Pour au moins deux raisons c'est que d'une part je déteste être suivi de trop près en vélo. D'autre part, je conseille à ceux qui tente l'expérience de le faire avec une personne qui a la même façon d'appréhender la pratique de la bicyclette. Ce qui n'est pas notre cas. Car Rébecca est plutôt du genre à rouler à fond de train en faisant un dérapage sur la roue arrière en bas des côtes, alors que moi, je dois reconnaître (et sans que cela ne remette un instant mon courage ou ma virilité en cause) je suis plutôt du genre très prudent. Très très prudent. Je ne fais aucune confiance au vélo. En ski je me fous de tomber, c'est de la neige. En vélo, quand on se ramasse une gamelle, se sont souvent de bien belles gamelles avec points de suture et tout le toutim. Pas trop pour moi. Alors imaginez, pédaler deux heures avec quelqu'un dans votre dos (pas votre conscience, non, quelqu'un de beaucoup plus pénible...) qui vous dit "arrête de freiner", "accélère", blabla, blabla... Sans compter qu'il faut pédaler, en particulier pour emmener le vélo en haut d'une côte qu'on n'aurait eu aucune peine à gravir à pied. N'importe quoi. Je préfère dix mille fois courir, c'est moins fatiguant et on tombe de moins haut.
Allez, j'arrête. C'était vraiment très sympa. Et on est allé sur la plage (voir photos), on s'est même trempé les pieds : ben il est pas chaud le lac, c'est moi qui vous le dis ! D'ailleurs, personne ne se baignait.
Pour terminer, pas de news de la swine flu, et on a mangé Tex-Mex le week-end dernier. Comme quoi on n'a rien contre les Mexicains !
mercredi 13 mai 2009
Cochons de Mexicains
Et voilà, ça devait arriver, la grippe porcine, alias la grippe mexicaine, alias la grippe A est arrivée à la TFS. Peut-être qu'on va être dans le journal... Le vrai et la rumeur étant comme toujours difficiles à démêler, les questions du qui et combien sont touchés restent pour le moment sans réponse assurée : une fille ? deux garçons ? en 3e ? en 1ère ? peut-être les 4, on n'en sait rien.
Ce qui est certain, par contre, c'est que ça fait très très peur, presque autant que les cacahuètes et toutes ces horreurs de la vie moderne. Et quand je dis ça, je ne pense pas qu'à la TFS.
En effet, ce matin (mercredi), nous étions censés aller visiter le Parlement de l'Ontario, dans le centre-ville. Visite prévue de longue date, nous devions même assister à une session de la Chambre.
Par courtoisie plus que par prudence, le prof chargé d'organiser la sortie a appelé l'employée chargée des relations avec les groupes scolaires, histoire de les prévenir simplement qu'on avait au moins un cas dans l'école, savoir si cela ne leur posait pas de problème - sans imaginer un instant que la chose fut possible. Eh bien si ! Ça pose problème, et ils ne veulent pas nous voir. Après une journée de réflexion, l'employée a rappelé en indiquant qu'il était préférable qu'on ne vienne pas, c'est tout juste si elle n'a pas ajouté : "Restez mourir dans votre trou".
C'est d'autant plus amusant que d'une part l'accès au Parlement est - comme dans toute démocratie - libre et public et que donc n'importe quel cochon avec un sombrero pourrait y entrer et crachoter ses miasmes aux quatres vents ; d'autre part, le gouvernement déclare que la grippe A (ici on dit toujours swine flu, comprenez grippe porcine, sans doute pour éviter les discriminations contre les Mexicains et les A), que la grippe A disais-je est "mild", c'est-à-dire bénigne. On les sent convaincus.
Pour Reb et moi, ça va toujours, on se lave bien les mains et on lèche plus les vitres dans le métro. J'espère quand même juste attraper la terrible épidémie avant la fin juin, histoire de pouvoir être absent pour une bonne raison !


La ressemblance est frappante, non ?
Ce qui est certain, par contre, c'est que ça fait très très peur, presque autant que les cacahuètes et toutes ces horreurs de la vie moderne. Et quand je dis ça, je ne pense pas qu'à la TFS.
En effet, ce matin (mercredi), nous étions censés aller visiter le Parlement de l'Ontario, dans le centre-ville. Visite prévue de longue date, nous devions même assister à une session de la Chambre.
Par courtoisie plus que par prudence, le prof chargé d'organiser la sortie a appelé l'employée chargée des relations avec les groupes scolaires, histoire de les prévenir simplement qu'on avait au moins un cas dans l'école, savoir si cela ne leur posait pas de problème - sans imaginer un instant que la chose fut possible. Eh bien si ! Ça pose problème, et ils ne veulent pas nous voir. Après une journée de réflexion, l'employée a rappelé en indiquant qu'il était préférable qu'on ne vienne pas, c'est tout juste si elle n'a pas ajouté : "Restez mourir dans votre trou".
C'est d'autant plus amusant que d'une part l'accès au Parlement est - comme dans toute démocratie - libre et public et que donc n'importe quel cochon avec un sombrero pourrait y entrer et crachoter ses miasmes aux quatres vents ; d'autre part, le gouvernement déclare que la grippe A (ici on dit toujours swine flu, comprenez grippe porcine, sans doute pour éviter les discriminations contre les Mexicains et les A), que la grippe A disais-je est "mild", c'est-à-dire bénigne. On les sent convaincus.
Pour Reb et moi, ça va toujours, on se lave bien les mains et on lèche plus les vitres dans le métro. J'espère quand même juste attraper la terrible épidémie avant la fin juin, histoire de pouvoir être absent pour une bonne raison !


La ressemblance est frappante, non ?
vendredi 8 mai 2009
Kilos de paperasse
On va dire que je râle encore (il y en a des qui le disent, une en particulier), mais il faut reconnaître que l'administration est un truc vraiment exaspérant.
Exemple:
Soit une candidature pour un poste offert par l'AEFE (organisme qui dépend directement du ministère des Affaires étrangères en France). Donc, composition d'un dossier de candidature épais et fourni, avec plein de truc dans le genre "la preuve que j'ai participé à plein de stages du PAF super intéressant", mes notes pédagogiques et administratives des origines à nos jours, CV et lettre de motivation (ce que je comprends), photocopie de mes arrêtés de titularisation et de détachements (ce que je comprends moins bien, puisque je viens à peu près de chez eux), bref : tout le toutim. Soit. Ça, c'était en février.
Comme vous le savez maintenant, ça a servi à quelque chose puisque je suis engagé (une pensée pour ceux qui ont fait tout ça pour rien, gnarf gnarf gnarf...), mais ça m'avait un peu pesé vu que j'avais déjà composé ce genre de dossier 3 fois depuis l'an dernier, à savoir deux fois pour l'administration canadienne et une fois déjà pour ma propre administration.
Or, voici que je dois pour la 5e fois me plier à la boulimie papier-vore, formulaire-vore et certificat-vore de l'administration. Celle de l'AEFE, une nouvelle fois, qui comme d'habitude me demande arrêtés de titularisation et de détachement, notation, fonctions passées, etc...toutes choses que j'ai DEJA fournies il y a deux mois. Sont-ils distraits, ceux-ci !
Le petit plus, cette fois-ci, c'est le raffinement dans les trucs débiles. C'est sans doute ce qui distingue la banale administration de la VRAIE bureaucratie.
Ainsi, on me demande un certificat médical "attestant de mon aptitude à partir enseigner à l'étranger"...j'ai eu beau leur dire que j'étais dans ce pays depuis presque un an, "ah non, non, il nous le faut, c'est comme ça pour tout le monde". Bieeeennn. Et quoi d'autre ? Une assurance rapatriement. Oui, l'AEFE ne fait - je pense - aucune distinction entre enseigner au Canada (pays qui n'a pas été menacé sur son territoire depuis je pense la guerre de 1812) et partir enseigner en Afghanistan. C'est pareil tout ça, c'est "l'Extérieur", ça cause bizarre, ça mange sûrement des trucs qu'on donnerait même pas à nos chiens, et on sait même pas si ils ont inventé la médecine. C'est vrai ça, les Canadiens, dans le fond de leurs igloos, ils se soignent probablement avec des potions à base de caribou et d'ours polaire, remèdes prescrits par des chamanes vêtus de poils de bisons. Alors faut être sûr de pouvoir revenir en France où, quand même, on est réputés pour donner plein de moyens à nos hôpitaux (attends : une infirmière pour 45 patients, c'est pas rien quand même !). Bref, trêve de billevesées.
Là où ça se complique, c'est que tout le dossier doit être à Montréal avant le 15 mai, et qu'habituellement la-dite assurance rapatriement est comprise dans les services de la mutuelle MGEN, section extra-métropolitaine. A laquelle je n'ai jamais souscrit depuis que je suis ici, pour la bonne raison que je suis couvert par l'Ontario d'une part, et que de toute façon il est absolument impossible de joindre cette section quasi-légendaire, en tout cas par les moyens de communications connus et en vigueur. Du coup, j'ai pris une assurance volontaire qui me coûte trois fois moins cher. Bien fait pour eux.
En fin de compte, après une semaine de travail acharné, je pense que mon kilo de papier est prêt à être envoyé.
Parmi les surprises, il y a le fait que, bien que tout cela soit prêt dès le mois de mai, l'établissement du contrat et de je-ne-sais-quel-autre-truc-administratif-et-financier va prendre plusieurs mois, DONC il y a toutes les chances que je ne sois pas payé par l'AEFE en septembre, voire en octobre. Pas mal, hein ? Il ne me reste plus qu'à espérer que l'école me fera une avance. N'importe quoi !
Exemple:
Soit une candidature pour un poste offert par l'AEFE (organisme qui dépend directement du ministère des Affaires étrangères en France). Donc, composition d'un dossier de candidature épais et fourni, avec plein de truc dans le genre "la preuve que j'ai participé à plein de stages du PAF super intéressant", mes notes pédagogiques et administratives des origines à nos jours, CV et lettre de motivation (ce que je comprends), photocopie de mes arrêtés de titularisation et de détachements (ce que je comprends moins bien, puisque je viens à peu près de chez eux), bref : tout le toutim. Soit. Ça, c'était en février.
Comme vous le savez maintenant, ça a servi à quelque chose puisque je suis engagé (une pensée pour ceux qui ont fait tout ça pour rien, gnarf gnarf gnarf...), mais ça m'avait un peu pesé vu que j'avais déjà composé ce genre de dossier 3 fois depuis l'an dernier, à savoir deux fois pour l'administration canadienne et une fois déjà pour ma propre administration.
Or, voici que je dois pour la 5e fois me plier à la boulimie papier-vore, formulaire-vore et certificat-vore de l'administration. Celle de l'AEFE, une nouvelle fois, qui comme d'habitude me demande arrêtés de titularisation et de détachement, notation, fonctions passées, etc...toutes choses que j'ai DEJA fournies il y a deux mois. Sont-ils distraits, ceux-ci !
Le petit plus, cette fois-ci, c'est le raffinement dans les trucs débiles. C'est sans doute ce qui distingue la banale administration de la VRAIE bureaucratie.
Ainsi, on me demande un certificat médical "attestant de mon aptitude à partir enseigner à l'étranger"...j'ai eu beau leur dire que j'étais dans ce pays depuis presque un an, "ah non, non, il nous le faut, c'est comme ça pour tout le monde". Bieeeennn. Et quoi d'autre ? Une assurance rapatriement. Oui, l'AEFE ne fait - je pense - aucune distinction entre enseigner au Canada (pays qui n'a pas été menacé sur son territoire depuis je pense la guerre de 1812) et partir enseigner en Afghanistan. C'est pareil tout ça, c'est "l'Extérieur", ça cause bizarre, ça mange sûrement des trucs qu'on donnerait même pas à nos chiens, et on sait même pas si ils ont inventé la médecine. C'est vrai ça, les Canadiens, dans le fond de leurs igloos, ils se soignent probablement avec des potions à base de caribou et d'ours polaire, remèdes prescrits par des chamanes vêtus de poils de bisons. Alors faut être sûr de pouvoir revenir en France où, quand même, on est réputés pour donner plein de moyens à nos hôpitaux (attends : une infirmière pour 45 patients, c'est pas rien quand même !). Bref, trêve de billevesées.
Là où ça se complique, c'est que tout le dossier doit être à Montréal avant le 15 mai, et qu'habituellement la-dite assurance rapatriement est comprise dans les services de la mutuelle MGEN, section extra-métropolitaine. A laquelle je n'ai jamais souscrit depuis que je suis ici, pour la bonne raison que je suis couvert par l'Ontario d'une part, et que de toute façon il est absolument impossible de joindre cette section quasi-légendaire, en tout cas par les moyens de communications connus et en vigueur. Du coup, j'ai pris une assurance volontaire qui me coûte trois fois moins cher. Bien fait pour eux.
En fin de compte, après une semaine de travail acharné, je pense que mon kilo de papier est prêt à être envoyé.
Parmi les surprises, il y a le fait que, bien que tout cela soit prêt dès le mois de mai, l'établissement du contrat et de je-ne-sais-quel-autre-truc-administratif-et-financier va prendre plusieurs mois, DONC il y a toutes les chances que je ne sois pas payé par l'AEFE en septembre, voire en octobre. Pas mal, hein ? Il ne me reste plus qu'à espérer que l'école me fera une avance. N'importe quoi !
vendredi 1 mai 2009
Bon 1er mai à tous !
samedi 25 avril 2009
Bordé de nouilles.
Ça y est, l'été a commencé. Vers 6h ce matin, je pense, je n'en sais rien, on dormait. Grosse chaleur, dans les 28-30 degrés. Jusqu'à 17h environ, heure à laquelle ça s'est brusquement gâté, orage ô desespoir, beaucoup d'éclair et nuages noirs. Et du coup, la température est tout aussi brusquement tombée. Alors ça n'était pas l'été, le vrai ? Non, et d'autant moins qu'il est prévu 2 degrés la semaine prochaine.
Dans les rues, l'incertitude de la population face au temps changeant est amusante à voir : pendant que certains se dépoilent comme au mois de juillet, d'autres sont encore avec la grosse écharpe et l'anorak, peut-être même prêts à dégainer le bonnet plié dans leur poche. Nous, on avait choisi l'option jupe et bermuda (devinez qui portait quoi). On a pris le soleil pendant la première moitié de l'après-midi, en se buvant une petite mousse en terrasse après avoir regardé d'un oeil distrait un match de rugby entre des équipes locales sur un terrain bombé et trop petit. On a bien profité des premières chaleurs, et on attend la suite avec impatience.
La semaine dernière, nous étions invités chez des gens que Reb a rencontré au Centre francophone en novembre, un Egyptien marié à une Philippine. Il y avait aussi le couple canado-breton dont je vous ai déjà parlé. Et il y avait un...KARAOKE ! AAAAAAAAhhhhhhhhrghhhhhh...ghh...gnnnghhh...glghnnng...etc
Outre le fait que tout le monde chante faux sur la version Bontempi de n'importe quelle ringardise des années 70, 80, 90 ou même 2000, j'ai aussi pu remarquer que celui qui a le micro chante pour lui tout seul son morceau à lui qu'il préfère (et qu'une fois sur deux, personne ne connaît), pendant que chacun poursuit sa conversation avec son voisin, en patientant pour prendre la place, et chanter (toujours pour lui-même) le morceau que LUI il préfère et que personne ne connaît non plus. Un grand moment, généreusement mis en valeur par un armoricain lourd et bourré(sans qu'il y ait, d'ailleurs, de corrélation entre ces deux aspects du personnage). Une super soirée, s'il en est.
Sale semaine pour Reb qui s'est coincé un nerf dans le cou en faisant un faux mouvement, et qui a expérimenté le système de santé canadien en se rendant à l'hôpital (ce qui est la voie habituelle ici pour rencontrer un médecin et être couvert à 100% par la Sécu, que l'on appelle OHIP - comme ça vous saurez tout). Elle a donc attendu 4 heures aux urgences et passé trois jours avec une minerve et peut encore difficilement tourner la tête.
A croire qu'elle le fait exprès pour pas m'aider pour le déménagement !! Je blague : la pauvre pouvait à peine se lever ou se coucher (c'est dans ces moments-là qu'on prend conscience de tous les muscles et nerfs qui s'activent pour le moindre mouvement). Heureusement, ça s'arrange.
Pour ce qui est du déménagement, il est prévu pour le 1er juillet. Ted, notre proprio actuel, n'a fait aucune difficulté pour nous permettre de partir 2 mois avant la fin de notre bail. Nous sommes déjà allés louer notre camion chez U-Haul, qui est la compagnie la plus populaire de location de véhicule de déménagement. Nous nous y sommes pris très tôt, car le 1er juillet est, ici comme à Montréal, LE grand jour où tous les bails s'arrêtent et commencent, l'alpha et l'oméga de la location, la grande transhumance des locataires, bref un beau souk à ce qu'il paraît. Ça risque d'être drôle...
Je dois dire que je suis très pressé d'être à Montréal, la TFS commençant sérieusement à me sortir par les yeux. D'ailleurs...
Maintenant que j'y pense, je ne vous ai pas raconté la meilleure. Je crois défintivement que j'ai le c.. bordé de nouilles, comme on dit. En effet, la TFS subit la crise, comme tout le monde, et perd pas mal d'élèves, qui partent dans des écoles moins chères ou rejoignent le système publique. Moralité, moins d'élèves, ça fait moins de classes, dont moins besoin de profs. Par recoupement successifs, j'en suis arrivé à la conclusion que je n'étais probablement pas destiné à rester dans cette école (dernier arrivé = premier parti), sauf que personne ne me le disait. Je me demande bien à quel moment ils m'auraient prévenu. Heureusement que j'ai décroché ce poste à Montréal, sans quoi c'était retour en France sans sommation. Pfiiouuu...
Bonne reprise à ceux qui rentrent de Los Angeles ou d'ailleurs, bonne chance à ceux qui reçoivent des résultats de concours cette semaine, biz à tous.
Dans les rues, l'incertitude de la population face au temps changeant est amusante à voir : pendant que certains se dépoilent comme au mois de juillet, d'autres sont encore avec la grosse écharpe et l'anorak, peut-être même prêts à dégainer le bonnet plié dans leur poche. Nous, on avait choisi l'option jupe et bermuda (devinez qui portait quoi). On a pris le soleil pendant la première moitié de l'après-midi, en se buvant une petite mousse en terrasse après avoir regardé d'un oeil distrait un match de rugby entre des équipes locales sur un terrain bombé et trop petit. On a bien profité des premières chaleurs, et on attend la suite avec impatience.
La semaine dernière, nous étions invités chez des gens que Reb a rencontré au Centre francophone en novembre, un Egyptien marié à une Philippine. Il y avait aussi le couple canado-breton dont je vous ai déjà parlé. Et il y avait un...KARAOKE ! AAAAAAAAhhhhhhhhrghhhhhh...ghh...gnnnghhh...glghnnng...etc
Outre le fait que tout le monde chante faux sur la version Bontempi de n'importe quelle ringardise des années 70, 80, 90 ou même 2000, j'ai aussi pu remarquer que celui qui a le micro chante pour lui tout seul son morceau à lui qu'il préfère (et qu'une fois sur deux, personne ne connaît), pendant que chacun poursuit sa conversation avec son voisin, en patientant pour prendre la place, et chanter (toujours pour lui-même) le morceau que LUI il préfère et que personne ne connaît non plus. Un grand moment, généreusement mis en valeur par un armoricain lourd et bourré(sans qu'il y ait, d'ailleurs, de corrélation entre ces deux aspects du personnage). Une super soirée, s'il en est.
Sale semaine pour Reb qui s'est coincé un nerf dans le cou en faisant un faux mouvement, et qui a expérimenté le système de santé canadien en se rendant à l'hôpital (ce qui est la voie habituelle ici pour rencontrer un médecin et être couvert à 100% par la Sécu, que l'on appelle OHIP - comme ça vous saurez tout). Elle a donc attendu 4 heures aux urgences et passé trois jours avec une minerve et peut encore difficilement tourner la tête.
A croire qu'elle le fait exprès pour pas m'aider pour le déménagement !! Je blague : la pauvre pouvait à peine se lever ou se coucher (c'est dans ces moments-là qu'on prend conscience de tous les muscles et nerfs qui s'activent pour le moindre mouvement). Heureusement, ça s'arrange.
Pour ce qui est du déménagement, il est prévu pour le 1er juillet. Ted, notre proprio actuel, n'a fait aucune difficulté pour nous permettre de partir 2 mois avant la fin de notre bail. Nous sommes déjà allés louer notre camion chez U-Haul, qui est la compagnie la plus populaire de location de véhicule de déménagement. Nous nous y sommes pris très tôt, car le 1er juillet est, ici comme à Montréal, LE grand jour où tous les bails s'arrêtent et commencent, l'alpha et l'oméga de la location, la grande transhumance des locataires, bref un beau souk à ce qu'il paraît. Ça risque d'être drôle...
Je dois dire que je suis très pressé d'être à Montréal, la TFS commençant sérieusement à me sortir par les yeux. D'ailleurs...
Maintenant que j'y pense, je ne vous ai pas raconté la meilleure. Je crois défintivement que j'ai le c.. bordé de nouilles, comme on dit. En effet, la TFS subit la crise, comme tout le monde, et perd pas mal d'élèves, qui partent dans des écoles moins chères ou rejoignent le système publique. Moralité, moins d'élèves, ça fait moins de classes, dont moins besoin de profs. Par recoupement successifs, j'en suis arrivé à la conclusion que je n'étais probablement pas destiné à rester dans cette école (dernier arrivé = premier parti), sauf que personne ne me le disait. Je me demande bien à quel moment ils m'auraient prévenu. Heureusement que j'ai décroché ce poste à Montréal, sans quoi c'était retour en France sans sommation. Pfiiouuu...
Bonne reprise à ceux qui rentrent de Los Angeles ou d'ailleurs, bonne chance à ceux qui reçoivent des résultats de concours cette semaine, biz à tous.
samedi 11 avril 2009
Un avant-goût de Montréal
Premier message de Montréal, à l'occasion de notre petit week-end québecois.
La belle organisation du début a un peu capoté. En effet, les clés de l 'appart de nos amis ne sont jamais arrivées à Toronto, ou alors vendredi mais comme nous sommes partis jeudi soir, ça faisait un peu juste...on saura en revenant demain si elles se sont perdues ou non. Sans perdre de temps, jeudi après-midi, Reb a réservé une chambre d'hôtel. Week-end de Pâques oblige, c'était un peu tendu pour trouver quelque chose de libre. On se retrouve du coup dans un petit hôtel sans prétentions... et qui fait bien de l'être. Mais bon, c'est pas cher et pas trop mal situé, alors on peut passer sur le côté artisanal et franchement bonne franquette de l'ensemble.
J'ai rencontré hier matin la directrice du collège Marie de France, ainsi que deux collègues. Le premier contact a été très bon. L'école est vraiment organisée comme une école française, je vais retrouver mes marques. Je crois surtout que je suis content de quitter la désorganisation autosatisfaite de la TFS.
Nous avons passé l'après-midi avec un collègue, Pierre-Philippe, et sa femme Rana qui est iranienne. Tous deux sont très sympa. Ils s'étaient proposés de nous guider dans quelques quartiers de Montréal. Nous avons ainsi découvert le Vieux Montréal (très touristique, cela va sans dire), la bibliothèque, différents quartiers, le marché Jean talon où on peut trouver du vrai pain et du vrai fromage(toutes choses inconnues ou presque à Toronto).
La ville est d'ailleurs assez différente de Toronto (évidemment...) : on retrouve les rues larges, le quartier des affaires avec quelques gratte-ciel, mais c'est une autre ambiance, plus vivante, moins anglo-saxonne et plus latine, plus de petites boutiques et de petits resto. Bref, c'est autre chose.
On a visité un appart hier, qui nous plaît bien et sur lequel on devrait s'arrêter : très lumineux, deux fois plus grand que notre appart actuel pour 100 dollars de moins. Reste à voir comment on va organiser notre déménagement cet été.
Joyeuses Pâques à tous !
La belle organisation du début a un peu capoté. En effet, les clés de l 'appart de nos amis ne sont jamais arrivées à Toronto, ou alors vendredi mais comme nous sommes partis jeudi soir, ça faisait un peu juste...on saura en revenant demain si elles se sont perdues ou non. Sans perdre de temps, jeudi après-midi, Reb a réservé une chambre d'hôtel. Week-end de Pâques oblige, c'était un peu tendu pour trouver quelque chose de libre. On se retrouve du coup dans un petit hôtel sans prétentions... et qui fait bien de l'être. Mais bon, c'est pas cher et pas trop mal situé, alors on peut passer sur le côté artisanal et franchement bonne franquette de l'ensemble.
J'ai rencontré hier matin la directrice du collège Marie de France, ainsi que deux collègues. Le premier contact a été très bon. L'école est vraiment organisée comme une école française, je vais retrouver mes marques. Je crois surtout que je suis content de quitter la désorganisation autosatisfaite de la TFS.
Nous avons passé l'après-midi avec un collègue, Pierre-Philippe, et sa femme Rana qui est iranienne. Tous deux sont très sympa. Ils s'étaient proposés de nous guider dans quelques quartiers de Montréal. Nous avons ainsi découvert le Vieux Montréal (très touristique, cela va sans dire), la bibliothèque, différents quartiers, le marché Jean talon où on peut trouver du vrai pain et du vrai fromage(toutes choses inconnues ou presque à Toronto).
La ville est d'ailleurs assez différente de Toronto (évidemment...) : on retrouve les rues larges, le quartier des affaires avec quelques gratte-ciel, mais c'est une autre ambiance, plus vivante, moins anglo-saxonne et plus latine, plus de petites boutiques et de petits resto. Bref, c'est autre chose.
On a visité un appart hier, qui nous plaît bien et sur lequel on devrait s'arrêter : très lumineux, deux fois plus grand que notre appart actuel pour 100 dollars de moins. Reste à voir comment on va organiser notre déménagement cet été.
Joyeuses Pâques à tous !
mardi 7 avril 2009
Inter-saisons
On ne la dira jamais assez : le climat canadien est plein de surprises.

le merle d'Amérique
Ainsi, alors que l'on croyait le printemps venu, le soleil se réchauffant peu à peu, le ciel bleuissant, les oiseaux gazouillant gentiment, les joggeurs galopant par troupeaux entiers, et bien patatra ! Voici qu'il neige à nouveau, 3 centimètres cette nuit, on est revenu un mois en arrière, c'est à n'y rien comprendre ma pauv'dame.
Il paraît cependant que c'est assez habituel, qu'il arrive même que ce soit des blizzards. Et en effet, quelque chose manque à ce printemps, jusque ici : la végétation, certainement méfiante, reste passablement assoupie. On sent que les arbres se sont déjà fait avoir, les bourgeons gelés et les jeunes branches glacées, alors ils restent bien calmes, peut-être jusqu'en mai, allez savoir !
Pour revenir aux oiseaux, je me suis aperçu en allant courir dans la vallée (oui, Pierre, moi aussi je me remets à courir, depuis 6 mois que je n'avais rien fait... mais c'est dur, puréééééée que c'est dur !), dans la vallée, disais-je, la vallée qui est juste derrière chez nous, he bien je me suis aperçu que c'est le chant des oiseaux qui est le plus dépaysant. Les arbres encore, ça ressemble à la France, ils sont en bois, tout droit plantés dans la terre. Mais les oiseaux, ça habille le terrain d'une manière toute particulière, avec des chants très bizarres, pas du tout comme en France. Evidemment, ce sont des espèces d' oiseaux locales, ceci explique cela. Il y a :
le cardinal

le merle d'Amérique
et le carouge
Sans vouloir être chauvin, certains de ces chants ne sont pas très jolis, voire même tout à fait affligeants de simplisme et de dissonances (je soupçonne le merle d'Amérique d'avoir oublié en traversant l'Atlantique une bonne partie de la chanson que son cousin noir d'Europe babille, flûte et siffle... lui, il fait plutot dans la sirène deux tons, le girophare en moins).
Voilà pour la séquence ornithologie, dont la rigueur scientifique n'aura pas manqué de vous ébahir, j'en suis certain.
A part ça, on se prépare à aller à Montréal ce week-end pour rencontrer la directrice du Collège International. On va retrouver là-bas un couple de Français que Reb avait croisé au centre francophone en novembre, et qui ont déménagé à Montréal le mois dernier. Ils sont en PVT (permis-vacances-travail), c'est-à-dire qu'ils sont là pour un an seulement et je crois bien qu'ils ont surtout pris l'option "vacances" puisqu'ils seront à Vancouver pendant le week-end...et qu'ils nous prêtent leur appart pour trois jours. Sympa, non ?
En parlant d'appart, nous en visiterons aussi un vendredi après-midi, en prévision du mois d'août, histoire de ne pas perdre de temps.
Pour terminer, un conseil si vous ne voulez pas payer d'impôts : changez de pays. Tous les ans. C'est ainsi que nous ne sommes pas imposables pour 2008 au Canada, et presque pas en France. Je vous entends déjà, bande de jaloux, mais dites-vous que ça n'est que pour cette année...et que l'an prochain ils nous tomberont sur le rable tout comme à vous.
Voilà, j'espère que ceux qui ont joué au 18 marches ont mis le feu à la salle (ça fera les pieds à Manolo), bonnes vacances à ceux qui vont être en vacances, à L.A. ou à Bourron-Marolotte, et merde à ceux qui passent des oraux de concours pendant ces mêmes vacances.
mardi 31 mars 2009
Le retour du barbu
On est bien revenu dans notre chez nous ! Voyage sans encombres, placés côte-à-côte par les soins de la chef de cabine qui nous avait à la bonne, et en plus nos bagages étaient dans le même avion que nous ! On a nagé dans la perfection. Il reste le jet lag, mais même ça, finalement, on s'en est bien sorti. On était juste couchés à 18h30 samedi soir, et on s'est fait une nuit de 13 heures. Ça fait du bien.
Lundi a mal commencé : il y avait école. Bon, il fallait s'y attendre.
J'ai été au coeur de toutes les conversations d'élèves, pour au moins 2 raisons :
la première...
Lundi a mal commencé : il y avait école. Bon, il fallait s'y attendre.
J'ai été au coeur de toutes les conversations d'élèves, pour au moins 2 raisons :
la première...
la deuxième...

Assez curieusement, c'est le pansement qui a plutôt attiré l'attention des gamins. Pour ceux qui l'ignore, j'ai été sauvagement agressé par un coin de portière de Clio. J'ai heureusement mon infirmière personnelle qui m'a bien soigné, mais comme l'entaille est profonde ça saignait encore ce matin, je vous passe les détails c'est quand même pas une blessure de guerre !
Pour ce qui est de la barbe, je rappelle que c'est quasiment moi qui aie lancé la mode, puisque j'étais un précurseur en 2007, et que c'est aujourd'hui grave chébran d'avoir la bebar (la preuve est ici). Mais au Canada, le visage poilu est apparemment associé au communisme, surtout de la part des collègues (je ne me souviens pas d'avoir été chambré dans ce registre à Fernand Gregh, mais ma mémoire me fait peut-être défaut) : on m'a donc demandé si je comptais prendre le maquis, on m'a appelé le Che, el barbudo...bref, un humour fin et varié...
Oserai-je dire que lundi s'est bien terminé ? Puisque Reb a déjà vendu la mèche et bien que je craigne toujours la schcoumoune qui frappe ceux qui se vante trop tôt...il semblerait bien (très bien même) que je sois le candidat recruté pour le poste de résident à Montréal !! Truc de ouf, pas vrai ! J'y crois pas encore, mais ça m'a tout l'air d'être vrai, même pas un poisson d'avril en avance.
Du coup ça va nous changer la vie, Reb va pouvoir trouver du travail facilement comme infirmière, je devrais (si j'ai bien compris...) être payé en euros ce qui, vu le cours du dollar canadien est plutôt à notre avantage...et puis je devrais surtout bosser dans une école un peu (mieux) organisée, contrairement à la TFS qui est quand même véritablement bordélique. On va tout reprendre depuis le début, nouvelle ville, déménagement, nouvel appart...l'aventure quoi !
Réjouissez-vous, ça va alimenter le blog !

Assez curieusement, c'est le pansement qui a plutôt attiré l'attention des gamins. Pour ceux qui l'ignore, j'ai été sauvagement agressé par un coin de portière de Clio. J'ai heureusement mon infirmière personnelle qui m'a bien soigné, mais comme l'entaille est profonde ça saignait encore ce matin, je vous passe les détails c'est quand même pas une blessure de guerre !
Pour ce qui est de la barbe, je rappelle que c'est quasiment moi qui aie lancé la mode, puisque j'étais un précurseur en 2007, et que c'est aujourd'hui grave chébran d'avoir la bebar (la preuve est ici). Mais au Canada, le visage poilu est apparemment associé au communisme, surtout de la part des collègues (je ne me souviens pas d'avoir été chambré dans ce registre à Fernand Gregh, mais ma mémoire me fait peut-être défaut) : on m'a donc demandé si je comptais prendre le maquis, on m'a appelé le Che, el barbudo...bref, un humour fin et varié...
Oserai-je dire que lundi s'est bien terminé ? Puisque Reb a déjà vendu la mèche et bien que je craigne toujours la schcoumoune qui frappe ceux qui se vante trop tôt...il semblerait bien (très bien même) que je sois le candidat recruté pour le poste de résident à Montréal !! Truc de ouf, pas vrai ! J'y crois pas encore, mais ça m'a tout l'air d'être vrai, même pas un poisson d'avril en avance.
Du coup ça va nous changer la vie, Reb va pouvoir trouver du travail facilement comme infirmière, je devrais (si j'ai bien compris...) être payé en euros ce qui, vu le cours du dollar canadien est plutôt à notre avantage...et puis je devrais surtout bosser dans une école un peu (mieux) organisée, contrairement à la TFS qui est quand même véritablement bordélique. On va tout reprendre depuis le début, nouvelle ville, déménagement, nouvel appart...l'aventure quoi !
Réjouissez-vous, ça va alimenter le blog !
dimanche 15 mars 2009
Y'a des jours...
...on ferait mieux de rester couchés, et c'est vrai que ça ne changerait pas grand-chose mais au moins on serait moins fatigués. Parce que se traîner une valise jusqu'à l'aéroport et en revenir, le tout en bus et métro (comme d'hab), c'est quand même pas de tout repos, surtout si on inclut dedans l'attente pendant une heure et demi en attendant de savoir si il reste des places ou non. Il fallait bien que ça arrive, hier il n'y avait pas de place. Retour à la maison en attendant un nouvel essai aujourd'hui. Il fallait bien que ça arrive...
Et en plus Bashung est mort. Qui est-ce qui reste pour écrire des chansons ciselées sur des mélodies hallucinées ? Barbelivien, Goldman, Obispo ? Ah quand ça veut pas, ça veut pas, hein...
mardi 10 mars 2009
Hemmm hemmmm rrrrr hemm....(éclairicissements de la voix)
Ouh, là ! eh ben, oui, 17 février...he he, ça fait un bail, dites-moi... mais Pierre tu exagères, ça fait pas un mois (pas tout à fait...)...y aurait comme du relâchement, je le reconnais (il y en avait déjà, mais là ça devient chronique, pas vrai ?)
Bon, on n'est pas morts, pas gelés (ce serait plutôt presque de temps en temps mais pas toujours l'inverse), pas enfermés dans notre igloo (encore que...). C'est juste que...euh...il y a du relâchement, quoi !
Alors les nouvelles (je vous fait un résumé, sinon ça va faire long) :
- le temps (car je sais que c'est une question brûlante, si j'ose dire) : c'est n'importe quoi. Fin février, on a eu encore de la neige, et puis un froid pas croyable il y a une quinzaine de jours ; après ça s'est réchauffé brutalement, très brutalement même, puisqu'on est passé en 3 jours de -23°C à environ 15°C (certains ont dit 16°C, mais il y en a toujours qui exagèrent, vous savez comment c'est !) ; après il a bien plu, avant-hier soir orage du genre mousson et hier matin neige à nouveau. Aujourd'hui on est entre deux eaux, il fait 0 et il y a une alerte "vent". Bref, on s'amuse...
- quand je dis on s'amuse, je parle pour Reb surtout, qui est en France depuis une semaine ou deux (je sais plus, c'est si loin tout ça...) ; mais je la rejoins à la fin de la semaine, puisque je vais être en vacances pour 15 jours. Ce voyage s'est un peu organisé sur le pouce et au dernier moment, quand on s'est aperçu que je pouvais encore bénéficier de certains avantages fort agréables via son papa (alors que l'avantage sus-dit devait disparaître au début de l'année).
- à l'école, ça se passe assez bien ; il y a eu une rencontre parents-profs où j'ai (encore!!) pu constater mes étonnants progrès en anglais. J'arrête pas de faire des progrès (je suis comme Sylvie Vartan, pour reprendre une blague de Coluche - blague qui ne vous fera pas rire si vous ne connaissez pas le sketch et/ou si vous avez oublié qui est Sylvie Vartan, ce dont je ne peux pas vous blâmer). Bref. Une mère d'élève m'a quand même cherché quelques noises en février, mais l'affaire étant compliquée, ridicule et réglée ça ne vaut pas le coup que je m'acharne à vous l'expliquer, d'autant que je pense que vous avez autre chose à faire.
J'ai posé une candidature pour un poste de résident à Montréal, sur lequel je ne compte pas trop, mais on ne sait jamais, sur un malentendu... Du côté de la TFS, ils ont l'air de vouloir me garder (ils ne sont pas au courant de ma candidature à Montréal, c'est comme qui dirait une surprise dans le cas où je serais pris) et se sont proposés pour examiner le CV de Rébecca - Josette est intervenue en notre faveur, en faisant valoir le fait que nous n'étions pas dans une situation financière très confortable, ce qui pourrait provoquer mon départ,etc, etc... On verra si ça donne quelque chose.
- l'anecdote de la semaine (du mois ?), c'est que j'ai failli rester enfermé à l'intérieur (ce qui est un moindre mal) la semaine dernière, la poignée de la porte principale ayant rendu l'âme entre 7h15 (heure à laquelle le proprio est rentré chez lui) et 7h25 (heure à laquelle j'aurais juste voulu sortir de chez moi, si c'était possible...). Heureusement qu'il était là, le proprio, il a appelé un serrurier. En attendant, c'est la porte ouvrant de chez nous sur le jardin qui a servi de porte d'entrée...bref, passons sur les détails, j'ai raté mon bus mais la porte est réparée.
- le point culturel : ce week-end le Canada a changé d'heure, à 2H il était 3H, vous connaissez la chanson, c'est bientôt votre tour. Sauf qu'ici, les provinces peuvent en faire à leur tête, je rappelle qu'on est dans un Etat fédéral. Donc, la Saskatchewan (province des Plaines, en plein milieu du pays, environ à 1500 km de chez nous) et l'est de la Colombie britannique (c'est-à-dire seulement quelques comtés orientaux de cette grande province occidentale...vous me suivez ?) ne changeaient pas d'heure. Ils boudent carrément le système (dont j'aimerais bien d'ailleurs connaître le rendement réel en terme d'économie d'énergie). Imaginez que le changement d'heure se fasse partout en France sauf en Auvergne (c'est un exemple, je prends l'Auvergne comme j'aurais pu dire la Bretagne ou la Bourgogne...), vous imaginez le souk ..... He ben voilà ! La preuve est faite, le Canada est bien un pays ri-go-looo ! On en découvre tous les jours.
Voilà pour les nouvelles, en espérant voir certains d'entre vous pendant mon séjour. Biz !
mardi 17 février 2009
A propos de redoux...
...ça reste quand même très relatif, vous allez vous en rendre compte.
Ce week-end, nous avons loué une voiture. C'était un long week-end, puisque lundi était férié, c'était le "family day".
Dimanche, nous sommes allés vers l'ouest, au bord du lac Huron. Nous sommes d'abord passé à St Jacobs, dans l'espoir d'aller au marché des mennonites (rappelez-vous, les genres de Amish qui habitent à l'ouest de Toronto). Sans réfléchir que nous étions dimanche, jour du Seigneur, et donc jour où le mennonites ne travaille pas. Donc pas de marché. Nous avons aperçu, cependant, quelques habitants circulant dans leurs carrioles, que j'ai pris en photo comme on prend les zèbres et des gnous au zoo de Toiry. C'est pittoresque, comme on dit, et on sera pas venu pour rien.

Puis nous sommes allés jusqu'à Goderich, petit port sur les bords du lac Huron. Mais l'activité du port, comme vous allez le voir, est assez réduite en ce moment, puisque le lac est gelé, comme la banquise. C'est très impressionant.
A ce propos, si l'un de vous connait un spécialiste de géologie ou un prof de SVT assez calé, peut-être aurait-il une explication sur ces étranges bancs de sables (ou de graviers ? Reb pense que c'est de la glace sale...) qui sont comme soulevés par la glace, tout au long de la berge.




Lundi, nous sommes retournés au bord de la Georgian Bay, dans la Péninsule de Bruce, où nous étions allés une première fois au mois d'octobre. Le paysage a quand même bien changé puisque, là aussi, la baie est gelée. Devant cette étendue glacée, on a un vague aperçu de ce qu'on doit ressentir sur la banquise. J'ai bien envisagé de marcher dessus, mais le temps n'étant plus aussi froid qu'il y une quinzaine de jours, je dois avouer que je me suis dégonflé. D'autant que c'était l'après-midi, et qu'il faisait un beau soleil.





A titre de comparaison...
Tout au long de notre trajet, ou presque, Reb a conduit, perfectionnant son art de la conduite. Nous avions une Pontiac "Grand Prix", un truc rouge qui va vite. Reb a tellement amélioré son expérience de la route qu'elle a même fait un excès de vitesse, s'est faite arrêté par la police et prit une prune de 95 $. Ça c'est le métier qui rentre, pas vrai ! Et encore, on a eu de la veine, parce qu'elle allait à 122 km/h au lieu de 80, ce qui "vaut" normalement une amende de 350 $. A sa décharge, la route était toute droite, et on n'avait jamais vu une voiture de police. Le flic a été sympa, en ne lui comptant que 100 km/h, ce qui réduit l'amende.
Nous sommes allé tout au bout de la péninsule de Bruce, à Tobermory, juste pour voir, d'une part, et pour trouver de l'essence, d'autre part. Nous avons eu bien peur de tomber en panne, parce que les stations services sont rarissimes dans le coin. C'est un trou, au bout d'une péninsule, mais un trou. Un cul-de-sac. Nous avons du nous arrêter dans un hôtel-restaurant archi-mort de Tobermory pour demander où se trouvait la station-service. La dame a été très sympatique, elle a même téléphoné à la station pour savoir si c'était ouvert. En résumé, nous n'avons rencontré que des gens sympas. Par contre, pas de photo de Tobermory, parce que ça n'avait aucun intérêt. C'était même carrément glauque comme bled, complètement mort ! Il faut dire que leur activité principale est le ferry qui mène de l'autre côté de la baie, qui est gelée là aussi, comme vous l'aurez compris !
Ce week-end, nous avons loué une voiture. C'était un long week-end, puisque lundi était férié, c'était le "family day".
Dimanche, nous sommes allés vers l'ouest, au bord du lac Huron. Nous sommes d'abord passé à St Jacobs, dans l'espoir d'aller au marché des mennonites (rappelez-vous, les genres de Amish qui habitent à l'ouest de Toronto). Sans réfléchir que nous étions dimanche, jour du Seigneur, et donc jour où le mennonites ne travaille pas. Donc pas de marché. Nous avons aperçu, cependant, quelques habitants circulant dans leurs carrioles, que j'ai pris en photo comme on prend les zèbres et des gnous au zoo de Toiry. C'est pittoresque, comme on dit, et on sera pas venu pour rien.
Puis nous sommes allés jusqu'à Goderich, petit port sur les bords du lac Huron. Mais l'activité du port, comme vous allez le voir, est assez réduite en ce moment, puisque le lac est gelé, comme la banquise. C'est très impressionant.
A ce propos, si l'un de vous connait un spécialiste de géologie ou un prof de SVT assez calé, peut-être aurait-il une explication sur ces étranges bancs de sables (ou de graviers ? Reb pense que c'est de la glace sale...) qui sont comme soulevés par la glace, tout au long de la berge.
Lundi, nous sommes retournés au bord de la Georgian Bay, dans la Péninsule de Bruce, où nous étions allés une première fois au mois d'octobre. Le paysage a quand même bien changé puisque, là aussi, la baie est gelée. Devant cette étendue glacée, on a un vague aperçu de ce qu'on doit ressentir sur la banquise. J'ai bien envisagé de marcher dessus, mais le temps n'étant plus aussi froid qu'il y une quinzaine de jours, je dois avouer que je me suis dégonflé. D'autant que c'était l'après-midi, et qu'il faisait un beau soleil.
A titre de comparaison...
Tout au long de notre trajet, ou presque, Reb a conduit, perfectionnant son art de la conduite. Nous avions une Pontiac "Grand Prix", un truc rouge qui va vite. Reb a tellement amélioré son expérience de la route qu'elle a même fait un excès de vitesse, s'est faite arrêté par la police et prit une prune de 95 $. Ça c'est le métier qui rentre, pas vrai ! Et encore, on a eu de la veine, parce qu'elle allait à 122 km/h au lieu de 80, ce qui "vaut" normalement une amende de 350 $. A sa décharge, la route était toute droite, et on n'avait jamais vu une voiture de police. Le flic a été sympa, en ne lui comptant que 100 km/h, ce qui réduit l'amende.
Nous sommes allé tout au bout de la péninsule de Bruce, à Tobermory, juste pour voir, d'une part, et pour trouver de l'essence, d'autre part. Nous avons eu bien peur de tomber en panne, parce que les stations services sont rarissimes dans le coin. C'est un trou, au bout d'une péninsule, mais un trou. Un cul-de-sac. Nous avons du nous arrêter dans un hôtel-restaurant archi-mort de Tobermory pour demander où se trouvait la station-service. La dame a été très sympatique, elle a même téléphoné à la station pour savoir si c'était ouvert. En résumé, nous n'avons rencontré que des gens sympas. Par contre, pas de photo de Tobermory, parce que ça n'avait aucun intérêt. C'était même carrément glauque comme bled, complètement mort ! Il faut dire que leur activité principale est le ferry qui mène de l'autre côté de la baie, qui est gelée là aussi, comme vous l'aurez compris !
dimanche 8 février 2009
Redoux.
Nous traversons actuellement une période que nous pouvons qualifier de printanière. J'en profite pour enlever les moufles et vous écrire. 7 à 8 degrés en journée, à peine 0 la nuit, ça nous change la vie. On peut voir comme ça à quel point on s'est bien acclimaté. C'est tout juste si on n'a pas trop chaud ! Ce temps devrait durer jusqu'au milieu de la semaine au moins.
Du coup, c'est la fonte des glaces, de l'eau partout, de la boue aussi pas mal. Je crains le pire quand le froid sera de retour, ce sera la patinoire assurée.
Cette semaine, j'ai été "inspecté" par une vice-principale de la TFS, à peine francophone. Plutôt drôle, surtout au moment du debriefing où elle m'a expliqué que les enfants de 12 ans avaient du mal à travailler une heure assis et qu'il fallait leur prévoir des activités plus vivantes que du travail sur document... Dans son esprit, je pense qu'elle a tendance à confondre enseignement et animation. Mais bon, étant passé il y a 4 ans entre les mains de Herr W....l, IPR renommé s'il en est, je dois dire que je n'étais pas stressé du tout, et que les conclusions gentillettes de cette inspection ne m'ont pas bouleversé.
Rébecca est toujours en recherche active de boulot, elle est dans l'attente de 4 nouvelles réponses que l'on espère positives !
Petite chronique cinéma : nous sommes allés voir the Reader, avec Ralph Fiennes et Kate Winslet. Très bon film, émouvant, l'histoire d'un ado allemand qui tombe amoureux pour la première fois, mais pas de la bonne personne pourrait-on dire. Je crois que le film va sortir chez vous, sous le titre "le Liseur". On vous le conseille.
A la prochaine.
Du coup, c'est la fonte des glaces, de l'eau partout, de la boue aussi pas mal. Je crains le pire quand le froid sera de retour, ce sera la patinoire assurée.
Cette semaine, j'ai été "inspecté" par une vice-principale de la TFS, à peine francophone. Plutôt drôle, surtout au moment du debriefing où elle m'a expliqué que les enfants de 12 ans avaient du mal à travailler une heure assis et qu'il fallait leur prévoir des activités plus vivantes que du travail sur document... Dans son esprit, je pense qu'elle a tendance à confondre enseignement et animation. Mais bon, étant passé il y a 4 ans entre les mains de Herr W....l, IPR renommé s'il en est, je dois dire que je n'étais pas stressé du tout, et que les conclusions gentillettes de cette inspection ne m'ont pas bouleversé.
Rébecca est toujours en recherche active de boulot, elle est dans l'attente de 4 nouvelles réponses que l'on espère positives !
Petite chronique cinéma : nous sommes allés voir the Reader, avec Ralph Fiennes et Kate Winslet. Très bon film, émouvant, l'histoire d'un ado allemand qui tombe amoureux pour la première fois, mais pas de la bonne personne pourrait-on dire. Je crois que le film va sortir chez vous, sous le titre "le Liseur". On vous le conseille.
A la prochaine.
lundi 26 janvier 2009
Week-end surprise
Reb avait organisé vendredi soir une petite bouffe dans un resto viet-namien avec les gens qu'elle a rencontré en novembre au Centre francophone. Nous étions 10, soit 5 couples.
Il y a dans ce groupe des gens très variés, à savoir : des français résidents permanents (4, dont nous), deux français en PVT (permis-vacances-travail = visa d'un an), un couple égyptien-philippine, et un couple canadienne (d'origine indienne) - français.
Ces deux derniers, Seema et Olivier, nous ont tous invités, après le restaurant, à aller prendre un verre chez eux, dans leur nouveau condo (condominium = appartement moderne dans un grand immeuble). Pour 500 dollars de charges par mois, ils ont l'électricité, l'eau, des gardiens, un parking, une piscine, une salle de sport très bien équipée, une salle de squash, quatre terrains de tennis...ça ressemble à un hôtel quatre étoiles.
Nous avons donc bu un petit verre avec tous ces gens. Comme Reb et moi étions en bus/métro, c'est-à-dire à pied car il se faisait tard, nous avons dormi chez Seema et Olivier. Les autres étant partis, et Olivier étant breton, il m'a un peu tendu une embuscade à base de bière, et j'avais un peu mal à la tête le lendemain.
Vers midi, nous avons fait un brunch composé d'omelette, de pommes de terre et de gras, c'était drôlement bon. Puis nous sommes partis, un peu sur un coup de tête, pour Niagara Falls, simplement parce qu'ils ont une voiture et que nous n'avions jamais vu les chutes en hiver. Quand je dis "puis nous sommes partis...", je fais une légère ellipse sur les deux bonnes heures de glandouille à attendre que l'on décolle, car Olivier et sa femme sont de ces gens qui n'en finissent pas de partir. Moralité, nous avons vu les chutes de nuit, vers 18h. C'était quand même très impressionnant. Les chutes en elles-mêmes ne sont pas gelées, mais la rivière en bas l'est presque complètement, on dirait des icebergs. Il faisait franchement très froid, d'autant que les embruns givrent en l'air et augmentent encore la froidure, et que nous n'avions pas trop prévu le coup - je vous rappelle que c'était juste une sortie au resto, à l'origine.
Finalement, nous étions de retour chez nous vers 21h, après avoir mangé une pizza pour touristes (c'est-à-dire tellement chère qu'on se croirait en France) à Niagara.
Cette semaine (oui, j'ai commencé ce message lundi, et nous sommes déjà jeudi !), il neige pas mal, surtout depuis mardi. Il y a bien longtemps que je n'avais pas fêter mon anniversaire sous la neige (je me demande même si ça c'est déjà produit, mais il me semble avoir un vague souvenir...très vague, très loin...).
Aujourd'hui (jeudi, toujours, oui, oui - je suis lancé, je ne m'arrête pas), Reb va donner son premier cours en tant que tutrice de Qualified Tutors, pour une élève de grade 10 (= Seconde) qui, pour une raison ignorée de nous, a des cours d'histoire en français dans une école canadienne. Ça n'est pas à côté, une nouvelle fois, mais bon... C'est 20$ de l'heure
Demain midi, elle a un entretien à la Diplomat Language School, pour enseigner le français. On espère que ça va marcher parce que ça, ce serait pas très loin et pas trop mal payé. On croise les doigts.
Vous serez content de savoir que le Parlement canadien siège à nouveau, après une suspension de presque deux mois. Le gouvernement se maintient de justesse au pouvoir, pour le moment. Un budget a été voté, on va commencer à lutter contre la "crise". Mieux vaut tard que jamais, c'est le flegme britannique.
Tout le monde était très heureux ici le jour de la passation de pouvoir pour Obama. Elvis aurait ressuscité, ça n'aurait pas eu plus d'effet. L'école avait carrémement installé un écran pour diffuser la cérémonie à midi, c'était vraiment la grosse grosse, très grosse affaire. Les élèves n'ont pas cesser de me harcler en me demandant pourquoi je n'étais pas venu assister à cette événement historique, pire : à "l'Histoire en marche". Lorsque je leur ai dit que l'Histoire, c'est ce qui allait suivre, ils n'ont pas tous compris du premier coup, tellement ce mouvement de masse leur semblait déjà sensationnel. J'espère qu'Obama a des idées et des moyens pour les mettre en place, sans quoi la déception sera de la même taille que l'engouement, c'est évident.
Certains Canadiens (dont Seema, qui nous a rebattu les oreilles avec ça ce week-end) ont même fait le voyage en car jusqu'à Washington, bravant les -20 degrés qu'il faisait là-bas (moi, en écoutant le discours d'Obama, le soir, je me suis dit qu'il avait quand même du bol qu'il fasse si beau ; je ne m'imaginais pas que, à 38 degrés de latitude nord, un peu au sud de Madrid donc, c'est-à-dire à Washington, il faisait aussi froid que chez nous. Mais où t'crois-tu qu's'arrête donc le froid, sur cet'ostie d'continent ?)
Il fait froid, c'est vrai, mais je dois dire qu'on s'adapte très bien, et la neige qui n'en finit pas de tomber nous réjouit. Ce n'est pas le cas de tous mes collègues, y compris les Canadiens, qui en ont déjà marre ! Ça n'est pourtant pas fini tout de suite...
Il y a dans ce groupe des gens très variés, à savoir : des français résidents permanents (4, dont nous), deux français en PVT (permis-vacances-travail = visa d'un an), un couple égyptien-philippine, et un couple canadienne (d'origine indienne) - français.
Ces deux derniers, Seema et Olivier, nous ont tous invités, après le restaurant, à aller prendre un verre chez eux, dans leur nouveau condo (condominium = appartement moderne dans un grand immeuble). Pour 500 dollars de charges par mois, ils ont l'électricité, l'eau, des gardiens, un parking, une piscine, une salle de sport très bien équipée, une salle de squash, quatre terrains de tennis...ça ressemble à un hôtel quatre étoiles.
Nous avons donc bu un petit verre avec tous ces gens. Comme Reb et moi étions en bus/métro, c'est-à-dire à pied car il se faisait tard, nous avons dormi chez Seema et Olivier. Les autres étant partis, et Olivier étant breton, il m'a un peu tendu une embuscade à base de bière, et j'avais un peu mal à la tête le lendemain.
Vers midi, nous avons fait un brunch composé d'omelette, de pommes de terre et de gras, c'était drôlement bon. Puis nous sommes partis, un peu sur un coup de tête, pour Niagara Falls, simplement parce qu'ils ont une voiture et que nous n'avions jamais vu les chutes en hiver. Quand je dis "puis nous sommes partis...", je fais une légère ellipse sur les deux bonnes heures de glandouille à attendre que l'on décolle, car Olivier et sa femme sont de ces gens qui n'en finissent pas de partir. Moralité, nous avons vu les chutes de nuit, vers 18h. C'était quand même très impressionnant. Les chutes en elles-mêmes ne sont pas gelées, mais la rivière en bas l'est presque complètement, on dirait des icebergs. Il faisait franchement très froid, d'autant que les embruns givrent en l'air et augmentent encore la froidure, et que nous n'avions pas trop prévu le coup - je vous rappelle que c'était juste une sortie au resto, à l'origine.
Finalement, nous étions de retour chez nous vers 21h, après avoir mangé une pizza pour touristes (c'est-à-dire tellement chère qu'on se croirait en France) à Niagara.
Cette semaine (oui, j'ai commencé ce message lundi, et nous sommes déjà jeudi !), il neige pas mal, surtout depuis mardi. Il y a bien longtemps que je n'avais pas fêter mon anniversaire sous la neige (je me demande même si ça c'est déjà produit, mais il me semble avoir un vague souvenir...très vague, très loin...).
Aujourd'hui (jeudi, toujours, oui, oui - je suis lancé, je ne m'arrête pas), Reb va donner son premier cours en tant que tutrice de Qualified Tutors, pour une élève de grade 10 (= Seconde) qui, pour une raison ignorée de nous, a des cours d'histoire en français dans une école canadienne. Ça n'est pas à côté, une nouvelle fois, mais bon... C'est 20$ de l'heure
Demain midi, elle a un entretien à la Diplomat Language School, pour enseigner le français. On espère que ça va marcher parce que ça, ce serait pas très loin et pas trop mal payé. On croise les doigts.
Vous serez content de savoir que le Parlement canadien siège à nouveau, après une suspension de presque deux mois. Le gouvernement se maintient de justesse au pouvoir, pour le moment. Un budget a été voté, on va commencer à lutter contre la "crise". Mieux vaut tard que jamais, c'est le flegme britannique.
Tout le monde était très heureux ici le jour de la passation de pouvoir pour Obama. Elvis aurait ressuscité, ça n'aurait pas eu plus d'effet. L'école avait carrémement installé un écran pour diffuser la cérémonie à midi, c'était vraiment la grosse grosse, très grosse affaire. Les élèves n'ont pas cesser de me harcler en me demandant pourquoi je n'étais pas venu assister à cette événement historique, pire : à "l'Histoire en marche". Lorsque je leur ai dit que l'Histoire, c'est ce qui allait suivre, ils n'ont pas tous compris du premier coup, tellement ce mouvement de masse leur semblait déjà sensationnel. J'espère qu'Obama a des idées et des moyens pour les mettre en place, sans quoi la déception sera de la même taille que l'engouement, c'est évident.
Certains Canadiens (dont Seema, qui nous a rebattu les oreilles avec ça ce week-end) ont même fait le voyage en car jusqu'à Washington, bravant les -20 degrés qu'il faisait là-bas (moi, en écoutant le discours d'Obama, le soir, je me suis dit qu'il avait quand même du bol qu'il fasse si beau ; je ne m'imaginais pas que, à 38 degrés de latitude nord, un peu au sud de Madrid donc, c'est-à-dire à Washington, il faisait aussi froid que chez nous. Mais où t'crois-tu qu's'arrête donc le froid, sur cet'ostie d'continent ?)
Il fait froid, c'est vrai, mais je dois dire qu'on s'adapte très bien, et la neige qui n'en finit pas de tomber nous réjouit. Ce n'est pas le cas de tous mes collègues, y compris les Canadiens, qui en ont déjà marre ! Ça n'est pourtant pas fini tout de suite...
mardi 20 janvier 2009
Quelques photos...
...pour vous montrer que, non, on ne raconte pas des bobards, il neige vraiment (parfois pendant 3 jours de suite), que oui, on sort quand même - avec un plaisir non dissimulé quand on est bien motivés - et que oui, décidément, je vais bosser en costume, malgré les regards étranges et les quelques boutades essuyées en septembre, de la part de mes collègues qui ne partagent pas mon point de vue, à savoir : si les gamins portent un uniforme, avec cravate et tout le toutim, il faut bien leur montrer l'exemple.

Notre rue sous la neige...mais ce n'est que le début.

Moi, en train de pelleter la neige - vue la qualité du cliché, vous êtes bien obligés de me croire !
De la neige...
...encore de la neige...
...toujours de la neige !

La vallée qui est en-dessous de notre quartier a parfois des airs de Haute-Savoie.

Avant le départ pour prendre le bus.

Non, là, c'est vraiment le départ pour aller prendre le bus. Il est 7h30 (13h30 chez vous), et je vais m'arranger pour ne pas le manquer !
Notre rue sous la neige...mais ce n'est que le début.
Moi, en train de pelleter la neige - vue la qualité du cliché, vous êtes bien obligés de me croire !
La vallée qui est en-dessous de notre quartier a parfois des airs de Haute-Savoie.
Avant le départ pour prendre le bus.
Non, là, c'est vraiment le départ pour aller prendre le bus. Il est 7h30 (13h30 chez vous), et je vais m'arranger pour ne pas le manquer !
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