samedi 25 octobre 2008

Pédagogie au Canada

Vendredi et samedi matin, je suis allé assister à une conférence de géographie, en fait une série de conférences et d'ateliers. Globalement, tout cela était très intéressant.
Nous avons d'abord eu une conférence à propos de ce qu'ils appellent "Geographically Thinking" ("penser géographiquement"). Il s'agit en gros de faire de la "vraie" géographie avec les élèves, tout simplement en travaillant avec eux sur des documents. Si par hasard un prof français lit cela, il va certainement se dire que c'est déjà ce que l'on fait en France depuis une bonne vingtaine d'années je pense. Mais au Canada, la plupart des profs (et des éventuels pédagogues) en sont encore apparemment à la méthode "Apprenez par coeur les affluents du Saint Laurent", voire pire : "Où aimerais-tu vivre à Toronto ? Parles-en avec ton voisin et fais un dessin". A propos vous connaissez ça ? Disons que la pédagogie du prof canadien -type s'est arrêté à l'étape de 1980 décrite par cette petite blague. Le conférencier était vraiment motivé, mais on sentait qu'il avait conscience de parler à des briques.

Pour le reste, j'ai également suivi une conférence sur un système d'information géographique (GIS en anglais), c'est-à-dire un logiciel carrément génial qui permet de manipuler et fabriquer ses propres cartes. Vraiment génial, d'autant plus que la TFS a fait l'acquisition de ce logiciel (dont personne ne sait se servir à l'école jusqu'à maintenant).
J'ai aussi pu assister à une pseudo-conférence sur le smart-board (le tableau intéractif), mais là c'était carrémant nul, les deux types se servaient du tableau comme d'un simple gadget. Pour le coup, ils était les (in)dignes représentants des profs canadiens-type dont je parlais plus haut, le genre qui n'avait rien compris à la première conférence du matin.
Pour finir, j'ai assisté à une réunion sur un projet qui consiste à faire réaliser des e-cards (des cartes postales virtuelles) aux élèves, à propos du développement durable. Les e-cards, réalisées au terme d'un travail de recherche, peuvent ensuite être envoyées aux personnes choisies par les élèves - des amis, de la familles, des dirigeants politiques... Je vais peut-être essayer de mettre ça en place, si j'arrive à motiver un prof d'art plastique pour dessiner les cartes. Le site est en anglais, mais si certains profs français veulent s'y coller, pourquoi pas (pour une collaboration géographie-education civique- anglais- arts plastiques ! Alors là on touche au grandiose !).

Je suis rentré de la conférence samedi après-midi...pour retrouver Reb malade comme un chien, avec la fièvre, la gorge enflée, mal partout - genre grippe, vous voyez ? Elle a traîné ça jusqu'à aujourd'hui, puisque je n'ai pas réussi à la traîner, elle, jusqu'à l'hosto (le seul endroit où l'on peut trouver des médecins en mois de trois mois). Bref, elle va un peu mieux.

Pour ma part, j'ai participé aujourd'hui a ce qui joue le rôle de conseil de classe à la TFS, à savoir une réunion d'une heure par niveau, avec un panel d'environ 5 % des élèves à examiner. Et c'est tout. C'est ridicule, oui, oui, et beaucoup d'élèves qui mériteraient que l'on parle d'eux passent à travers, mais tant que les cli...les parents ne se plaignent pas... Du reste, les parents, on les rencontre mardi et jeudi prochain, entre 15h30 et 21h. Ah oui, si le "conseil"de classe est plutôt court, les rencontres parents-profs sont plutôt fleuves. Et on fait ça deux ou trois fois dans l'année. Il faut garder de bons contacts avec les cl...les parents.

Pour finir, cette nuit et une partie de la journée, il a vraiment neigé, une neige qui a un peu tenu. Même les Canadiens étaient étonnés. Et ça caille ferme.

mardi 21 octobre 2008

IL NEIGE !!!!!!!

dimanche 19 octobre 2008

Enfin, la Forêt (avec un grand F)


Nous avons loué une voiture ce week-end, avec le projet d'aller à Bruce Peninsula, sur les bords de la Georgian Bay, environ 300 km au nord de Toronto. Nous avons fait l'aller-retour dans la journée - pour une ballade de 3h environ - mais d'une part ça vaut vraiment le coup, d'autre part, une fois encore, la route ne nous a pas paru longue du tout. Curieux comme on se sent capable de franchir de longues distances dans un pays inconnu, et si grand. Du reste, Rebecca a conduit pratiquement tout le week-end. Non pas que je désire avoir mon chauffeur personnel, mais c'est elle qui a beaucoup insisté. Ah, ces jeunes conducteurs, c'est pratiquement increvable : plus de 8h de conduite hier (on s'est un peu perdu), et encore 3h bien tapées aujourd'hui !


Le Bruce Peninsula National Park est un parc naturel, très grand, une forêt où l'on rencontre un bon échantillon de nature sauvage. Il est possible de rencontrer toutes sortes d'animaux, à condition d'être discrets - ce qui n'est pas le propre du promeneur canadien. Peut-être qu'ils font du bruit exprès pour repousser les ours noirs, que l'on est susceptible de rencontrer dans ce parc.
Les paysages sont superbes. La forêt est un peu différente de celle que l'on rencontre dans le sud de l'Ontario. Elle est plus proche ici d'un genre de taïga, avec beaucoup de bouleaux et de conifères, qui évoquent pour moi les forêts dans lesquelles devaient vivre les Indiens - pour ceux d'entre vous qui se souviennent de Yakari (ne me dites pas que je suis le seul!!), c'est comme si on y était...
La Georgian Bay est une dépendance du lac Huron et donc de l'ensemble des 3 grands lacs (Huron, Supérieur et Michigan) formant la plus vaste étendue d'eau douce au monde. Et, effectivement, c'est très grand. L'eau est très claire, limpide, et pas bien chaude.
Tout ce parc est vraiment superbe; et je dois dire que nous avons passé un grand moment en nous baladant et suivant une partie du Bruce Trail, un genre de GR, qui va de la Bruce Peninsula à Niagara.




Nous avions encore la voiture aujourd'hui. Nous voulions retourner du côté de Crawford Lake, plus précisément à Rattlesnake point, d'où l'on doit avoir un superbe point de vue depuis le haut de l'escarpement. Mais le temps était si beau, ciel bleu et air pur, que tout le monde a eu la même idée. Il y avait donc une file de voiture à l'entrée du parc, si bien que nous avons changé d'idée.
Nous nous sommes finalement garés un peu plus loin, dans un bled du nom de Killbride et nous avons arpenté un bout du Bruce trail (le même sentier qu'hier, mais 400 km plus loin). Très joli sentier au milieu de la forêt, entourés de lacs et de marécages. D'ailleurs voici quelques photos qui résument bien notre merveilleux week-end dans la nature canadienne.




mardi 14 octobre 2008

Le long week-end....

...est déjà derrière nous, et on est presque aussi fatigués que si il n'avait pas eu lieu.
Malgré tout, on en a profité un peu.

Lundi, petite escapade aux îles, avec le projet de louer un tandem. Malheureusement, tous les magasins des Toronto Islands ferment à partir de Thanksgiving. Nous avons donc fait un tour de 10 ou 12 km à pied, avant de reprendre le ferry, juste au moment où des hordes de promeneurs se mettaient à déferler, à partir de 14 h.
Il a fait très doux, mais c'est quand même l'automne (ben oui!) et les arbres sont vraiment splendides - voyez les photos.

Aujourd'hui, c'était jour d'élections fédérales. Je serais étonné que vous en ayez entendu parler.
On aura les résultats demain. J'ai essayé de comprendre les enjeux de ces élections anticipées et je vous livre icci le fruit de mes recherches. Les principaux partis sont : Conservateurs (droite), Libéraux (centre-droit), Nouveau Parti Démocrate (socialistes), Green (Les Verts, considérés ici comme l'extrême-gauche, dans la mesure où les cocos sont très mal vus et peuvent sûrement se compter sur les doigts d'une main). Globalement, personne ne semble attendre de gros changements. Je rappelle à ceux qui l'ignorerait qu'ici, c'est une monarchie constitutionelle (la Reine d'Angleterre est aussi Reine du Canada), et que la constitution est inspirée de celle du Royaume-uni. Les citoyens votent donc pour des députés qui siègent à la Chambre des Communes, et le Premier Ministre est choisi dans le parti le plus représenté...même si ils ne sont pas majoritaires, ce qui était le cas la dernière fois, et risque apparemment d'être le cas cette fois encore. Bref, de la cuisine électorale, comme partout.

Bien, c'était le petit quart d'heure culturel. Pour vous récompenser, voici les photos :









dimanche 12 octobre 2008

Happy Thanksgiving

Long week-end pour nous, puisque lundi est férié : c'est pas la St Léon, patron des garagistes, c'est Thanksgiving.

Cette semaine, nous avons enfin obtenu nos visas de résidents permanents, revenus par courrier recommandés de l'ambassade du Canada à Paris. Pour les faire valider, il ne nous reste plus qu'à rencontrer un agent de l'immigration. Le processus aura quand même duré plus d'un an, et nous aura retiré quelques sousou de la popoche, mais on y arrive quand même. Nous aurons donc bientôt droit à la couverture sociale, ce qui n'est pas négligeable, et on pourra se faire embaucher chez MacDo si on veut.

A propos de boulot, Reb a envoyé des CV a différents (très différents, mêmes) trucs : un office pour les femmes battues, un autre pour eneigner le français à des adultes, Europassistance...elle a aussi un entretien jeudi avec le principal du lycée français (dont la femme est une de mes collègues), sans doute pour un genre de boulot de surveillance dans un premier temps, et peut-être ensuite d'assistante. A voir, parce que ce n'est pas à côté, et on est toujours dépendant des transports en commun. Mais ce serait un bon moyen d'échapper à la collègue super con avec qui elle doit travailler chaque jour.

Péripétie de la semaine : disparition de 2 paquets de copies de 3e. Franchement, ça ne m'était jamais arrivé. Le paquet était là le mardi matin, posé sur mon bureau, et plus là à midi. Sachant que le bureau est difficilement accessible aux élèves, je ne comprenais vraiment pas comment ça avait pu se produire. J'ai cru un moment que je m'étais trompé, et que les copies étaient encore chez moi, mais j'ai bien vu le soir que ce n'était pas le cas. J'ai passé une partie de la nuit à retourner en gros trois hypothèses dans ma tête : 1/ un gamin super culotté s'est emparé des copies plus ou moins à l'aveuglette 2/ j'ai un ennemi proche parmi mes collègues, un genre de psychopathe qui a décidé en son for intérieur de me pourrir la vie 3/ je deviens cinglé et j'ai balancé les copies dans la poubelle de recyclage.
La solution n'est arrivée que le lendemain, après avoir alerté mes collègues et une vice-principale : Susan, dont le bureau jouxte le mien, va être remplacé la semaine prochaine, par un branque qui est venu s'enquérir mardi matin des cours à donner. Pour travailler, il s'est installé à mon bureau. Et en repartant, il a embarqué ses affaires (ce dont je lui sais gré) et une partie des miennes (ça, je suis moins d'accord). Il ne s'en est aperçu qu'en arrivant chez lui, et m'a ramené les paquets (toujours pas corrigés) mercredi matin. Quelle aventure, pas vrai ?

Hier, nous avons fait une grande ballade dans Toronto, ce qui nous a permis de voir de nouveaux quartiers, et là on se prépare à aller bruncher. Un week-end repos, donc. Demain, vélo dans les îles. Cool !

mardi 7 octobre 2008

Week-end dans le sud

Ce week-end, nous avons, comme prévu, loué une voiture, chez Alamo. Ce n'est pas nouveau : louer une voiture en Amérique du Nord, c'est pas cher (126 dollars pour deux jours, soit environ 85 euros), et le prix de l'essence va vous faire pâlir d'envie : un plein et demi de super pour 70 dollars, soit moins de 50 euros. Pour vous, nous avons même tester le prix des amendes ! Elles ne sont pas très chères non plus, mais elles tombent par surprise. Je vous raconte après.

Donc samedi, départ pour le sud-ouest de l'Ontario, destination le lac Crawford, près de Campbellville. Environ à 60 kilomètres de chez nous, compte non tenu des détours causés par le manque de pancartes. Je vous la fait courte : le lac Crawford est un lac assez profond, et il y a une couche d'eau au fond qui n'est pas oxygénée car jamais renouvelée. De l'eau fossile, en quelque sorte. Un village iroquois a été reconstitué près du lac. Le lac lui-même n'est ni navigable, ni ouvert à la pêche, mais on peut en faire le tour sur de petites passerelles en bois, sans jamais se mouiller les pieds.
Les environs sont sur l'Escarpement, une formation géologique assez gigantesque (elle fait le tour des Grands Lacs), qui forme ici une région très boisée. Ce ne sont pas encore les grandes forêts boréales dont nous rêvons, mais ça nous a fourni un bon bol d'air après deux mois dans la ville. Et la saison commence à être superbe, avec les arbres qui prennent des couleurs fantastiques.
Repartant du lac après une marche d'environ 15 kilomètres, nous sommes allés à StJacobs. C'est un village de mennonites, des gens qui vivent comme les Amish. Une collègue m'avait dit que ça ressemblait à "La petite maison dans la prairie". A vrai dire, nous ne sommes même pas descendus de voiture, parce qu'en fait de Petite maison dans la prairie, nous sommes arrivés dans un genre de piège à touristes, avec des boutiques, mais pas de carrioles tirées par des chevaux ni de Charles Ingalls.
Nous avons alors décidé de rentrer "par le chemin des écoliers", c'est-à-dire en prenant la route la moins directe, en prenant au nord puis à l'est. Tout a fonctionné comme prévu, puisque une erreur d'aiguillage après une pause pipi-donut nous a lancé sur la route de Bruce Peninsula, plein nord-ouest. Notre chemin des écoliers a donc été rallongé d'au moins 100 kilomètres, mais on ne l'a pas regretté car les paysages de champs et de bois colorés par le soleil couchant étaient vraiment superbes au long de notre fausse route.
Nous avons en tout roulé 7 heures dans la journée, mais que ce soit l'ivresse de la découverte d'un nouveau pays, la joie de sortir de Toronto ou le confort de la voiture, cette longue route ne nous a pas semblé plus longue qu'un Paris-Provins.
Je dis bien "nous avons roulé", car j'ai cédé le volant à Reb, qui a désormais une véritable passion pour la conduite. Et qui se débrouille très bien pour passer les vitesses (rires). Non, sans blague, elle se débrouille très bien.


Ici intervient ma diatribe contre les usagers de la route et le vie de conducteur au Canada. Crache ton venin !
Primo, première prune : une bonne âme a sans doute appelé la police dans la nuit de samedi à dimanche pour signaler qu'un véhicule étranger et néanmoins non-autorisé était garé dans la rue. Il faut en effet une autorisation apposée sur le pare-brise pour pouvoir se garer dans notre impasse. On n'imaginait cependant pas qu'ils étaient autant à cheval sur le principe, d'autant qu'il y véritablement plein de place dans la rue, et que le stationnement n'est pas gênant, surtout à 00h19 (heure de l'amende). Bref, 30 dollars en moins.
Deuzio, les Canadiens - je me répète, mais c'est confirmé - ne savent pas conduire. Ils ne mettent jamais de clignotants (ce doit être un principe), klaxonnent à tout va, doublent par la droite sans vergogne, et n'ont aucune idée de ce qu'est une manoeuvre. Très énervant, de se faire klaxonner sans raison par un branque qui ne sait pas sa droite de sa gauche - j'ai été à deux doigts de faire du "road rage" (littéralement "rage routière", c'est-à-dire un bourre-pif en bon français) tout le week-end.
Tertio, deuxième prune (ah oui, quand on teste l'efficacité de la maréchaussée, on n'y va pas de main morte nous autres), pour un problème de parking à nouveau, mais cette fois à Niagara-on-the-Lake. On était simplement garés à contresens, comme font au moins 500 000 parisiens chaque jour. Mais bon, je discute pas le principe. 15 dollars de plus au service de la science, donc.

Comme vous l'avez deviné, nous sommes allés dimanche au sud du lac Ontario, à Niagara-on-the-Lake, d'une part, puis Niagara Falls, d'autre part. La première est une jolie ville assez ancienne, avec des forts qui datent du XIXe siècle, du temps où les Américains s'en prenaient à des pays plus proches que l'Irak (cf guerre de 1812 entre les USA et le Canada). La ville est touristique, bien sûr, mais pas désagréable. Amusant aussi d'apercevoir les buildings de Toronto de l'autre côté du lac.(en plein milieu de la photo)


En revanche, Niagara Falls, c'est l'horreur. On se croirait à Disneyland, mais en pire, avec des attactions débiles qui braillent dans la rue, et une odeur de steak et de gras qui enrobe le tout. Le seul intérêt, c'est bien sûr les chutes, très impressionantes (sans blague ?), mais qui pour une multitude de gens semblent n'être que le petit plus à côté de la maison de Frankestein et du "musée" des rock stars en cire. De la consommation à l'état pur.


Pour l'aller comme pour le retour, Reb a conduit pratiquement tout le temps. Nous avons finalement rendu la voiture un peu à regret, mais nous n'avions pas tellement envie de nous sentir à nouveau dépendants du bus - alors nous sommes rentrés à pied.


vendredi 3 octobre 2008

Sale temps pour Rébecca

La semaine a été dure dure pour Reb : la pauvre a commencé par une sciatique, qui l'a bloquée de lundi soir à jeudi. Comme ça ne suffisait pas, elle s'est réveillée mercredi avec une angine carabinée qui l'a contrainte à rester couchée deux jours. Elle n'allait vraiment pas fort, mais heureusement grâce à mes bons soins, elle va mieux : petits plats (plus ou moins bons), infusions de thym, kiwi-jus d'orange, et projet de louer une voiture pour partir en week-end - c'est d'ailleurs probablement ce dernier traitement qui l'a remise sur pieds.
J'ai bien tenté une incursion dans un genre de pharmacie située à côté de chez nous, mais lorsque j'ai demandé à la pharmacienne (?) si elle vendait des produits naturels (du genre plantes) pour se soigner, elle ne m'a carrément pas compris, et ça n'avait rien à voir avec mon anglais. Ici, si ça n'est pas bleu ou vert fluo, en spray ou en sirop, avec des trucs bien "chemical", c'est que ça ne soigne pas. Je me suis donc rabattu sur le supermarché du coin pour y trouver du thym et de la menthe - et de la glace Haagen Daaz, qui selon Reb est aussi un excellent médicament. Mmouais...
En tout cas, je peux vous certifier qu'elle va beaucoup mieux.

Pour le reste, la semaine n'a été scandée que par quelques péripéties. Lundi, j'ai séché un "staff meeting" dont je n'ai appris l'existence que le matin même - j'ai découvert depuis qu'il y en a un chaque mois, mais j'ai aussi découvert que je ne recevais pas les courriels provenant de la direction, parmi lesquels se trouvait l'invitation et l'ordre du jour du meeting. Je ne suis donc qu'à moitié fautif.
Mardi, j'ai fait une réservation par téléphone pour un hôtel. Quel exploit, me direz-vous ! Un peu mon n'veu, vous répondrai-je, car le tout s'est fait en anglais. Je dois reconnaître que je suis assez fier de moi... Pourquoi l'hôtel ? Car je vais assister à une conférence de géographie à la fin du mois, et cela se passe à Burlington, au sud-ouest de Toronto. Pas question de rentrer le soir, sachant que ça se déroule sur 2 jours.
Cette semaine, j'ai enfin reçu mon arrêté de détachement, qui a emprunté la valise diplomatique entre Ottawa et Toronto... ce qui lui a pris plus de deux semaines. Il serait allé plus vite à pied.

Ce week-end, nous partons donc en virée avec une voiture de location. On essaiera de vous rapporter de belles photos - les arbres commencent à changer de couleur, les érables sont rouges, c'est vraiment superbe !