dimanche 28 septembre 2008

Pancakes and mapple syrup


Cette semaine, la journée la plus chargée pour moi a incontestablement été jeudi.
Je n'avais que trois heures de cours le matin, mais j'accompagnais une sortie avec les élèves de 3e. Nous sommes allés voir la maison Benares, à Mississauga. C'est une maison du XIXe siècle (donc l'un des bâtiments les plus anciens de la région), entretenue et reconstituée afin de témoigner de la vie des Canadiens au cours de la 1ère guerre mondiale. Le trajet s'est fait dans deux bus scolaires jaunes, les légendaires bus nord-américains. Pas de surprise, les gamins sont aussi bruyants que nos petits français et l'impression persistante que le voyage se fait dans un poulailler est également valable ici.
J'avoue par contre avoir été surpris par l'attitude des élèves durant la visite, tous très intéressés, posant des tonnes de questions - et cela concernait tous les élèves. C'est agréable de ne pas avoir à trainer un - voire plusieurs - boulets qui ne pensent qu'à s'amuser et/ou qui n'ont qu'une attente : se barrer. La visite était animée par 5 guides en habits qui décrivaient la vie au Canada durant la guerre avec force costumes et objets plus ou moins d'époque. Seul bémol : ils avaient parfois tendance à se contredire sur des détails, et on sait bien que pour des ados, ce qui compte, c'est surtout les détails. Le retour s'est fait dans le même poulailler.

A 4h, de retour de cette visite, j'étais convié à une réunion d'information sur l'évaluation des nouveaux profs. Pour résumer, je vais être inspecté quatre fois en deux ans (la durée de ma période d'essai) par quelqu'un qui n'a jamais enseigné l'histoire-géo, qui n'a très certainement aucune notion de pédagogie et qui, si ça se trouve, ne parlera même pas français ! Très amusant, plutôt un "audit" qu'une inspection, en somme. Les collègues m'ont expliqué que la principale exigence, c'est d'être gentil avec les gamins, avoir des feutres effaçables en état de marche et être capable de dire de quoi va traiter le cours. Ça devrait aller.
Heureusement, la réunion ne s'est pas éternisée, j'étais dehors à 17 h...et chez moi à 19h30 ! En effet, le métro était en panne. J'ai dû trouver un parcours de secours en bus, non sans avoir auparavant beaucoup marché en remontant Yonge street de Lawrence à Eglington (pour ceux qui ont un plan, ça n'a pas l'air si loin, mais il faut quand même 30 minutes en marchant d'un bon pas). J'ai à nouveau eu la preuve que le flegme britannique s'était transmis aux Canadiens, qui ne se plaignent pas, même si pour une fois ils s'étaient résolus à se serrer dans les bus (ce qui n'est jamais le cas habituellement).

Hier, nous sommes allés au St Lawrence market, dans le sud de la ville. Ce sont des halles, avec des producteurs locaux. C'est un peu plus cher, mais les produits sont quand même plus beaux qu'à Nofrills. Il y a aussi des marchands de vrai fromage, avec du Brie de Seine-et-Marne (vous aurez deviné que ce n'est pas moi que ça intéresse), mais nous n'avons pas osé demander les prix.

Enfin, ce matin, et comme vous pouvez le voir sur la photo, nous poursuivons notre effort d'intégration. Bye !

mardi 23 septembre 2008

Criti-cons

Allez, je critique encore un peu mes nouveaux employeurs, peut-être parce que je suis bien content d'avoir trouvé des gens encore plus bordéliques que les Français (si, ça existe !).

Aujourd'hui, c'était le jour de la photographie. Pas de surprise, les gosses sont comme partout, et l'effervescence est à son comble. On se peigne, on se regarde, et tout et tout... Jusque-là, rien que de très habituel. Ce qui l'est moins, c'est le temps consacré à la séance photo. Pour résumer, ce matin, avec mes 5e, il y avait donc deux séances : l'une pour la photo de groupe, l'autre pour les photos individuelles. Ça aussi, je connais. Mais le fait d'emmener la classe à l'autre bout du campus, soit à peu près à 500 mètres de la Senior School, avec en plus une gamine qui a la jambe dans le plâtre et des béquilles, c'est assez nouveau. D'autant que la manoeuvre n'a pour but que la prise de photo collective - pour la photo individuelle, on revient vers la Senior School, et on attend que la classe passe, d'autant plus longtemps que d'autres classes ont été appelées au même moment. Pour conclure : la photo, c'est 1 km de promenade et 50 minutes de cours de perdues.
Cet après-midi, des élèves absents, encore, mais cette fois c'était pour le basket-ball, et plus pour le soccer. Je commence à comprendre pourquoi autant d'heures d'Histoire-Géo sont prévues : dans le tas, il y en quelques-unes qui servent aussi à faire des cours.

Rébecca est allée faire des courses au Canadian Tire cet après-midi, et a trouvé l'objet de luxe qui nous manquait : le nec plus ultra de l'essoreuse à salade ! Plus besoin de tourner un bidule en plastique qui fait "voouuuuuuu", non, juste une petite manette qu'on actionne 4 ou 5 fois, et la salade tourne presque toute seule. Passionnant, n'est-il pas ? Comme quoi on arrête pas le progrès.

Pour finir, et pour réhabiliter un peu l'environnement de la TFS, une remarque.
Ce soir, nous avons écouté l'émission de France Culture "Du grain à moudre" (je ne sais pas si vous connaissez, mais nous on écoutait déjà ça en France, et on a du mal à s'en passer), consacrée aux collèges en France, et à la question de leur efficacité (émission de lundi). Franchement, les problèmes et problématique évoquées dans cette émission ne me manquent pas du tout : le problème du manque de respect, de vocabulaire, et de l'antisémitisme, voilà des problèmes que non seulement, on ne rencontre pas partout en France, et pas du tout à la TFS. C'est plutôt reposant.
Et pour preuve de la culture de fond assez solide des élèves de cette école : cet après-midi, mes élèves de 3e ont eu un haut-le-coeur lorsqu'ils m'ont vu faire une recherche sur wikipedia (j'vous jure, m'sieur l'commissaire, c'était juste pour trouver rapidement la traduction du sigle OMC en anglais, rien d'plus !). Les élèves m'ont expliqué que ce n'était pas une source sûre du tout. C'est pas beautiful, ça ?

lundi 22 septembre 2008

Choses vues...

...et auxquelles je vais bien devoir me faire.

Ce matin, alerte incendie, pour de rire. Vraiment pour de rire, d'ailleurs, parce c'est carrément n'importe quoi. Les élèves sont au courant et savent même l'heure de l'exercice. On sort tous de l'établissement, pour aller ensuite dans le gymnase. L'opération prend une bonne dizaine de minutes, et je ne vous raconte pas le souk dans le gymnase - il serait absolument impossible de savoir si un gosse est manquant. Mais ce n'est pas grave : après cinq minutes de cirque dans le gymnase, ordre de retourner en classe, et tout le monde a l'air très satisfait de l'efficacité de la procédure. J'espère juste qu'on n'aura pas à y recourir.

Courriel de la vice-principale : une mère d'élève se plaint car j'ai programmé une interro le jour de Rosh Hachana. Son enfant ne sera pas là ce jour (en vacances pour fête religieuse), donc je dois déplacer mon interro. Je dois avouer que j'ai d'abord été furax. Mais à la réflexion, je viens juste d'arriver dans ce pays, et c'est pas moi qui vais faire la loi (je ne suis pas certain que ça en soit une, d'ailleurs, mais c'est en tout cas la politique de l'école). Je me suis donc mis dans la peau de cette mère, et effectivement je trouve ça embêtant cette interro le jour de Rosh Hachana. Pas vous ?

Cet après-midi, quelques absents. Pourquoi ? Match de soccer (football de chez nous). Ah, ça, les urgences, ça passe avant la pédagogie. La pédago...quoi ?

Bon, si avec tout ça, je deviens pas hyper open-minded (devoir : chercher ce mot dans le dico) !

samedi 20 septembre 2008

Une semaine

Lundi, repas (d'accueil, encore !) spécialement pour les nouveaux profs. Ils n'en finissent pas de nous accueillir. Rien de terrible ni de particulièrement succulent au menu, pourtant tout le monde (j'étais le seul français) s'est ébahi de l'exceptionnelle qualité du repas. Ça doit être culturel.

Mardi, réunion avec Philippe, le coordinateur d'histoire-géo pour les 6e et 5e. Je l'avais déjà rencontré, il est assez sympathique, même s'il a une curieuse façon de concevoir la notation des élèves - trop compliquée à vous expliquez ici.

Mercredi soir jusqu'à 21h30 - après avoir mangé un excellent véritable hamburger avec les filles, venue jusqu'à l'école pour me soutenir - rencontre avec les parents d'élèves, en deux temps. D'une part, présentation de la discipline devant l'assemblée. Evidemment, la majorité des parents sont anglophones, et on m'avait demandé de faire la présentation pour les 5e en anglais. Je ne résiste pas à la tentation de vous livrer un extrait du courriel qui me donnait cette consigne :
" La soirée de l'information est la première occasion pour la plupart de nos parents de vous rencontrer. Pendant votre présentation, une qui est présentée en anglais (en tant que plupart de nos parents sont les anglophones), énoncez s.v.p. votre nom et sujet et présentez les membres de l'équipe, s'ils sont présents. Merci. " (sic, oui, oui) L'auteure de cette missive est censée être bilingue, ce que je trouve assez savoureux. Pour ma part, je me suis quand même fendu d'une présentation en anglais, que j'avais préparée auparavant, et que j'ai lue. Sans vouloir crâner (mais un peu quand même), tout le monde m'a ensuite dit que c'était très bien - même si j'imagine qu'avec mon accent, tous ont dû tendre l'oreille pour me comprendre.
Dans un deuxième temps, nous devions rencontrer les parents de nos classes. Par chance, il était déjà 21h et il ne restait que 5 ou 6 mères d'élèves, dont la majorité parlait français. J'ai donc répondu aux questions en français. Parmi ces questions, la plus stupide est venue d'une mère d'élève qui m'a demandé à quel moment, durant cette année de 5e, je comptais étudier l'histoire du Canada. Sachant que le programme de 5e consiste à couvrir le moyen-âge...Je l'ai quand même joué "corporate" (règle no 1 : ne jamais décevoir le client), en lui expliquant que la chose serait abordé avec les Grandes découvertes, puis l'année prochaine.Bref.
Je suis rentré en taxi, payé par l'école - un bon point.

Jeudi, j'ai appris que je suis désormais détaché, et non plus en disponibilité ! Le ministère de l'éducation nationale va donc bien plus vite que le rectorat de Créteil, lequel a adressé à mes parents l'arrêté signalant que je passais au 6e échelon dès le mois de septembre...2007 ! Bon, nous arrivons donc au bout (pour le moment) de nos démarches administratives, puisque nous allons avoir également dans 3 ou 4 semaines nos visas de résidents permanents.
Jeudi soir, Louise nous a offert le resto, au Keg - que nous avions déjà expérimenté début août. Comme on dit vulgairement, on s'est fait péter la panse - à coup de steak hyper-tendre et de brownie au caramel tiède. Comme tout le monde me dit que j'ai maigri, je me soigne. Honnêtement, je pense qu'on a maigri parce qu'on cherche tellement à éviter la junk food, les sucres, les pizzas, les cookies, les glaces, les chips...qui sont omniprésents ici, que l'on en mange encore moins qu'en France, voire pas du tout.

Hier, Reb et Louise sont allées l'après-midi dans les Toronto Islands, où je les ai rejointes vers 18h30. C'est vraiment très joli. Comme les filles avaient acheté des piles qui fonctionnent dans notre appareil, nous avons plein de photos. Elles sont dans le diaporama. Sur le chemin du retour (vers 22h), nous nous sommes arrêtés chez Wendy's pour faire découvrir le fameux Baconator à Louise. Deuxième hamburger de la semaine. Quand je vous dis que je me soigne.

Aujourd'hui samedi, Louise reprenait l'avion à 16h50. Reb l'a accompagné à l'aéroport. Auparavant, comme Louise devait repartir avec nos passeports pour les envoyer à l'ambassade du Canada à Paris (pour nos visas de résidents, donc), il nous fallait des photos d'identité. Et comme elles devaient être d'un format spécial pour l'ambassade, nous sommes allés chez un photographe. Résultat: 33 dollars pour quatre photos. Complètement mabouls, ces Canadiens.
Puis les filles sont parties vers l'aéroports en bus et métro - ce qui prend plus d'une heure.

Voilà une semaine qui était bien remplie, et la visite de Louise y a mis encore un peu de sel. Désolé pour la brusque interruption de la fréquence des messages (par rapport au mois d'août), mais on est quand même très occupés. Je me demande du coup si vous allez être encore nombreux à suivre nos aventures. Faites le nous savoir ! A très bientôt !

dimanche 14 septembre 2008

Louise à Toronto

Me voilà arrivée pour une semaine chez reb et fred. Je vous encourage à aller leur rendre visite car franchement le voyage n'est pas si fatiguant (bon d'accord j'étais en classe affaire... merci Papa).
Le temps est très très humide, conséquence de l'ouragan Ike il paraît...
Ma gentille soeur était venue m'attendre à l'aéroport pendant que Fred préparait ses cours et surtout un bon repas: il était 15h quand nous sommes arrivées à la maison. En toute objectivité (!!!) la maison est très bien, et il y fait bon vivre. Jamais on ne croirait qu'elle était sale et invivable il y a deux semaines à peine. Le quartier est sensationnel: maisons victoriennes entourées de parcs où s'ébattent de nombreux "squirrels" (écureuils). Cela donne l'occasion à Fred de s'arrêter tout les cent mètres pour essayer de les attirer avec des glands, ce à quoi Reb répond inlassablement " c'est toi le gland, chouchou".
Samedi soir il nous est arrivé une drôle d'aventure. Alors que nous nous dirigions vers un restaurant vietnamien sous la pluie, on vit un fauteuil roulant monté d'un drôle d'individu se renverser dans le caniveau. En fait je dis "on " mais c'est seulement Fred et moi qui le vîmes... Au début je n'ai pas réagi: j'ai pensé que c'était habituel dans ce pays de tomber du trottoir surtout que Reb continuait à discuter comme si de rien n'était à mes côtés. C'est seulement lorsqu'on a vu Fred s'élancer tel un chevalier fougueux que l'on s'est dit qu'il se passait quelque chose d'étrange. En fait c'était tout simplement un gros monsieur adipeux imbibé d'alcool qui n'avait pas vu le trottoir et qui était coincé sous son fauteuil, la tête sur la chaussée. Le problème c'est qu'il pesait lourd le bougre! Mais avec nos trois paires de bras nous arrivâmes à bout et du fauteuil et du monsieur: nous les vîmes repartir à l'horizon.

Ce matin, jour du seigneur, nous nous sommes offerts le luxe de bruncher. Reb et Fred m'en parlaient depuis un mois donc j'avais hâte de découvrir cette caverne d'Ali Baba. En effet je ne fus pas déçue: buffet à volonté de saucisse, bacon,omelette, beignet de pomme de terre, gaufres, pancakes, sirop d'érable, cottage cheese, fruits, crèmes, patisseries, donuts, et surtout cerise sur le gâteau vous dirait Reb un magnifique rosbeef saignant sur lequel elle a terminé son repas aprés la tarte au citron meringuée.

Prêts pour de nouvelles aventures, nous nous sommes dirigés vers le super marché en passant par le quartier homosexuel, fort pittoresque je dois avouer. L'heure que nous avons passée au supermarché a été une vraie découverte anthropologique: tout est conditionné en grande quantité...comme si les américains du nord devaient manger quatre fois plus que nous pauvres européens. Pas étonnant après qu'il y ait autant de personnes qui préfèrent se déplacer en fauteuil roulant plutôt que de se bouger: c'est juste une question de flemme!!

Notre dimanche ne s'est pas limité à ces activités fort culturelles, nous avons fait une grande promenade depuis la maison jusqu'à casa loma sous une chaleur étouffante d'humidité. nous avons pu y rentrer en grugeant le gardien ( Rébecca a dit que cela lui rappelait un certain musée à chicago où David et elle avaient pu entrer en douce tandis que Karine s'était fait prendre!). C'est un grand château médiéval du 19ème siècle, cherchez l'erreur! C'est très beau et fastueux malgré son apparence walt disney. Ça fait mal au coeur de penser que sir Henry Pellatt et sa lady n'y ont habité que dix ans après trois ans de travaux et trois millions cinq cents mille dollars de l'époque.
Voilà pour la première journée, il est quatre heures du matin en France, on va aller coucher Fred car lui a cours demain. Mais on n'oubliera pas de lui chanter sa comptine préférée que Rébécca m'a apprise: "sardine à l'huile que fais-tu là? ouachichi, ouachacha. sardine à l'huile que fais-tu là? c'est pas toi le chat chat chat." N'est ce pas scandaleux d'apprendre cela à des minots de 2 ans?!








jeudi 11 septembre 2008

Jeudi

Oui, je sais, ça devient moins régulier. Plus de boulot, donc moins de temps pour taper du blog, et pis fatigué, aussi, ouhllaaaa... pas mal, quoi.

C'est vrai que notre rythme est un peu ardu. Lever à 6h20, vu qu'on est deux à se préparer et qu'on a qu'une salle de bain, puis petit déj' : on pourrait le prendre sur le pouce pour gagner du temps, mais on aime bien s'installer. Ce n'est pas le cas de la majorité des Canadiens, apparemment, qui se promènent tous dans le métro avec une énorme mug, qu'on pourrait même appelé une choppe (du volume de celle de Munich, mais plutôt remplie de café, de thé ou de chocolat). C'est amusant et vraiment caractéristique, parce qu'ils ont tous et toutes ça dans la main.

Notre bus passe sur le coup de 07h30. Il ne vaut mieux pas qu'on le manque, le suivant étant 20 minutes plus tard. Puis métro et boulot.
Le retour est un peu pénible : les bus sont rares, et donc pleins-bondés-bourrés-archi à craquer. Certains passent même sans s'arrêter, vu qu'il n'y a plus de places...Et d'autres font des pauses - d'étranges pauses. Je ne sais pas si c'est bien réglementaire : ainsi, hier, Rébecca était dans l'un de ces fameux bus archi-pleins, lorsque le chauffeur s'est arrêté pour aller s'acheter une part de pizza chez Pizza-Pizza (véridique). Je ne sais pas ce qui est le plus étonnant : qu'il ait patienté 5 minutes sans s'inquiéter pour avoir sa part, ou que personne dans le bus n'ait râlé ? Personne n'a rien dit. Ils ont un peu l'esprit suisse, par ici. Rébecca bouillait un peu, on s'en doute, mais il lui paraissait difficile de soutenir une engueulade avec un chauffeur de bus, qui connait nettement plus de gros mots anglais qu'elle.

Hormis ce genre d'épisode, nous sommes à la maison entre 17h30 et 18h15. La soirée est relativement courte, sachant qu'on est au lit à 22h maxi, bien fatigués. Je ne sais pas si c'est la reprise - après deux mois légèrement décalés - qui nous rend les choses difficiles, mais j'ose espérer que ça va s'arranger.

A part ça, aujourd'hui j'ai été "interviewé" par la directrice de la communication de TFS (je vous rappelle que c'est une école privée, donc une entreprise) afin de faire ma présentation sur "Communiqué", le nouveau site de l'école (cherchez pas, c'est accessible seulement aux profs et aux parents). L'interview s'est, ce qui est tout à fait normal pour une école bilingue, déroulée en anglais. Je dois avouer que je commence presque à me sentir à l'aise, c'est encourageant. Et ça peut me servir en classe, car les élèves ont la fâcheuse tendance à me répondre en français, mais à bavarder en anglais. J'aime autant savoir de quoi ils bavardent.
Par ailleurs, cela me permet de mieux converser avec ma collègue Susan - dont j'ai cru au début, il y a deux semaines, qu'elle me faisait la gueule parce que j'étais français ; en fait, elle fait la gueule tout court. Cependant, son bureau est juste à côté du mien. Donc j'essaie de dialoguer. Mais assez fréquemment, la conversation se termine par un "ahah... " confus et plein d'incompréhension - aussi de bien de ma part que de la sienne, d'ailleurs. Bref, ce n'est pas vraiment du dialogue. Encore que, aujourd'hui, j'ai tout compris et elle aussi. Donc : je progresse en anglais (je vous l'avais bien dit !).

Rébecca n'est pas spécialement captivée par son boulot. Certes, les bambins sont mignons, certes ils n'ont pas une maladie incurable et ne vont pas mourir demain (gros avantage par rapport aux pauvres gosses qui logent à l'Hôtel-Dieu), mais ce n'est pas un job qui demande beaucoup de réflexion ni de technique ou de quoi que ce soit. Quant aux parents, certains sont légèrement flippés. Une mère d'élève est venu la voir hier parce qu'elle a récupéré son moutard avec une petite bosse sur le front. La bosse était si petite qu'elle ne s'en est aperçue que dans la soirée. Sans compter que, si ça se trouve, c'est arrivé chez elle. Un gamin, ça bouge, et ça se fait mal - c'est étudié pour. Mais les parents canadiens n'ont pas l'air de concevoir clairement ce qui est risqué et ce qui est normal.
Les cacahuètes, c'est HYPER dangereux - on vous l'a dit et répété. Mais le nuage produit par les deux cents bagnoles moteurs allumés devant l'école chaque soir (car tous les gosses de TFS viennent et repartent en voiture, ou presque), ça : ce n'est pas dangereux pour la santé. Sans blague, l'autre soir, j'avais presque du mal à respirer.

Pour revenir à Rébecca, elle a lancé le processus pour obtenir son équivalence d'infirmière. Le hic, c'est que ça risque d'être un peu long. Patience donc, elle va devoir s'habituer un peu au monde de l'enseignement.

A propos de monde de l'enseignement, je voudrais juste signaler qu'il y a une méchante coquille sur le deuxième mot du site du collège Fernand Gregh. Tapant moi-même pas mal des textes divers, je comprends que ça puisse arriver. Le tout est de se relire et de le corriger ;-) J'attends vos remarques à propos de ce message, parce que je n'ai plus tellement les yeux efficaces !

lundi 8 septembre 2008

Lundi

Ma première journée "normale", c'est-à-dire 8h30 - 16h. Eh oui, seulement 6h de cours par jour pour les élèves. Du coup, même en fin de journée, ils sont encore tout à fait capables de se concentrer, à tel point d'ailleurs que mes 3e cet après-midi m'ont assommé de questions à propos des cartes que nous étudiions. Du coup, j'ai déjà pris un peu de retard. Ce n'est pas bien grave, dans la mesure où, selon mes calculs, je dispose du double d'heures sur l'année pour boucler le programme (Sans compter que ce sont des heures de 60 minutes et pas de 55). C'est pas beautiful, ça ?

J'ai apprivoisé aujourd'hui la photocopieuse, non sans avoir gâché quelques feuilles. Non, je ne suis pas spécialement limité (je veux dire intellectuellement, parce que concernant le nombre de photocopies, c'est carrément illimité et incontrôlé !), mais la photocopieuse est d'un modèle légèrement plus élaboré que ce qu'on trouve dans l'académie de Créteil. Figurez-vous qu'elle perfore les feuilles (pour les classeurs) et qu'elle les agrafe aussi. A propos, j'ai découvert que les Canadiens n'utilisent absolument pas le format A4 pour le papier. C'est idiot, mais du coup mes feuilles ramenées de France dépassent du classeur (je reconnais que ce n'est pas du plus haut intérêt pour la science, mais ce sont les petits détails qui font le grand tout de la vie et si pierre qui roule n'amasse pas mousse, petit à petit l'oiseau fait quand même son nid......). Tout ça pour dire qu'on est quand même bien équipé.

Enfin, pas pour tout. Il n'y a pas de sonnerie. Jamais. C'est assez perturbant, voire pénible parce que d'une part on est là, à surveiller l'heure pour ne pas lâcher les élèves en retard, et d'autre part certains ne se sentent absolument pas tenus d'arriver à l'heure. Ce matin, l'arrivée des 3e s'est égrainée sur quatre à cinq minutes.
Par contre, il y a des haut-parleurs, avec des messages diffusés de temps en temps, comme chez Carrefour. "De temps en temps", c'est aussi en plein cours, puisqu'il y a des haut-parleurs dans toutes les salles. Et les messages sont dans un français que nous qualifierons d'approximatif, du genre : "Lè élève (machinchose), allè-z-y a le bureau de attendance" (en gros, t'es convoqué à la vie scolaire). Ça m'a fait rire deux fois, mais vingt fois par jour, c'est un peu pénible : personne ne pourrait donner à la pauvre fille qui jargonne ainsi un genre de phrase type, où elle n'aurait qu'à mettre les noms des convoqués ?
Bon, je la ramène pas trop, parce que c'est un bel effort d'utilisation du français. Personnellement, je fais des efforts pour parler en anglais, et ça ne doit pas être bien brillant non plus. Mes conversations avec ma collègue Susan, qui ne parle pas un mot de français et a un accent assez terrible, tournent souvent court. Je vous raconterai ça bientôt.

samedi 6 septembre 2008

Chinatown (ahhh, la Chine...ses pyramides, ses kangourous...)

Josette m'avait proposé cet après-midi d'aller chez elle pour me montrer comment utiliser "markbook". Autant le dire tout de suite à mes collègues de Fernand Gregh : faites tout pour obtenir de travailler avec un logiciel comme ça ! On rentre les notes, il en ressort des moyennes pondérées, des stats sur la classe, des documents pour les parents...et des tas de trucs que je n'ai pas encore découverts. Le seul hic, c'est que ce n'est pas avec ce logiciel que l'école fait ses bulletins, et qu'il faut donc recopier ces moyennes dans une autre application. A part ça, c'est vraiment super.

A 18h30 Rébecca nous a rejoint; elle avait préféré resté un peu à la maison, pour se remettre de sa semaine et se préparer pour la prochaine. C'est vrai que le trajet qu'elle a à faire chaque jour est franchement long (1h aller, 1h retour, avec des bus bondés), et qu'elle passe la journée debout - d'autant plus qu'il n'y a pas de chaise taille "adulte" dans son école. Étrange, non ?

Nous sommes allés dîner avec Josette et Thomas dans un resto viêtnamien pas très loin de chez eux, à l'angle de Gerrard Street et Bayview. C'est le quartier chinois.
Le resto était vraiment très bon. On est à peu près sûrs de ne pas avoir mangé de la viande avariée depuis trop longtemps, car les services d'hygiènes ici sont intraitables. Les restaurants doivent avoir une affiche, qui présente l'une de ces trois couleurs : soit vert (hygiène impeccable), soit orange (infraction aux règles d'hygiène - d'après Thomas, il peut s'agir parfois d'une infraction très limitée, du genre un employé qui ne porte pas son chapeau le jour de la visite), soit rouge (restaurant fermé). Le fait que ce soit affiché et public met évidemment une grosse pression sur les restaurateurs, qui peuvent être contrôlés à tout moment et pour qui une affiche orange peut avoir un effet désastreux sur la clientèle.
C'est vrai que le resto de ce soir (affiche verte) inspirait vraiment confiance, et on n'est même pas encore malade !

Nous avons ensuite fait un tour dans un magasin, genre épicerie, rien que de l'importation chinoise. Impressionnant, parce qu'on a parfois du mal à savoir ce que contiennent les paquets, d'autant que tout est écrit en chinois. Rien de très appétissant en tout cas, avec la viande entreposée en tas derrière des vitres sales, et des herbes très exotiques, voire bizarres. D'après Josette et Thomas, ce genre de magasin vaut vraiment le coup pour les fruits et légumes frais.
Il faut reconnaître que tous les deux (Thomas et Josette, pas les fruits et légumes) nous sont vraiment d'une aide précieuse et nous donnent des tuyaux de grande utilité. Ainsi nous avons appris qu'il n'était pas nécessaire de débourser 70 dollars en taxi pour rejoindre l'aéroport : il suffit de prendre l'un des cars qui partent des grands hôtels du centre-ville et vont directement à l'aéroport, le tout pour 10 dollars tout au plus.
Pour les gens que ça intéresse et qu'on ne pourra peut-être pas venir chercher à leur sortie de l'avion, ces cars font aussi le trajet dans l'autre sens - oui, car aucun train ne relie l'aéroport à la ville de Toronto.

Sur ce, bon courage à ceux qui, de retour de Corse à ce qu'il me semble, ne vont pas tarder à retourner bosser. Bon courage aussi à ceux qui retournent faire tourner F. Gregh pour de bon (avec des collègues décidément charmants, fins et cultivés, d'après ce qu'on me dit). Bon voyage, enfin, à ceux qui pendant ce temps seront en Crète !

vendredi 5 septembre 2008

Avec les élèves

Après avoir arpenté et découvert l'école sans les élèves - voir les épisodes précédents depuis la semaine dernière - je les ai enfin VU.
Pas très différents physiquement de ceux de France, si ce n'est qu'ils portent un uniforme (plus ou moins correctement), et qu'ils me semblent plus "jeunes". Les grades 7 (= 5e) ressemblent à des 6e, et les niveaux 2 (=3e) ressemblent à des 4e.

Hier, c'était la journée d'orientation. Autrement dit, on les accueillait pour leur donner emplois du temps et directives diverses. Ça c'était pour le matin. J'étais normalement de corvée pour distribuer tous les trucs (avec une classe de grade 7 avec laquelle je n'aurai même pas cours - comme vous le voyez, à la TFS, c'est parfois un bien beau bordel); mais comme nous étions deux profs par classe, la prof d'anglais qui était là m'a fait comprendre que ça n'avait aucune utilité d'être deux, et que je pouvais aller m'occuper ailleurs. Ce que j'ai fait, en me concertant un peu avec quelques collègues.
L'après-midi, c'était carrément l'intégration à la Harry Potter. Les élèves et le personnel sont répartis en "maison" (j'appartiens pour ma part à la maison Campbell - les noms des 6 maisons sont ceux des familles fondatrices de l'école - et mon Tshirt est rouge - car chacun devait se vêtir en l'honneur de sa maison), qui s'affrontaient dans un grand concours (seuls les élèves participaient aux épreuves). Je vous passe les détails, c'était franchement longuet pour quiconque avait plus de seize ans. D'ailleurs, les gosses s'occupaient absolument de tout, les adultes n'étant là que pour "superviser", c'est-à-dire regarder et attendre que ça se passe. On pourrait dire que les élèves se sont totalement emparés de l'établissement. Très anglo-saxon, comme truc, paraît-il. Moi, vers 15h, voyant qu'il y avait suffisamment de gens pour superviser, je suis aller bosser dans mon bureau. Pour me préparer un peu pour aujourd'hui.

Parce que, quand même, aujourd'hui, on a fini par aller en classe. Je n'y croyais plus. J'ai donc vu mes deux classes de niveaux 2 (voir traduction plus haut), et une de mes deux classes de grade 7 (même chose). Chacune de ces classes ne compte pas plus de 21 élèves (pour le grade 7), et les deux classes de niveau 2 ont 17 élèves. Je tiens à préciser que mes collègues trouvent le moyen de se plaindre du nombre de copies lorsqu'ils ont 20 élèves...
Les élèves semblent avoir, dans l'ensemble un assez bon niveau de connaissances ; il y a par contre de grosses différences dans le niveau en français, depuis le québécois (voire le français), jusqu'à celui qui émet des borborygmes proches du polonais version rurale et ivre. Il faut faire avec.
Dans l'ensemble, c'est vrai qu'ils ont l'air bien gentils, mais ce n'était que le premier jour.

mercredi 3 septembre 2008

Bienvenue dans le domaine de l'étrannnge !

Mardi et aujourd'hui, c'était la pré-rentrée. La vraie, pour tout le monde, anciens et nouveaux profs. Deux jours, oui. Je ne suis vraiment pas certain que ça demandait autant, mais bon.

Hier, grande assemblée avec petit déj' (ça devient habituel), re-présentation des nouveaux, mais cette fois pour tout le monde. J'ai pour ma part été présenté comme le Français arrivant tout droit de France, avec beaucoup d'expérience et tout, et tout, et qui habite Rosedale. C'est ce dernier élément qui a fait la plus grosse impression.
Puis nous avons eu une réunion juste pour l'école secondaire. Re-re-présentation des nouveaux arrivants. J'aime autant vous dire qu'on se souvenait déjà très bien de moi, pour la raison sus-citée.
L'après-midi, j'ai glandouillé, dans l'attente de mes collègues, tous en réunion "de niveaux" - je me demandais alors de quoi il s'agissait. Pendant mon attente, je suis allé percevoir (comme on disait à Bitche) mon laptop (=ordinateur portable) : c'est un bête PC, qui plante très bien, j'en suis content, oui oui.
Puis je suis parti, vu que mes collègues faisaient de même. Auparavant je suis passé à l'administration donner les documents qui leur manquaient, ainsi que - chose TRES importante - mes coordonnées bancaires, pour qu'ils puissent verser mon salaire directement sur mon compte. Je le précise pour la suite de l'histoire : on me demandait un chèque annulé (ils ne connaissent pas les RIB apparemment), mais comme il ne nous reste qu'un chèque, et qu'ils sont payant, on préfère le garder pour le loyer du mois prochain. J'ai donc donné mes coordonnées bancaires sur papier libre.

Aujourd'hui, petit déj' comme d'hab, puis tatatiiiiiiin : cours EPIPEN. Quoi t'est-ce que ?
C'est la picouse - un dérivé de l'adrénaline - que l'on doit faire à quelqu'un qui fait une réaction allergique. Je pensais que ce serait un genre d'heure de premiers secours. Erreur : c'était un cours de paranoïa ambiante. Et là, le titre du message d'aujourd'hui se justifie complètement, croyez-moi.
Pour un Canadien moyen, le monde est rempli de dangers, de terribles menaces qui, tapies dans l'ombre, attendent patiemment de faire basculer votre vie dans l'horreur absolue. Ne faites pas les innocents. Comment ? Vous persistez à ne pas comprendre. Alors je me lance et je mets les pieds dans le plat : les cacahuètes, par exemple, hein ? Et les gants en latex ? Et le métal ? Et les gâteaux d'anniversaires ? Et même l'eau ? Et...euh..à peu près tout en fait.
Oui, les Canadiens sont très allergiques. Il paraît que c'est parce qu'ils ont un environnement trop aseptisé et qu'ils mangent trop de mac do. Alors parmi les étrangetés entendue ce matin, il y a : sur les cartes d'anniversaire pour les gosses, en bas, apparaît de plus en plus, entre Winnie Pouh et Mickey, la mention "veuillez signaler si votre enfant présente une allergie". Une des politiques principales de l'école vise à abolir la cacahuète des locaux ; parce que, tenez-vous bien : la cacahuète peut agir de façon létal non seulement par absorption, mais aussi par olfaction ; DONC, ne donnez pas de cacahuète à manger à votre enfant en semaine ou le dimanche soir, car il pourrait tuer un de ses camarades, rien que en...rôtant ! (je jure sur la tête de mon neveu que tout cela a réellement été expliqué, et le plus sérieusement du monde, ce matin même, par un infirmier). Si quelqu'un tombe évanoui ou se blesse, méfiez-vous en le manipulant avec vos gants en latex, car il se peut que vous l'acheviez...
Les gamins repérés comme allergiques sont donc tenus de se promener avec leur seringue d'EPIPEN en tous lieux. Les pauvres doivent être complètement flippés, et se croire sur le point de casser leur pipe par étouffement à tout instant. Ça me rappelle ce que Josette (qui quoique française d'origine, se sentait extrêmement concernée par les explications de ce matin) nous a raconté à propos du conditionnement de type "Pavlov" inculqué aux gamins dans les écoles canadiennes : "Stranger, danger !" ("Etranger, danger"), voilà ce qu'un gamin doit apprendre à crier, par réflexe, dès qu'il est en présence d'un étranger qui lui paraît menaçant. Juste leur dire de ne pas manger les bonbons de papi ou de ne pas monter en voiture avec un étranger, ça suffit en France, nan ?
Bon, j'arrête avec ça. Les pauvres.

Cet après-midi, réunions, à nouveau, de "niveaux", mais cette fois j'étais convié. Que fait-on dans ces réunions ? On passe en revue toute la liste des élèves du niveau, et on les décrit. En gros on leur colle des étiquettes. J'ai trouvé ça un peu dommage, même si je conçois fort bien que c'est pour mieux satisfaire la clientèle...Ça aussi, ça fait partie du domaine de l'étrange.

Pour finir, j'ai été contacté par e-mail par l'administration, qui me demande mes coordonnées bancaires. Ah ! enfin, un truc connu : c'est le même bordel qu'en France, ça fait plaisir. Dans le même ordre d'idée : la banque nous écrit pour nous annoncer l'arrivée de la carte de crédit que nous avons depuis bientôt une semaine. Ils ne sont pas si différents de nous ces Canadiens, finalement.

mardi 2 septembre 2008

Rentrée des classes

Dure journée. Lever à 6h30, Départ de la maison à 7h30 pour Fred et moi. J'ai mis une petite heure pour rejoindre l'école (bus, métro et encore bus). Horaires assez sympa puisque j'ai travaillé de 8h30 à 16h30 avec une heure de pose pour déjeuner. Les enfants sont vraiment très mignons et très attachants mais vraiment très fatiguants!
De 8h30 à 9h les enfants sont tous ensembles (grands et petits) puis Madame Ginette (ma collègue) et moi prenons les petits dans leur classe pour faire quelques activités pédagogiques.
L'heure de la collation arrive assez vite (1Oh) puis nous allons en récréation ( de 10h30 à 11h30).
Ensuite vient l'heure du déjeuner puis de la sieste. C'est à ce moment là que je prends ma pause.
Dès qu'ils se réveillent, nous relançons quelques activités puis c'est l'heure du goûter. Nous repartons en récréation vers 15h30, 16h et les parents viennent chercher leurs moutards. Voici en gros une journée type. Le tout évidemment saupoudré de changements de couches, de mouchages de nez et de lavages de mains.
Je crois que je vais vraiment aimer ce travail!
Fred quant à lui a passé la journée en réunion, il n'entrera en contact avec les aliens (comprenez les collégiens) que vendredi. Il a un super portable tout neuf et il " se la pète grave"... pour l'instant!
Notre canapé a été livré sans encombre et je crois que nous pouvons enfin dire que nous sommes installés pour de bon. Enfin.

Je tiens à remercier Arnaud qui a illuminé ma journée en me transmettant le bon souvenir d'une certaine personne qui me manque terriblement!!!
A très bientôt

lundi 1 septembre 2008

High Park

Pour bien profiter de notre ultime jour de vacances, très ensoleillé, nous sommes allés pique-niquer et faire un tour dans High Park. C'est un très grand parc qui se trouve à l'ouest de la ville. Ayant mis les accumulateurs de l'appareil photo à charger durant 48 h, nous avons pu prendre une grosse poignée de photos, dont je vous fait profiter, bande de veinards !

Tout d'abord, une photo de notre living, avec la table récupérée chez Christina. Demain, tout cela va changer, car nous aurons notre beau canapé !






Il y a souvent de petites sources qui traversent le parc, et parfois des petits ponts qui les enjambent. Le tout est entretenu comme un jardin, c'est donc très joli.









Il y a aussi des oies bernaches, comme vous pouvez le voir sur cette photo (au second plan, pas au premier).










En bas du parc se trouve un petit lac. Rébecca l'a vu gelé cet hiver en se promenant avec Karine. Il paraît que beaucoup de gens font aussi du ski de fond dans le parc à ce moment-là. On a du mal à imaginer par ce temps.





Certains endroits du parc font assez sauvages. Il est suffisamment grand pour abriter des animaux (ici, une biche...).
Pour notre part, nous avons pu observer un pic (pas vert - celui-là était noir et blanc) qui martelait un tronc d'arbre, et nous avons aperçu un espèce de grand truc qui devait être un héron.




Au final, une chouette journée, qui nous a un peu crevé (nous avons marché un bon moment). Rébecca se remet peu à peu de son angine. Nous sommes presque au mieux de notre forme pour aller bosser.
Bon courage à ceux qui bossent déjà !