Cédant aux sirènes de la consommation à crédit et au manque patent de canapé, nous avons décidé aujourd'hui d'aller à ikéa. Bien mal nous en a pris, car c'était marée haute : des gens partout dans tous les sens, des canapés à la cuisine et du sol au plafond. Il y avait tant de monde qu'une file d'attente d'une bonne demi-heure s'était formée rien que pour avoir un chariot.
Nous espérions pouvoir être livrés cet après-midi mais ils ne livrent pas le dimanche : nous n'aurons donc notre superbe canapé avec sa housse blanche (lavable), une table pour enfant détournée en table basse et notre fauteuil en rotin que mardi soir ( et pas demain pour cause de labour day, comprenez fête du travail).
Pour nous remettre de cette douloureuse épreuve nous avons, ce soir encore, exploré notre quartier et découvert des maisons tout aussi splendides que celles d'hier.
Rébecca se rétablit peu à peu, plus de température aujourd'hui mais angine qui se transforme en grosse sinusite. Votre serviteur pour l'instant se porte bien et reste éloigné de la zone contaminée.
Demain dernier jour de vacances (booouuuhhhh).
dimanche 31 août 2008
samedi 30 août 2008
Monsieur bricolage
Comme convenu avec lui hier, Ted le proprio est venu aujourd'hui refaire le sol de la salle de bain. Il a sans doute cru que ce serait facile et rapide (il s'agissait "juste" de coller des dalles en plastique), et ne voulait vraisemblablement pas payer quelqu'un à le faire, contrairement à ce qu'il avait d'abord annoncé. Il aurait mieux fait, à mon avis, ça lui aurait pris moins de temps !
En effet, arrivé vers 11h30, il n'avait toujours pas fini à 16h30, heure à laquelle il a fait un "break", pour aller manger (il ne s'était pas arrêté un instant depuis le début).
Le break en question à quand même duré 2 heures - on a déjà affaire à un bon break ! C'est lorsqu'il est parti en voiture, avec tout le souc laissé en vrac dans notre salle de bain, que j'ai pris le mors au dent pour finir son boulot.
Il est revenu avant que je termine, et n'a pas eu l'air très content que je m'en sois mêlé ; mais j'ai quand même bien fait, sans quoi il aurait sûrement fait des découpes de dalles auto-collantes le nez dans la cuvette des toilettes pour le restant de la nuit.
Comme nous hésitions à le laisser seul dans l'appartement (il est gentil mais bizarre, je vous dirai par la suite pourquoi) nous avons passé la journée ici. Vu que Rébecca est malade (en termes techniques: angine virale avec hyperthermie c'est-à-dire mal de gorge et nez qui mouche) on ne serait pas sorti bien loin de toute façon.
Nous avons malgré tout fait notre ballade dans le quartier. Que de grosses grosses maisons! Et que de grosses grosses voitures : ils doivent faire des prix, chez BMW.
C'est au détour d'une rue que nous avons croisé notre cher propriétaire qui nous a délibérement ignoré, voire évité, en nous tournant le dos et en attendant bêtement sur le trottoir d'en face.
Quand je vous dis qu'il est bizarre!!!
En tout cas ça ne nous a pas gâché notre petite promenade, au final très agréable.
En effet, arrivé vers 11h30, il n'avait toujours pas fini à 16h30, heure à laquelle il a fait un "break", pour aller manger (il ne s'était pas arrêté un instant depuis le début).
Le break en question à quand même duré 2 heures - on a déjà affaire à un bon break ! C'est lorsqu'il est parti en voiture, avec tout le souc laissé en vrac dans notre salle de bain, que j'ai pris le mors au dent pour finir son boulot.
Il est revenu avant que je termine, et n'a pas eu l'air très content que je m'en sois mêlé ; mais j'ai quand même bien fait, sans quoi il aurait sûrement fait des découpes de dalles auto-collantes le nez dans la cuvette des toilettes pour le restant de la nuit.
Comme nous hésitions à le laisser seul dans l'appartement (il est gentil mais bizarre, je vous dirai par la suite pourquoi) nous avons passé la journée ici. Vu que Rébecca est malade (en termes techniques: angine virale avec hyperthermie c'est-à-dire mal de gorge et nez qui mouche) on ne serait pas sorti bien loin de toute façon.
Nous avons malgré tout fait notre ballade dans le quartier. Que de grosses grosses maisons! Et que de grosses grosses voitures : ils doivent faire des prix, chez BMW.
C'est au détour d'une rue que nous avons croisé notre cher propriétaire qui nous a délibérement ignoré, voire évité, en nous tournant le dos et en attendant bêtement sur le trottoir d'en face.
Quand je vous dis qu'il est bizarre!!!
En tout cas ça ne nous a pas gâché notre petite promenade, au final très agréable.
vendredi 29 août 2008
Vacances n°2
Journée quasiment identique à celle d'hier: repos!
Nous sommes allés chercher notre "credit card" , celle qui nous donne des sous même quand on n'en a pas! On ne pense pas s'en servir ( sauf en cas d'urgence) mais c'est presque obligatoire d'en avoir une ici pour créer un historique banquaire afin de pouvoir prendre un abonnement téléphonique ou acheter une voiture, etc, etc...
Le type de la banque s'est souvenu de moi (et de mon inimitable accent), à tel point qu'il m'a donné la carte sans même vérifier ma pièce d'identité.
Revenus à la maison, il fallait encore activer la carte, en téléphonant à un numéro spécial. Intéressant système d'escroquerie, puisque l'intervenante (parlant français) a la difficile tâche de retenir le client au téléphone en lui posant un tas de questions idiotes et en essayant de lui vendre l'assurance la meilleure du monde - le temps que les unités de téléphones défilent, genre audiotel. Evidemment, ce n'est qu'au moment où elle est à court de munitions qu'elle confirme que la carte est bien activée.
Nous ne sommes pas encore aller faire une marche dans notre quartier mais ça ne saurait tarder, on attend que l'humidité baisse un peu. Il fait en effet super moite (75% d'humidité) et c'est très désagréable.
Je suis quand même allé courir dans la vallée qui est juste à côté de chez nous. Ce sont des bois, avec des écureuils (mais c'est vrai qu'il en y en a partout en ville aussi...) ; l'humidité était telle qu'une espèce de brume tropicale flottait entre les arbres. J'ai eu un peu de mal, d'autant que la moitié du parcours était en montée. Mais ça fait quand même du bien.
Bon barbecue à ceux qui en organisent, puisque apparemment le temps en France le permet !
Nous sommes allés chercher notre "credit card" , celle qui nous donne des sous même quand on n'en a pas! On ne pense pas s'en servir ( sauf en cas d'urgence) mais c'est presque obligatoire d'en avoir une ici pour créer un historique banquaire afin de pouvoir prendre un abonnement téléphonique ou acheter une voiture, etc, etc...
Le type de la banque s'est souvenu de moi (et de mon inimitable accent), à tel point qu'il m'a donné la carte sans même vérifier ma pièce d'identité.
Revenus à la maison, il fallait encore activer la carte, en téléphonant à un numéro spécial. Intéressant système d'escroquerie, puisque l'intervenante (parlant français) a la difficile tâche de retenir le client au téléphone en lui posant un tas de questions idiotes et en essayant de lui vendre l'assurance la meilleure du monde - le temps que les unités de téléphones défilent, genre audiotel. Evidemment, ce n'est qu'au moment où elle est à court de munitions qu'elle confirme que la carte est bien activée.
Nous ne sommes pas encore aller faire une marche dans notre quartier mais ça ne saurait tarder, on attend que l'humidité baisse un peu. Il fait en effet super moite (75% d'humidité) et c'est très désagréable.
Je suis quand même allé courir dans la vallée qui est juste à côté de chez nous. Ce sont des bois, avec des écureuils (mais c'est vrai qu'il en y en a partout en ville aussi...) ; l'humidité était telle qu'une espèce de brume tropicale flottait entre les arbres. J'ai eu un peu de mal, d'autant que la moitié du parcours était en montée. Mais ça fait quand même du bien.
Bon barbecue à ceux qui en organisent, puisque apparemment le temps en France le permet !
jeudi 28 août 2008
Vacances !
Aujourd'hui, relâche ! On a fait la grasse mat' jusqu'à 11h. Je crois qu'on en avait pas mal besoin, depuis une semaine que nous nous agitons dans tous les sens. C'est quand même appréciable de se lever tranquille dans un appart dans lequel on commence furieusement à se sentir chez soi.
Les placards étant parfaitement vides, nous sommes allés faire des courses jusqu'au No frill's situé sur Sherbourn Avenue (note : je persiste à donner des adresses, des fois que certains acharnés parmi vous feraient des recherches avec le plan de Toronto - je suis sûr qu'il y en a !). Armés de nos deux cabas, nous sommes donc montés dans le bus : les acharnés dont je parlais plus haut pourront en effet s'apercevoir que ce n'est pas juste à côté de chez nous. Nous voulions prendre les oeufs liquides en photos mais notre appareil nous a encore lâché. On a quand même réussi à trouver des aliments potables!
Nous avons passé une après midi cocooning dans notre salon en écoutant la pluie - un vrai temps d'octobre, gris et froid. Ça sent la rentrée !
En début de soirée nous avons quand même décidé de sortir de notre tanière et nous sommes allés faire un tour chez honest'Ed (une institution ici : un grand magasin plein de trucs pas chers. Je me demande si j'en ai déjà parlé) pour trouver des cintres, des cahiers et un couteau qui coupe (il est évident que nous avons décidé de ne vous épargner aucun détail concernant cette palpitante journée !).
De retour à la maison petit dîner composé de salade verte, d'un frichti de pommes de terre le tout saupoudré d'une bonne couche d'ail pour améliorer notre circulation sanguine, et notre haleine par la même occasion! Je crois que c'est l'un des premiers repas "fait maison" dont nous soyons satisfaits depuis un certain temps.
Demain, la météo prévoyant le même temps pluvieux, nous allons certainement rester dans les environs et faire une promenade dans notre beau quartier.
Les placards étant parfaitement vides, nous sommes allés faire des courses jusqu'au No frill's situé sur Sherbourn Avenue (note : je persiste à donner des adresses, des fois que certains acharnés parmi vous feraient des recherches avec le plan de Toronto - je suis sûr qu'il y en a !). Armés de nos deux cabas, nous sommes donc montés dans le bus : les acharnés dont je parlais plus haut pourront en effet s'apercevoir que ce n'est pas juste à côté de chez nous. Nous voulions prendre les oeufs liquides en photos mais notre appareil nous a encore lâché. On a quand même réussi à trouver des aliments potables!
Nous avons passé une après midi cocooning dans notre salon en écoutant la pluie - un vrai temps d'octobre, gris et froid. Ça sent la rentrée !
En début de soirée nous avons quand même décidé de sortir de notre tanière et nous sommes allés faire un tour chez honest'Ed (une institution ici : un grand magasin plein de trucs pas chers. Je me demande si j'en ai déjà parlé) pour trouver des cintres, des cahiers et un couteau qui coupe (il est évident que nous avons décidé de ne vous épargner aucun détail concernant cette palpitante journée !).
De retour à la maison petit dîner composé de salade verte, d'un frichti de pommes de terre le tout saupoudré d'une bonne couche d'ail pour améliorer notre circulation sanguine, et notre haleine par la même occasion! Je crois que c'est l'un des premiers repas "fait maison" dont nous soyons satisfaits depuis un certain temps.
Demain, la météo prévoyant le même temps pluvieux, nous allons certainement rester dans les environs et faire une promenade dans notre beau quartier.
mercredi 27 août 2008
Orientation - Journée 2
Deuxième jour d'accueil à la TFS, toujours en anglais bien sûr.
Après un petit déj' un peu moins consistant qu'hier, puisque j'ai dû me contenter d'un café avec des fruits et un cake aux myrtilles (il n'y avait pas de jus de fruits...ma parole, mais ça se dégrade ou quoi ?!?), nous avons eu droit à deux courtes interventions : l'une sur les lignes téléphoniques internes à l'école, l'autre sur l'utilisation des ordinateurs - où l'on apprend que l'école est dotée d'un parc de 500 ordinateurs, renouvelés par quart chaque année, que tous les enseignants recevront un "laptop" (= un PC portable), que le wi-fi fonctionne dans toute l'école...On en fait des choses avec des dollars.
Puis nous avons eu une "formation" franchement ennuyeuse, mais obligatoire, sur la sécurité au travail. Les différentes instances gouvernementales du Canada, les syndicats et les entreprises se sont aperçus, à la vue des statistiques et après avoir pris connaissance de différentes enquêtes dont la fiabilité est au-dessus de tout soupçon qu'il y avait énormément d'accident du travail liés à la méconnaissance du danger de certains produits ou matériaux, et à leur mauvais usage. Ils ont donc décidé de mettre en place une politique de prévention, afin de bla bla bla... Oui, oui, le tout en anglais, avec un quiz enfantin mais néanmoins officiel à la fin, pour savoir si on a bien écouté. Ça va, j'ai eu tout bon.
Je suis ensuite aller remplir mes papiers officiels à l'administration, ainsi que des documents concernant les impôts (définitivement exhorbitants, avec un paiement à la source, et éventuellement d'autres frais en fin d'année), l'assurance sociale payée conjointement par les employés et l'école, et la caisse de retraite (placement intéressant, complété par l'école, argent que je pourrai récupérer en repartant du Canada...).
Après le déjeuner, à nouveau offert par l'école, nous avons eu une formation sur l'utilisation du réseau informatique. Le parc informatique, dont j'ai dit ce qu'il était, est entretenu par une équipe de 10 personnes (il faut bien ça). Une responsable nous a notamment expliqué l'utilisation d'une application appelée "First Class", qui permet de communiquer avec tout membre de la communauté scolaire (enseignants, administration, élèves...). C'est franchement impressionnant comme système, et en plus ça marche !
La pré-rentrée pour tout le monde (les "anciens" et les "nouveaux"), c'est mardi à 8h15. D'ici là, on va profiter de nos derniers jours de vacances, l'installation étant maintenant achevée : Rébecca a passé la moitié de sa journée à remettre les vêtements en état (la plupart étaient dans les valises depuis notre arrivée, vue l'exiguité du studio de Mutual Street) et à les ranger. Elle a aussi refait un coup de ménage, histoire d'être sûre.
Pour nous récompenser de nos efforts (les siens particulièrement), nous sommes allés au cinéma, voir Hellboy II. Amusant, crack-zim-boum à souhait, pas fatigouaillant pour l'esprit. Américain : c'est ça ! Le cinéma, situé en plein centre ville, ne compte pas moins de 24 salles.
Il faut toujours qu'ils fassent les choses en grand, ces Canadiens !
Après un petit déj' un peu moins consistant qu'hier, puisque j'ai dû me contenter d'un café avec des fruits et un cake aux myrtilles (il n'y avait pas de jus de fruits...ma parole, mais ça se dégrade ou quoi ?!?), nous avons eu droit à deux courtes interventions : l'une sur les lignes téléphoniques internes à l'école, l'autre sur l'utilisation des ordinateurs - où l'on apprend que l'école est dotée d'un parc de 500 ordinateurs, renouvelés par quart chaque année, que tous les enseignants recevront un "laptop" (= un PC portable), que le wi-fi fonctionne dans toute l'école...On en fait des choses avec des dollars.
Puis nous avons eu une "formation" franchement ennuyeuse, mais obligatoire, sur la sécurité au travail. Les différentes instances gouvernementales du Canada, les syndicats et les entreprises se sont aperçus, à la vue des statistiques et après avoir pris connaissance de différentes enquêtes dont la fiabilité est au-dessus de tout soupçon qu'il y avait énormément d'accident du travail liés à la méconnaissance du danger de certains produits ou matériaux, et à leur mauvais usage. Ils ont donc décidé de mettre en place une politique de prévention, afin de bla bla bla... Oui, oui, le tout en anglais, avec un quiz enfantin mais néanmoins officiel à la fin, pour savoir si on a bien écouté. Ça va, j'ai eu tout bon.
Je suis ensuite aller remplir mes papiers officiels à l'administration, ainsi que des documents concernant les impôts (définitivement exhorbitants, avec un paiement à la source, et éventuellement d'autres frais en fin d'année), l'assurance sociale payée conjointement par les employés et l'école, et la caisse de retraite (placement intéressant, complété par l'école, argent que je pourrai récupérer en repartant du Canada...).
Après le déjeuner, à nouveau offert par l'école, nous avons eu une formation sur l'utilisation du réseau informatique. Le parc informatique, dont j'ai dit ce qu'il était, est entretenu par une équipe de 10 personnes (il faut bien ça). Une responsable nous a notamment expliqué l'utilisation d'une application appelée "First Class", qui permet de communiquer avec tout membre de la communauté scolaire (enseignants, administration, élèves...). C'est franchement impressionnant comme système, et en plus ça marche !
La pré-rentrée pour tout le monde (les "anciens" et les "nouveaux"), c'est mardi à 8h15. D'ici là, on va profiter de nos derniers jours de vacances, l'installation étant maintenant achevée : Rébecca a passé la moitié de sa journée à remettre les vêtements en état (la plupart étaient dans les valises depuis notre arrivée, vue l'exiguité du studio de Mutual Street) et à les ranger. Elle a aussi refait un coup de ménage, histoire d'être sûre.
Pour nous récompenser de nos efforts (les siens particulièrement), nous sommes allés au cinéma, voir Hellboy II. Amusant, crack-zim-boum à souhait, pas fatigouaillant pour l'esprit. Américain : c'est ça ! Le cinéma, situé en plein centre ville, ne compte pas moins de 24 salles.
Il faut toujours qu'ils fassent les choses en grand, ces Canadiens !
mardi 26 août 2008
Toronto French School - Orientation Session Day One
Comme vous le voyez dans ce titre, je suis déjà bilingue ;-)))
Sans blague, j'ai passé la journée à écouter une majorité de discours en anglais, j'ai pour ainsi dire tout compris (bien plus en fait que ce dont je me croyais capable), mais ça m'a demandé une telle concentration que j'ai la tête farcie (bien plus - également- qu'elle ne le serait après une journée de ce genre).
A la TFS, tout le monde parle anglais couramment, et beaucoup de gens parlent français. Mais on ne sait pas qui. Et parfois deux québécois qui ne se connaissent pas entament une conversation en anglais. Et il s'avère que je suis, et de loin, celui dont le niveau anglais est le plus indigent.
Après un trajet d'une grosse demi-heure en bus et métro, je suis donc arrivé à l'école, où nous attendait un petit-déj (café, thé, jus de fruits, fruits, croissants, cakes aux fruits). Puis on a fait un genre de présentation par "branche" (car la TFS regroupe une école maternelle-primaire, une école secondaire, et une autre école primaire basée à Mississauga), où chacun de nous a dit son nom, ce qu'il faisait et d'où il venait. Le genre de séance parfaitement inutile, vu le nombre de noms et de qualifications à retenir, mais ça permet quand même de prendre conscience de la taille de l'école.
Puis le directeur, aussi nouveau que nous d'ailleurs, nous a fait une présentation de l'école, avant qu'on ne nous présente la convention collective, les avantages sociaux, etc, etc...
A midi, nous étions nourris d'un buffet froid. Puis on a fait une visite de l'école, depuis l'école secondaire jusqu'à la garderie. Entre autres choses, on a pu voir par exemple que les gamins de l'école primaire disposaient d'une salle informatique équipée...d'iMac. C'est pas beautiful, ça ?
Après ça, il y a eu une réunion spéciale pour les profs du secondaire. J'ai appris là deux trois choses intéressantes.
Par exemple, chers collègues, la perception de...disons..l'état de maturation des élèves n'est pas du tout la même. Ainsi, l'école primaire se termine ici à l'âge correspondant à la fin de 6e (=6e année dans le système ontarien). Donc les 5e (=7e année dans le système ontarien) sont considérés encore vraiment comme des "petits" (comme les 6e chez nous, en gros).
Finalement, la journée s'est achevée par une rapide intervention du président du syndicat (chose rarissime en Ontario), qui nous a finalement convié à aller boire une bière dans un pub. Me plait bien, ce type-là !
Nous étions une petite vingtaine au pub, l'ambiance était très sympa, en terrasse. J'ai pu parler avec des québécois, des torontois, beaucoup de bilingues, qui sautent allègrement d'une langue à l'autre...mais qui ont la fâcheuse tendance à passer intégralement en anglais dès qu'un seul anglophone non francophone est présent. Et moi, alors ?
Bof, m'en fous, je m'accroche !
Quant à moi (Rébecca), pendant ce temps là je suis restée à la maison comme une parfaite ménagère et j'ai fait... du ménage!!! Et oui la maison commence seulement devenir plus présentable.
J'ai également ciré une grande armoire en pin brut que nous avons trouvée d'occasion. Cela m'a pris pas mal de temps (elle est vraiment gigantesque) et ça m'a surtout intoxiquée. J'ai utilisé une espèce de teinture pour bois intitulée "early american" (américain colonial) qui donne l'aspect de chêne vieilli, c'est super joli mais qu'est ce que ça schlingue! J'en ai encore la gorge tout irritée.
Bref après les joies de la parfaite femme de maison ( je renonce même au titre), Fred et moi sommes retournés au canadian tire (god bless canadian tire) acheter une clef anglaise pour pouvoir monter des étagères dans le dressing , puis nous sommes allés faire une petite marche à la découverte de notre quartier qui est réellement magnifique. D'ailleurs dès que l'on dit que nous habitons à Rosedale (nom du quartier) les gens nous regardent avec de grands yeux car nous ne ressemblons pas à l'archétype de la population d'ici: genre sophistiqué, très branché, roulant en porsche, ferrari, et surtout bourré de pognon!
Notre location est dans une des rares maisons "habitables" comme vous avez pu voir sur la photo car toutes les autres maisons sont plus ou moins des palaces. Nous mettrons des photos de quelques spécimens à ne pas rater quand notre appareil photo voudra bien fonctionner! En tout cas c'est très agréable pour se ballader, on en a plein la vue comme qui dirait!
A bientôt pour de nouvelles aventures!!!
peite annonce personnelle: je fais un gros bisou à ma karinette!!!
Sans blague, j'ai passé la journée à écouter une majorité de discours en anglais, j'ai pour ainsi dire tout compris (bien plus en fait que ce dont je me croyais capable), mais ça m'a demandé une telle concentration que j'ai la tête farcie (bien plus - également- qu'elle ne le serait après une journée de ce genre).
A la TFS, tout le monde parle anglais couramment, et beaucoup de gens parlent français. Mais on ne sait pas qui. Et parfois deux québécois qui ne se connaissent pas entament une conversation en anglais. Et il s'avère que je suis, et de loin, celui dont le niveau anglais est le plus indigent.
Après un trajet d'une grosse demi-heure en bus et métro, je suis donc arrivé à l'école, où nous attendait un petit-déj (café, thé, jus de fruits, fruits, croissants, cakes aux fruits). Puis on a fait un genre de présentation par "branche" (car la TFS regroupe une école maternelle-primaire, une école secondaire, et une autre école primaire basée à Mississauga), où chacun de nous a dit son nom, ce qu'il faisait et d'où il venait. Le genre de séance parfaitement inutile, vu le nombre de noms et de qualifications à retenir, mais ça permet quand même de prendre conscience de la taille de l'école.
Puis le directeur, aussi nouveau que nous d'ailleurs, nous a fait une présentation de l'école, avant qu'on ne nous présente la convention collective, les avantages sociaux, etc, etc...
A midi, nous étions nourris d'un buffet froid. Puis on a fait une visite de l'école, depuis l'école secondaire jusqu'à la garderie. Entre autres choses, on a pu voir par exemple que les gamins de l'école primaire disposaient d'une salle informatique équipée...d'iMac. C'est pas beautiful, ça ?
Après ça, il y a eu une réunion spéciale pour les profs du secondaire. J'ai appris là deux trois choses intéressantes.
Par exemple, chers collègues, la perception de...disons..l'état de maturation des élèves n'est pas du tout la même. Ainsi, l'école primaire se termine ici à l'âge correspondant à la fin de 6e (=6e année dans le système ontarien). Donc les 5e (=7e année dans le système ontarien) sont considérés encore vraiment comme des "petits" (comme les 6e chez nous, en gros).
Finalement, la journée s'est achevée par une rapide intervention du président du syndicat (chose rarissime en Ontario), qui nous a finalement convié à aller boire une bière dans un pub. Me plait bien, ce type-là !
Nous étions une petite vingtaine au pub, l'ambiance était très sympa, en terrasse. J'ai pu parler avec des québécois, des torontois, beaucoup de bilingues, qui sautent allègrement d'une langue à l'autre...mais qui ont la fâcheuse tendance à passer intégralement en anglais dès qu'un seul anglophone non francophone est présent. Et moi, alors ?
Bof, m'en fous, je m'accroche !
Quant à moi (Rébecca), pendant ce temps là je suis restée à la maison comme une parfaite ménagère et j'ai fait... du ménage!!! Et oui la maison commence seulement devenir plus présentable.
J'ai également ciré une grande armoire en pin brut que nous avons trouvée d'occasion. Cela m'a pris pas mal de temps (elle est vraiment gigantesque) et ça m'a surtout intoxiquée. J'ai utilisé une espèce de teinture pour bois intitulée "early american" (américain colonial) qui donne l'aspect de chêne vieilli, c'est super joli mais qu'est ce que ça schlingue! J'en ai encore la gorge tout irritée.
Bref après les joies de la parfaite femme de maison ( je renonce même au titre), Fred et moi sommes retournés au canadian tire (god bless canadian tire) acheter une clef anglaise pour pouvoir monter des étagères dans le dressing , puis nous sommes allés faire une petite marche à la découverte de notre quartier qui est réellement magnifique. D'ailleurs dès que l'on dit que nous habitons à Rosedale (nom du quartier) les gens nous regardent avec de grands yeux car nous ne ressemblons pas à l'archétype de la population d'ici: genre sophistiqué, très branché, roulant en porsche, ferrari, et surtout bourré de pognon!
Notre location est dans une des rares maisons "habitables" comme vous avez pu voir sur la photo car toutes les autres maisons sont plus ou moins des palaces. Nous mettrons des photos de quelques spécimens à ne pas rater quand notre appareil photo voudra bien fonctionner! En tout cas c'est très agréable pour se ballader, on en a plein la vue comme qui dirait!
A bientôt pour de nouvelles aventures!!!
peite annonce personnelle: je fais un gros bisou à ma karinette!!!
lundi 25 août 2008
Ça prend tournure...enfin
Après trois jours de ménage/installation, nous sommes à peu près parés.
Hier, Rébecca a poursuivi sa mission de lessivage intensif et intégral de tout ce qui présente un tant soit peu une odeur ou des tâches suspectes - c'est-à-dire tous les sols et murs (et parfois plafonds aussi). Pour ma part, j'ai installé des moustiquaires aux fenêtres de la cuisine et de la chambre, et "réorganisé" la pléthore de poubelles que nous avions accumulé avec des ordures qui ne sont pas les notres. Par la même occasion, j'ai eu l'extrême plaisir de ramasser la poubelle pillée pendant la nuit par un racoon (un enfoiré de raton-laveur). Comme vous le voyez, on s'éclate comme des petits fous.
Aujourd'hui, le programme a été sensiblement le même, mais nous avons pu nous attaquer au living room, où se trouvait la tonne d'affaires diverses (meubles IKEA non-montés, valises, sacs, armoire d'occas...) que nous ne pouvions faire migrer ailleurs avant d'avoir fait le ménage. Pendant que je vaissellais les affaires un rien poussiéreuses données par Josette, Rébecca s'est transformée en Madame bricolage et a monté la bibliothèque et un meuble à étagères destiné à la cuisine. Je me suis également battu une bonne demi-heure avec une porte d'armoire récalcitrante.
Ted le proprio, que je suis parvenu à joindre par téléphone dans la journée, est passé vers 19h. Il a convenu de tous nos petits problèmes (un truc à refixer au-dessus de la fausse cheminée du living, le plancher pourri de la salle de bain, le bordel dans le basement (=cave) ) et nous a assuré que cela serait réglé dans quelques jours; il devrait payer quelqu'un pour les réparations, et faire quelque chose pour ranger le basement (encore que ce dernier point ne soit pas très clair, parce qu'il a pas arrêté de dire "we" c'est-à-dire "nous" concernant le nettoyage. Comptait-il que je l'aidâsse, le bougre ? A voir). Finalement, il nous a aussi donné le code pour faire fonctionner internet, et la connexion est quand même beaucoup plus confortable qu'à Mutual Street.
Demain, c'est presque mon premier jour, puisque je suis convié à deux journées d'accueil (mardi et mercredi) à la TFS. Le programme n'est pas trop chargé, mais je pense qu'une bonne partie des infos nous seront données en anglais. J'espère ne pas manquer des éléments importants.
Pour finir, et comme promis, quelques photos (d'autres suivront, dès que les accus de l'appareil seront rechargés, c'est toujours la même chose...) :
La maison vue depuis la rue.
En entrant, il y a tout de suite le living room, mais on n'a pas encore de photo présentable de l'endroit. Juste après, à droite de l'entrée, c'est un couloir :

Là, Rébecca sort juste de la chambre...
Dans laquelle elle venait d'entamer la salubre fumigation anti-moustique et odeur. A cette heure-là, il n'y avait toujours pas de lit...
...on en était encore à faire du gros ménage, par exemple ici dans la cuisine (par rapport au couloir, c'est tout au fond à gauche)
Mais finalement, vers 01H du mat, nous sommes allés nous coucher. Pas mal, la chambre, hein ?
Bon, il vous manque encore le living, la salle de bain et le jardin. Ce sera pour demain.
Bises à tous !
Hier, Rébecca a poursuivi sa mission de lessivage intensif et intégral de tout ce qui présente un tant soit peu une odeur ou des tâches suspectes - c'est-à-dire tous les sols et murs (et parfois plafonds aussi). Pour ma part, j'ai installé des moustiquaires aux fenêtres de la cuisine et de la chambre, et "réorganisé" la pléthore de poubelles que nous avions accumulé avec des ordures qui ne sont pas les notres. Par la même occasion, j'ai eu l'extrême plaisir de ramasser la poubelle pillée pendant la nuit par un racoon (un enfoiré de raton-laveur). Comme vous le voyez, on s'éclate comme des petits fous.
Aujourd'hui, le programme a été sensiblement le même, mais nous avons pu nous attaquer au living room, où se trouvait la tonne d'affaires diverses (meubles IKEA non-montés, valises, sacs, armoire d'occas...) que nous ne pouvions faire migrer ailleurs avant d'avoir fait le ménage. Pendant que je vaissellais les affaires un rien poussiéreuses données par Josette, Rébecca s'est transformée en Madame bricolage et a monté la bibliothèque et un meuble à étagères destiné à la cuisine. Je me suis également battu une bonne demi-heure avec une porte d'armoire récalcitrante.
Ted le proprio, que je suis parvenu à joindre par téléphone dans la journée, est passé vers 19h. Il a convenu de tous nos petits problèmes (un truc à refixer au-dessus de la fausse cheminée du living, le plancher pourri de la salle de bain, le bordel dans le basement (=cave) ) et nous a assuré que cela serait réglé dans quelques jours; il devrait payer quelqu'un pour les réparations, et faire quelque chose pour ranger le basement (encore que ce dernier point ne soit pas très clair, parce qu'il a pas arrêté de dire "we" c'est-à-dire "nous" concernant le nettoyage. Comptait-il que je l'aidâsse, le bougre ? A voir). Finalement, il nous a aussi donné le code pour faire fonctionner internet, et la connexion est quand même beaucoup plus confortable qu'à Mutual Street.
Demain, c'est presque mon premier jour, puisque je suis convié à deux journées d'accueil (mardi et mercredi) à la TFS. Le programme n'est pas trop chargé, mais je pense qu'une bonne partie des infos nous seront données en anglais. J'espère ne pas manquer des éléments importants.
Pour finir, et comme promis, quelques photos (d'autres suivront, dès que les accus de l'appareil seront rechargés, c'est toujours la même chose...) :
En entrant, il y a tout de suite le living room, mais on n'a pas encore de photo présentable de l'endroit. Juste après, à droite de l'entrée, c'est un couloir :
Là, Rébecca sort juste de la chambre...
Bon, il vous manque encore le living, la salle de bain et le jardin. Ce sera pour demain.
Bises à tous !
dimanche 24 août 2008
L'autre jour le plus long
Avoir les clés, acheter des meubles, ce n'était finalement que la première étape de notre marathon entamé vendredi et qui, je le crains, ne sera au mieux terminé que ce soir, voire demain...
En effet, nous avons entamé hier le récurage intensif de notre appartement. Avant cela et face à l'étendue de la tâche, nous sommes retournés chez Canadian Tire acheter des produits un peu corrosifs, plus quelques ustensiles indispensables plus ou moins en rapport avec l'activité de nettoyage. Plus un cabas - vous savez la charrette, comme celle des papys qui reviennent du marché. C'est moche, mais drôlement pratique en tout cas.
Comme prévu, la femme de ménage qui était là vendredi n'avait pas pu faire le dixième de ce qui était à faire. Le ménage a commencé par la cuisine. Gros morceau, la cuisine. Pas vu beaucoup de savon dans sa longue existence. Idem pour le frigo, et les placards, et l'évier, le four, etc..... Rébecca a absolument tout lessivé, du sol au plafond (littéralement), dans toutes les pièces. La chambre a été passé à la fumigation anti-moustique (et anti-odeur par la même occasion). Le parquet a reçu un liquide nourricier qui lui a rendu son brillant d'antan. La salle de bain a été passée à la javel et à tout ce qui peut nettoyer.
Toutes ces opérations, nécessaires sinon vitales, nous ont pris un certain temps...commencées vers 13h30 (au retour du Canadian Tire), elles n'ont été achevées que vers 21h00, en bossant sans s'arrêter. Eh oui, je vous l'ai dit, y'avait du boulot ! Et encore, il en reste (le couloir, le living...).
Dans toute cette histoire, il faut quand même signaler une chose : le lit IKEA que nous avons acheté vendredi était encore dans les cartons.
Quelqu'un m'a dit un jour (elle se reconnaîtra, parce qu'elle me l'a dit plein de fois) : "Comme on fait son lit, on se couche !". C'est bien la première fois que je fais mon lit au tournevis. Une chose que j'ignorai, c'est qu'avec IKEA, on fabrique également soi-même son sommier. C'est un jeu de patience de rentrer les lattes dans des machins en caoutchouc, mais il faut reconnaîre qu'on n'est pas mal couché. Oui, oui, car on s'est finalement couché, vers 01H du mat. Un peu fourbus, il faut bien le reconnaître. Mais satisfaits, parce que notre chambre est jolie. Vous aurez des photos la prochaine fois, promis.
Pour ce qui de notre proprio, nous ne l'avons pas vu, sûrement parti en week-end. Nous avons pourtant quelques suggestions à lui soumettre, notamment en ce qui concerne le sol de la salle de bain, légèrement foutu. De plus, nous n'avons pas encore internet à la maison, puisqu'il nous avait proposé de partager sa connexion. C'est donc depuis un Starbucks (encore !) où nous avons pris notre petit déj' que je vous écris.
Avant de retourner faire du ménage et du montage de meuble.
En effet, nous avons entamé hier le récurage intensif de notre appartement. Avant cela et face à l'étendue de la tâche, nous sommes retournés chez Canadian Tire acheter des produits un peu corrosifs, plus quelques ustensiles indispensables plus ou moins en rapport avec l'activité de nettoyage. Plus un cabas - vous savez la charrette, comme celle des papys qui reviennent du marché. C'est moche, mais drôlement pratique en tout cas.
Comme prévu, la femme de ménage qui était là vendredi n'avait pas pu faire le dixième de ce qui était à faire. Le ménage a commencé par la cuisine. Gros morceau, la cuisine. Pas vu beaucoup de savon dans sa longue existence. Idem pour le frigo, et les placards, et l'évier, le four, etc..... Rébecca a absolument tout lessivé, du sol au plafond (littéralement), dans toutes les pièces. La chambre a été passé à la fumigation anti-moustique (et anti-odeur par la même occasion). Le parquet a reçu un liquide nourricier qui lui a rendu son brillant d'antan. La salle de bain a été passée à la javel et à tout ce qui peut nettoyer.
Toutes ces opérations, nécessaires sinon vitales, nous ont pris un certain temps...commencées vers 13h30 (au retour du Canadian Tire), elles n'ont été achevées que vers 21h00, en bossant sans s'arrêter. Eh oui, je vous l'ai dit, y'avait du boulot ! Et encore, il en reste (le couloir, le living...).
Dans toute cette histoire, il faut quand même signaler une chose : le lit IKEA que nous avons acheté vendredi était encore dans les cartons.
Quelqu'un m'a dit un jour (elle se reconnaîtra, parce qu'elle me l'a dit plein de fois) : "Comme on fait son lit, on se couche !". C'est bien la première fois que je fais mon lit au tournevis. Une chose que j'ignorai, c'est qu'avec IKEA, on fabrique également soi-même son sommier. C'est un jeu de patience de rentrer les lattes dans des machins en caoutchouc, mais il faut reconnaîre qu'on n'est pas mal couché. Oui, oui, car on s'est finalement couché, vers 01H du mat. Un peu fourbus, il faut bien le reconnaître. Mais satisfaits, parce que notre chambre est jolie. Vous aurez des photos la prochaine fois, promis.
Pour ce qui de notre proprio, nous ne l'avons pas vu, sûrement parti en week-end. Nous avons pourtant quelques suggestions à lui soumettre, notamment en ce qui concerne le sol de la salle de bain, légèrement foutu. De plus, nous n'avons pas encore internet à la maison, puisqu'il nous avait proposé de partager sa connexion. C'est donc depuis un Starbucks (encore !) où nous avons pris notre petit déj' que je vous écris.
Avant de retourner faire du ménage et du montage de meuble.
vendredi 22 août 2008
Le jour le plus long
Nous sommes fatigués, crevés, vidés, mais on a fait le plus gros de notre déménagement. Peu de choses se sont déroulées comme prévu ; rien de tel cependant qu'une poignée de surprises pour agrémenter une journée comme celle-ci !
Ce matin, le réveil était prévu à 7h00, mais nous étions tous les deux sur le pied de guerre dès 6h30. Heureusement, parce que le téléphone qui nous sert de réveil n'a pas sonné.
Le programme était serré :
1° prendre le métro avec du matériel pour faire le ménage (aspirateur, seau, serpillère, produits...) et aller chercher le van de location à 8h30.
2° prendre les clés de l'appart à Rosedale à 9h00, faire du ménage une petite heure pour préparer l'arrivée des meubles, des vêtements et des provisions.
3° passer chez Josette, qui nous a préparé des cartons d'ustensiles divers (assiettes, verres, couverts, etc...) dont elle n'a plus l'usage.
4° prendre livraison de l'armoire IKEA trouvée d'occas par petites annonces pour 50$ au lieu de 300$.
5° faire des grosses courses chez No Frill's puis
6° revenir à Mutual Street (notre "chez nous" provisoire) pour prendre les 6 valises (23 kg chacunes). De là, retour à Rosedale pour vider le van, puis
7° direction IKEA, situé au nord de Toronto. A côté se trouve un Canadian Tire, genre de grand magasin dans lequel on trouve de tout : nous avions prévu d'y faire également quelques achats encombrants. Puis retourner à Rosedale, vider le van à nouveau, et
8° aller à 5 km de là chercher une table et 4 chaises d'occas' pour pas cher, où l'on devait nous attendre à partir de 14h.
9° Enfin, élément essentiel, le van devait être ramené pour 16h30.
J'espère que vous m'avez suivi (de loin). Moi-même en l'écrivant, je me dis que tout ce plan était un peu trop bien ficelé (mais si mais si) ou un peu trop compliqué pour être honnête.
Pour commencer, nous avons oublié les affaires pour faire le ménage en partant ce matin. Mais mais mais !!? Cela n'a eu aucune incidence.
Pourquoi ?
Pour la raison suivante : Ted, notre propriétaire, a été contraint de louer les services d'une femme de ménage, occupée à notre arrivée à faire le mén...le ménage ? Disons plutôt qu'elle était occupée à déblayer le souc immonde qu'a laissé l'ancien locataire. Des ordures un peu partout sur le parquet, une salle de bain dégueu de chez dégueu... Franchement, si on avait osé, on aurait pris des photos. C'est du reste ce que faisait Ted, mais pas pour rire - j'imagine qu'il a plutôt l'intention de facturer les services de la femme de ménage à l'ancien locataire. Il faut dire qu'ici il est interdit aux propriétaires de prendre une caution aux locataires : c'est donc un système basé sur la confiance et le respect mutuel. Il y en a qui en abuse, c'est comme partout.
Bien, ayant sauté l'étape "ménage" - pour le moment (en 3 heures, la femme de ménage ne pouvait honnêtement que faire le plus gros, disons que pour le moment ça sent bon et on peut marcher sans se salir) - nous avons avancé notre visite chez Josette.
Comme d'hab, ils ont été très gentils, et nous ont rempli des cartons de tas de trucs très utiles. Puis, comme c'était dans le même coin, nous avons aussi avancé notre rendez-vous pour l'armoire à 50$. A ce propos, remarquons que j'avais mené la "négociation" avec le vendeur dans mon anglais désormais légendaire ; arrivés là, le type était un hollandais, qui de plus parlait très bien le français. A part ça, nous avons vraiment fait une affaire, l'armoire est en assez bon état.
Compte tenu de ce que nous avions vu à l'appart, nous avons abandonné l'idée de mettre des provisions dans le frigo aujourd'hui. Pas de No frill's, donc. Compte tenu également de l'horaire (il était 11 h à peu près), nous avons décidé de filer directement vers IKEA.
La route était un peu plus longue, mais les rues étant perpendiculaires ou parallèles les unes aux autres, on peut facilement faire 20 km en ligne droite. De plus, le camion, immatriculé dans
l'Arizona, était comme tous les véhicules ici : avec une boite automatique. Je ne supporte vraiment pas ce genre d'engin, sans aucune reprise ni frein moteur, ni rien à faire pendant qu'on conduit.
La facilité à se repérer, la largeur des rues et la simplicité d'utilisation des véhicules fait de la conduite au Canada un exercice à la portée d'un enfant - on est d'ailleurs autorisé à conduire dès 16 ans. C'est sûrement pour ça aussi qu'ils ne savent vraiment pas conduire ; non pas qu'ils soient dangereux, la conduite étant quand même beaucoup plus sûre qu'à Paris, mais on dirait plutôt qu'ils n'ont aucune notion du gabarit
de leurs véhicules. En la matière, la conduite de Josette n'était qu'un échantillon de ce qui se fait dans la région, et dont nous avons pu voir des exemplaires sur le parking d'IKEA.
A IKEA, justement, nous avons fait l'acquisition d'un lit, d'étagères, d'une couette, de pleins de trucs... Le plus difficile à trimbaler et à mettre dans le camion, ça a quand même été le matelas. Mais Rébecca a sorti ses petits bras musclés (idem pour l'armoire, vraiment très très lourde), et nous nous en sommes bien sortis.
Ayant passé beaucoup de temps dans l'IKEA, il commençait à se faire tard et nous avons abandonné la virée au Canadian Tire - qui restera donc à faire demain. Nous devions en effet repasser à Rosedale déposer nos meubles, puis aller chercher la table et les chaises sur Bloor Street.
Arrivés sur Bloor St., nous sommes tombés dans le genre d'immeuble horrible au-dessus d'une échoppe qu'on a visité il y a deux semaines lors de notre recherche d'un logement (voir épisode "ça y est on a trouvé" du 6 août). C'était vraiment très sale. Je parle bien de l'extérieur et du palier, parce que nous n'avons rien vu de l'intérieur : le vendeur potentiel n'était pas chez lui, et n'a pas répondu au téléphone. Nous avions donc fait le trajet pour rien et, pire, nous étions sans table ni chaise à mettre chez nous. Fâcheux.
Sans nous démonter, nous sommes ensuite allés chercher nos valises à Mutual Street. Il nous restait peu de temps avant de rendre le van. Pendant que nous descendions nos valises, nous avons croisé Christina, la propriétaire. Et voilà-ti-pas qu'elle nous propose des meubles gratuits, qui se trouvent de l'autre côté de la rue, dans un appartement qu'elle cherche à vider.
Pendant que Rébecca finissait de mettre des sacs dans le van, je suis donc monté voir ce qu'il y avait à prendre. Il nous restait peu de temps, le mobilier était hideux...mais on a quand même pris une table et quatre chaises ultra-moches. Ça nous dépannera bien en attendant, parce qu'on va pas louer un van tous les jours !
Nous avons ensuite dû faire très vite pour décharger le camion et le ramener à l'heure. Heureusement qu'il était équipé d'une jauge à essence magique (la jauge, pas l'essence) : le niveau d'essence était plus haut ce soir que ce matin ! S'il avait fallu en remettre, nous aurions vraiment été en retard.
Au final, la location nous a coûté 79$. Avantageux, pas vrai ?
Par contre on est vraiment archi crevés (Rébecca dort déjà) et on a mal partout. Heureusement qu'on avait prévu le coup en demandant à rester une nuit de plus à Mutual Street, je me voyais mal monter le lit ce soir...
Ce matin, le réveil était prévu à 7h00, mais nous étions tous les deux sur le pied de guerre dès 6h30. Heureusement, parce que le téléphone qui nous sert de réveil n'a pas sonné.
Le programme était serré :
1° prendre le métro avec du matériel pour faire le ménage (aspirateur, seau, serpillère, produits...) et aller chercher le van de location à 8h30.
2° prendre les clés de l'appart à Rosedale à 9h00, faire du ménage une petite heure pour préparer l'arrivée des meubles, des vêtements et des provisions.
3° passer chez Josette, qui nous a préparé des cartons d'ustensiles divers (assiettes, verres, couverts, etc...) dont elle n'a plus l'usage.
4° prendre livraison de l'armoire IKEA trouvée d'occas par petites annonces pour 50$ au lieu de 300$.
5° faire des grosses courses chez No Frill's puis
6° revenir à Mutual Street (notre "chez nous" provisoire) pour prendre les 6 valises (23 kg chacunes). De là, retour à Rosedale pour vider le van, puis
7° direction IKEA, situé au nord de Toronto. A côté se trouve un Canadian Tire, genre de grand magasin dans lequel on trouve de tout : nous avions prévu d'y faire également quelques achats encombrants. Puis retourner à Rosedale, vider le van à nouveau, et
8° aller à 5 km de là chercher une table et 4 chaises d'occas' pour pas cher, où l'on devait nous attendre à partir de 14h.
9° Enfin, élément essentiel, le van devait être ramené pour 16h30.
J'espère que vous m'avez suivi (de loin). Moi-même en l'écrivant, je me dis que tout ce plan était un peu trop bien ficelé (mais si mais si) ou un peu trop compliqué pour être honnête.
Pour commencer, nous avons oublié les affaires pour faire le ménage en partant ce matin. Mais mais mais !!? Cela n'a eu aucune incidence.
Pourquoi ?
Pour la raison suivante : Ted, notre propriétaire, a été contraint de louer les services d'une femme de ménage, occupée à notre arrivée à faire le mén...le ménage ? Disons plutôt qu'elle était occupée à déblayer le souc immonde qu'a laissé l'ancien locataire. Des ordures un peu partout sur le parquet, une salle de bain dégueu de chez dégueu... Franchement, si on avait osé, on aurait pris des photos. C'est du reste ce que faisait Ted, mais pas pour rire - j'imagine qu'il a plutôt l'intention de facturer les services de la femme de ménage à l'ancien locataire. Il faut dire qu'ici il est interdit aux propriétaires de prendre une caution aux locataires : c'est donc un système basé sur la confiance et le respect mutuel. Il y en a qui en abuse, c'est comme partout.
Bien, ayant sauté l'étape "ménage" - pour le moment (en 3 heures, la femme de ménage ne pouvait honnêtement que faire le plus gros, disons que pour le moment ça sent bon et on peut marcher sans se salir) - nous avons avancé notre visite chez Josette.
Comme d'hab, ils ont été très gentils, et nous ont rempli des cartons de tas de trucs très utiles. Puis, comme c'était dans le même coin, nous avons aussi avancé notre rendez-vous pour l'armoire à 50$. A ce propos, remarquons que j'avais mené la "négociation" avec le vendeur dans mon anglais désormais légendaire ; arrivés là, le type était un hollandais, qui de plus parlait très bien le français. A part ça, nous avons vraiment fait une affaire, l'armoire est en assez bon état.
Compte tenu de ce que nous avions vu à l'appart, nous avons abandonné l'idée de mettre des provisions dans le frigo aujourd'hui. Pas de No frill's, donc. Compte tenu également de l'horaire (il était 11 h à peu près), nous avons décidé de filer directement vers IKEA.
La route était un peu plus longue, mais les rues étant perpendiculaires ou parallèles les unes aux autres, on peut facilement faire 20 km en ligne droite. De plus, le camion, immatriculé dans
La facilité à se repérer, la largeur des rues et la simplicité d'utilisation des véhicules fait de la conduite au Canada un exercice à la portée d'un enfant - on est d'ailleurs autorisé à conduire dès 16 ans. C'est sûrement pour ça aussi qu'ils ne savent vraiment pas conduire ; non pas qu'ils soient dangereux, la conduite étant quand même beaucoup plus sûre qu'à Paris, mais on dirait plutôt qu'ils n'ont aucune notion du gabarit
A IKEA, justement, nous avons fait l'acquisition d'un lit, d'étagères, d'une couette, de pleins de trucs... Le plus difficile à trimbaler et à mettre dans le camion, ça a quand même été le matelas. Mais Rébecca a sorti ses petits bras musclés (idem pour l'armoire, vraiment très très lourde), et nous nous en sommes bien sortis.
Ayant passé beaucoup de temps dans l'IKEA, il commençait à se faire tard et nous avons abandonné la virée au Canadian Tire - qui restera donc à faire demain. Nous devions en effet repasser à Rosedale déposer nos meubles, puis aller chercher la table et les chaises sur Bloor Street.
Arrivés sur Bloor St., nous sommes tombés dans le genre d'immeuble horrible au-dessus d'une échoppe qu'on a visité il y a deux semaines lors de notre recherche d'un logement (voir épisode "ça y est on a trouvé" du 6 août). C'était vraiment très sale. Je parle bien de l'extérieur et du palier, parce que nous n'avons rien vu de l'intérieur : le vendeur potentiel n'était pas chez lui, et n'a pas répondu au téléphone. Nous avions donc fait le trajet pour rien et, pire, nous étions sans table ni chaise à mettre chez nous. Fâcheux.
Sans nous démonter, nous sommes ensuite allés chercher nos valises à Mutual Street. Il nous restait peu de temps avant de rendre le van. Pendant que nous descendions nos valises, nous avons croisé Christina, la propriétaire. Et voilà-ti-pas qu'elle nous propose des meubles gratuits, qui se trouvent de l'autre côté de la rue, dans un appartement qu'elle cherche à vider.
Pendant que Rébecca finissait de mettre des sacs dans le van, je suis donc monté voir ce qu'il y avait à prendre. Il nous restait peu de temps, le mobilier était hideux...mais on a quand même pris une table et quatre chaises ultra-moches. Ça nous dépannera bien en attendant, parce qu'on va pas louer un van tous les jours !
Nous avons ensuite dû faire très vite pour décharger le camion et le ramener à l'heure. Heureusement qu'il était équipé d'une jauge à essence magique (la jauge, pas l'essence) : le niveau d'essence était plus haut ce soir que ce matin ! S'il avait fallu en remettre, nous aurions vraiment été en retard.
Au final, la location nous a coûté 79$. Avantageux, pas vrai ?
Par contre on est vraiment archi crevés (Rébecca dort déjà) et on a mal partout. Heureusement qu'on avait prévu le coup en demandant à rester une nuit de plus à Mutual Street, je me voyais mal monter le lit ce soir...
mercredi 20 août 2008
A chaque jour son épreuve
J'ai passé aujourd'hui une nouvelle étape, et non des moindres - presque une épreuve : le coiffeur. J'ai eu un peu peur, mais pas de bobo. Voyez vous-mêmes :
Le coiffeur était un chinois (vous ai-je dit que les Chinois étaient extrêmement nombreux à Toronto ?...), à qui je suis parvenu à expliquer que je ne voulais pas des cheveux trop courts. Là-dessus, Rébecca a rajouté qu'il faudrait bien me dégager la nuque, le chinois a sorti sa tondeuse, et une question a commencé à me tarauder : quel genre d'école de coiffure ce type a-t-il suivi ? L'idée sotte qu'il s'était auto-proclamé coiffeur m'a même franchement effleuré, aussi longtemps qu'il a travaillé à la tondeuse. Quand il a sorti des ciseaux, je me suis dit qu'il allait arrêter la moisson, ce qui m'a rassuré. Mais pour parfaire son oeuvre, particulièrement côté nuque, il a resorti la tondeuse, et j'ai eu de nouveau peur jusqu'à la fin. Finalement, pour 20 $ pourboire compris, il ne m'a pas trop massacré. Voyez vous-même :
Au moins, j'en ai pour un bon moment !
Pour ce qui est des Toronto Islands, on a remis ça à plus tard, et on a remplacé par une longue promenade sur les bords du lac.

Le coiffeur était un chinois (vous ai-je dit que les Chinois étaient extrêmement nombreux à Toronto ?...), à qui je suis parvenu à expliquer que je ne voulais pas des cheveux trop courts. Là-dessus, Rébecca a rajouté qu'il faudrait bien me dégager la nuque, le chinois a sorti sa tondeuse, et une question a commencé à me tarauder : quel genre d'école de coiffure ce type a-t-il suivi ? L'idée sotte qu'il s'était auto-proclamé coiffeur m'a même franchement effleuré, aussi longtemps qu'il a travaillé à la tondeuse. Quand il a sorti des ciseaux, je me suis dit qu'il allait arrêter la moisson, ce qui m'a rassuré. Mais pour parfaire son oeuvre, particulièrement côté nuque, il a resorti la tondeuse, et j'ai eu de nouveau peur jusqu'à la fin. Finalement, pour 20 $ pourboire compris, il ne m'a pas trop massacré. Voyez vous-même :
Au moins, j'en ai pour un bon moment !Pour ce qui est des Toronto Islands, on a remis ça à plus tard, et on a remplacé par une longue promenade sur les bords du lac.
mardi 19 août 2008
Le jour du Baconator
En préparation de notre installation, et après avoir trouvé un camion de location (pour un prix ridicule, vu que ça devrait nous coûter dans les 90 $ la journée, au grand maximum - le camion loué chez Herzt fin juillet à Fontainebleau nous ayant couté 175 euros, je vous laisse comparer...) nous avons aujourd'hui refait un tour chez Ikéa, pour un autre repérage.
En effet, pour ménager un peu notre budget, nous avons pris la résolution de ne pas prendre de sofa-bed (canapé convertible). A la place, nous prendrons un canapé tout simple, et pour coucher nos invités éventuels nous avons trouvé un matelas gonflable - dit comme ça, je sais que vous imaginez le truc en plastique pas agréable de 5 cm d'épaisseur, qui fait skouinch quand on se retourne. Mais je vous rappelle une chose : nous sommes en Amérique, et ici tout est plus gros, plus GRAND. Plus, quoi. Nous avons donc trouvé un matelas gonflable énorme, pour 2 personnes, et d'au moins 50 cm d'épaisseur, fourni avec une pompe électrique (je crois pas que la pompe à pied ait encore cours par ici). Pas d'inquiétude, donc, pour ceux qui viendront nous voir. Je crois même pouvoir dire qu'ils seront mieux couchés ainsi, vu que le sofa-bed présente l'inconvénient d'être aussi un sofa (comme son nom l'indique), sur lequel on s'assoit, ce qui tasse les coussins, et donc le matelas, et après on est mal couché. Vous voyez bien qu'on a raison !
Nous avons également fait l'acquisition d'un aspirateur, trouvé par petite annonce (sur kijiji.ca - je vous conseille également la version française .fr , on y trouve vraiment tout). Comme ça, avec ce que ma collègue Josette va en plus nous donner, on aura de quoi s'installer au début.
Pour nous récompenser de nos efforts, nous avons ensuite cédé à la tentation en faisant un saut chez Wendy's (c'est MacDo, mais en vachement mieux). Il faut dire que ça fait deux semaines qu'une pub passe à la télé pour vanter les bienfaits du Baconator, un hamburger avec deux steacks, du cheddar et du bacon (pas le bacon rond et formaté de Ronald Mac Donald, mais du bacon dont on jurerait qu'il sort de chez le charcutier. C'est bien foutu pas vrai ?). Pour nous donner bonne conscience, nous n'avons pas pris de frites comme accompagnement, mais de la salade. Malgré cela, c'est un repas quand même un peu (beaucoup) riche et en ressortant nous nous sentions un peu plus américains qu'en entrant, si vous voyez ce que je veux dire.
Pour éliminer un peu, je suis allé courir à Riverdale Park. On a beau être en semaine, il y avait un monde fou, plein de gens jouant au baseball, à l'ultimate frisbee ou au foot, et d'autres qui couraient. C'est vrai qu'il a fait très beau aujourd'hui, et pas trop chaud.
Pour demain, les prévisions météorologiques étant au beau fixe nous allons certainement aller à Toronto island. Promis nous mettrons des photos si notre appareil tient le coup!!!
See you soon...
En effet, pour ménager un peu notre budget, nous avons pris la résolution de ne pas prendre de sofa-bed (canapé convertible). A la place, nous prendrons un canapé tout simple, et pour coucher nos invités éventuels nous avons trouvé un matelas gonflable - dit comme ça, je sais que vous imaginez le truc en plastique pas agréable de 5 cm d'épaisseur, qui fait skouinch quand on se retourne. Mais je vous rappelle une chose : nous sommes en Amérique, et ici tout est plus gros, plus GRAND. Plus, quoi. Nous avons donc trouvé un matelas gonflable énorme, pour 2 personnes, et d'au moins 50 cm d'épaisseur, fourni avec une pompe électrique (je crois pas que la pompe à pied ait encore cours par ici). Pas d'inquiétude, donc, pour ceux qui viendront nous voir. Je crois même pouvoir dire qu'ils seront mieux couchés ainsi, vu que le sofa-bed présente l'inconvénient d'être aussi un sofa (comme son nom l'indique), sur lequel on s'assoit, ce qui tasse les coussins, et donc le matelas, et après on est mal couché. Vous voyez bien qu'on a raison !
Nous avons également fait l'acquisition d'un aspirateur, trouvé par petite annonce (sur kijiji.ca - je vous conseille également la version française .fr , on y trouve vraiment tout). Comme ça, avec ce que ma collègue Josette va en plus nous donner, on aura de quoi s'installer au début.
Pour nous récompenser de nos efforts, nous avons ensuite cédé à la tentation en faisant un saut chez Wendy's (c'est MacDo, mais en vachement mieux). Il faut dire que ça fait deux semaines qu'une pub passe à la télé pour vanter les bienfaits du Baconator, un hamburger avec deux steacks, du cheddar et du bacon (pas le bacon rond et formaté de Ronald Mac Donald, mais du bacon dont on jurerait qu'il sort de chez le charcutier. C'est bien foutu pas vrai ?). Pour nous donner bonne conscience, nous n'avons pas pris de frites comme accompagnement, mais de la salade. Malgré cela, c'est un repas quand même un peu (beaucoup) riche et en ressortant nous nous sentions un peu plus américains qu'en entrant, si vous voyez ce que je veux dire.
Pour éliminer un peu, je suis allé courir à Riverdale Park. On a beau être en semaine, il y avait un monde fou, plein de gens jouant au baseball, à l'ultimate frisbee ou au foot, et d'autres qui couraient. C'est vrai qu'il a fait très beau aujourd'hui, et pas trop chaud.
Pour demain, les prévisions météorologiques étant au beau fixe nous allons certainement aller à Toronto island. Promis nous mettrons des photos si notre appareil tient le coup!!!
See you soon...
lundi 18 août 2008
Retour à la banque
Nous avons demandé aujourd'hui une carte de crédit. C'est pas rien, parce que ça sert plus ou moins de garantie aux commerçants (location, gros achats...), la banque étant capable de fournir un historique de crédit. On sait ainsi si vous payez bien, souvent, comme y faut.
Je dois avouer qu'on a eu un peu de mal à comprendre le principe, pourtant très simple au final : c'est une carte qui vous permet d'ouvrir du crédit. Exemple : vous voulez acheter un truc cher, genre à payer en 4 fois, hop ! vous payez avec votre carte. Pas de détour chez Sofinco ou Cétélem, vous pouvez directement vous tirer dans le pied tout seul. Cool, pas vrai ?
A la fin du mois, la banque vous dit combien vous lui devez. Vous pouvez tout rembourser ou seulement une partie, ou même rien (c'est selon vos moyens). C'est là que ça devient intéressant (pour le banquier, ça va sans dire) : la somme qui vous reste à rembourser subit un taux d'intérêt de 20 %. Et ainsi de suite, aussi longtemps que vous n'avez pas tout rendu à la banque.
A noter : vous pouvez parfaitement avoir 10000 $ sur votre compte chèque, et être quand même endettés de 2000 $ de crédit. A 20 %, je répète. C'est vous qui choisissez. C'est pas beautiful ça ?
Pour éviter de passer pour des débiles profonds, nous avons manifesté notre étonnement, et expliqué à notre banquier que les banques françaises ne faisaient pas ça, à notre connaissance. Du moins elles n'en ont pas encore eu l'idée. Ou le culot. Il a été très étonné à son tour, mais a convenu que c'était moins dangereux, et qu'il y avait sans doute moins de gens endettés en France qu'au Canada. C'est pas sûr...
Nous nous renseignons activement pour louer un véhicule pour le déménagement (ou plutôt l'emménagement) de vendredi. Eh oui, eh eh, quand même, tout arrive : c'est bientôt que nous quittons notre studio pour nous installer à Rosedale ! Enfin !
Je dois avouer qu'on a eu un peu de mal à comprendre le principe, pourtant très simple au final : c'est une carte qui vous permet d'ouvrir du crédit. Exemple : vous voulez acheter un truc cher, genre à payer en 4 fois, hop ! vous payez avec votre carte. Pas de détour chez Sofinco ou Cétélem, vous pouvez directement vous tirer dans le pied tout seul. Cool, pas vrai ?
A la fin du mois, la banque vous dit combien vous lui devez. Vous pouvez tout rembourser ou seulement une partie, ou même rien (c'est selon vos moyens). C'est là que ça devient intéressant (pour le banquier, ça va sans dire) : la somme qui vous reste à rembourser subit un taux d'intérêt de 20 %. Et ainsi de suite, aussi longtemps que vous n'avez pas tout rendu à la banque.
A noter : vous pouvez parfaitement avoir 10000 $ sur votre compte chèque, et être quand même endettés de 2000 $ de crédit. A 20 %, je répète. C'est vous qui choisissez. C'est pas beautiful ça ?
Pour éviter de passer pour des débiles profonds, nous avons manifesté notre étonnement, et expliqué à notre banquier que les banques françaises ne faisaient pas ça, à notre connaissance. Du moins elles n'en ont pas encore eu l'idée. Ou le culot. Il a été très étonné à son tour, mais a convenu que c'était moins dangereux, et qu'il y avait sans doute moins de gens endettés en France qu'au Canada. C'est pas sûr...
Nous nous renseignons activement pour louer un véhicule pour le déménagement (ou plutôt l'emménagement) de vendredi. Eh oui, eh eh, quand même, tout arrive : c'est bientôt que nous quittons notre studio pour nous installer à Rosedale ! Enfin !
dimanche 17 août 2008
Bienvenue à Jalna
Peut-être connaissez-vous cette saga familiale (Jalna), racontant l'histoire d'une famille de pionniers en Ontario. Il me semble que l'on a tiré une série télévisée à partir de ce roman en plusieurs volumes.
La ferme dans laquelle nous avons passé le week-end, invités par Josette et son mari Thomas, est celle dans laquelle cette saga prend place. Il s'agit donc de l'une des plus anciennes fermes de la région, puisqu'elle a été construite en 1812. Elle se trouve sur un domaine très étendu, bien qu'aujourd'hui encerclé par l'autoroute, les zones pavillonaires et le trafic aérien. Un dernier îlot de verdure et de campagne en quelque sorte, à 40 minutes de Toronto en voiture.
Josette et son mari n'en sont en fait pas du tout les propriétaires. L'ensemble appartient à un couple de Canadiens un peu atypiques, Jim (que nous n'avons fait que croiser) et Judith (une charmante petite bonne femme), archéologues de formation, et qui ont repris la ferme des parents de Jim. Leur fille, Jane, a été élève de Josette (ça fait beaucoup de prénoms en J, mais c'est pas fait exprès, j'vous jure), à la TFS, il y a une quinzaine d'années. Et comme les uns et les autres ont bien "accroché" comme on dit, les parents de Jane ont tout simplement donné les clés de l'ancienne bâtisse à Josette et son mari, et leur prêtent les lieux, tout à fait gratuitement, depuis. Mieux, ils ont fait installer pour Josette et sa famille les commodités "manquantes", lave-vaisselle, TV, jusqu'au piano - qui est quand même un Steinway ! Et ils ont accès libre à la piscine, une vraie piscine avec un plongeoir et un bassin qui descend à 3 mètres.
Ayant réussi à extorquer 30 minutes (après une journée de chargement en 110 V) de fonctionnement aux accus de l'appareil photo, je peux vous fournir quelques clichés.
Voici donc la ferme en question :

Le devant de la ferme :
Et deux maisons qui sont à proximité, qu'on a trouvées très jolies :


Nous sommes donc arrivés vendredi matin, amenés en voiture par Josette, dite "l'as du volant"...on a eu un peu peur, mais ça va, pas de bobo ! Elle sais juste pas conduire, mais sinon ça se passe bien, tout le monde l'évite !
Bon, je vais pas être méchant gratuitement, parce qu'elle et son mari nous ont vraiment très bien accueilli, bien nourri (je rappelle que son mari est cuisinier). Tous les deux sont vraiment adorables.
Nous avons ainsi passé le week-end en repas, promenade, et la soirée d'anniversaire de samedi soir.
La ferme se trouve au bord de la rivière Credit (ainsi nommée parce qu'elle était un lieu de commerce entre Iroquois et Blancs, et que les seconds faisaient crédit aux premiers en attendant probablement des peaux en guise de paiement).
J'ai dit que le coin était encerclé par l'urbanisation rampante : malgré cela, la vie animale n'a pas déserté les lieux.
Josette nous a expliqué que la rivière était habitée par des "snapping turtles", genre de tortue préhistorique de cinquante centimètres de diamètre, carnivore, et capable de couper un doigt ou une main. Nous n'en avons cependant pas vu. Il y a également dans le coin des coyottes (que nous avons entendus dans la nuit, mais pas vus), des cerfs et biches ; juste à côté de la ferme nichent des marmottes, et une mouffette (un genre de putois - vous savez ce que ça sent, je veux dire : ce que ça vous fait sentir, pour se défendre ? le caoutchouc brûlé ! Je vous donne le truc pour se débarasser de l'odeur, apparemment très très persistante : il faut se tremper dans du jus de tomate. J'ai pas eu à essayer, mais je fais confiance à ceux qui savent.)
Le village s'appelle Meadowvale. On y trouve encore quelques anciennes maisons (à noter : ancien pour le Canada, c'est parfois fin XIXe-début XXe), mais aussi pas mal de nouveaux quartiers. Ceux-ci sont cependant souvent construits en tenant compte de l'architecture d'origine (maisons en bois), donc rien qui choque.
Nous avons également visité la ville de Streetsville (du nom de monsieur Streets qui fonda la bourgade - et c'est là toute la différence avec l'Europe : trouvez-moi le nom du type qui a fondé Bourron-Marlotte, Vulaines ou Livry sur Seine ! ) : le vendredi soir pour aller manger une glace, et le samedi matin parce que nous sommes allés chiner dans les "garage sales" - comprenez des genres de brocantes individuelles ; il suffit apparemment de mettre une pancarte pour indiquer que tel jour vous vendez des trucs devant votre maison, et voilà tout. Pas d'autorisation préfectorale ou de trucs de ce genre, c'est très libre. A cette occasion, nous avons trouvé un chouette miroir d'environ 80 cm de haut, dans un cadre en bois peint, avec des tournesols. C'était pas un achat vital, disons que c'est l'occasion qui a fait les larrons.
La soirée de samedi a été l'occasion de rencontrer des Canadiens dans leur milieu naturel. Il y avait là des amis de longue date de Josette et Thomas, une ancienne élève (Jane, la fille de la ferme), la fille de Josette et son boyfriend, l'une des principales adjointes de TFS, un ancien adjoint de TFS (originaire de Bourgogne), un collègue de Thomas...quelques francophones, mais beaucoup de conversations en anglais évidemment. J'ai donc pu m'apercevoir que je comprends de mieux en mieux, j'ai pu suivre les conversations...mais je dois reconnaître que la drôle de tête que font les gens (commerçants notamment) quand je parle anglais (ou crois le faire) m'a un peu retenu et j'ai dû, dans toute la soirée, dire quatre mots dans la langue de Shakespeare (simples et facilement traduisibles pour un anglophone). Je vais devoir travailler ça rapidement, bicoz j'ai pu me rendre compte que beaucoup de personnes de l'administration de la Toronto FRENCH School ne parlent pas un mot de français. Et la rentrée est dans quinze jours (pardon, je ne voulais pas rappeler un détail si fâcheux à ceux que ça pourrait concerner, mais les faits sont là !).
La soirée ne s'est pas éternisée : les invités, arrivés à partir de 17h, étaient tous repartis à 21h. Entre temps, nous avons pris l'apéritif et dîner. Les horaires sont donc un peu décalés par rapport à ce qui se peut se faire le plus couramment en France (simple remarque à l'intention des ethnologues qui étudieraient la société canadienne).
A l'occasion de ce week-end, nous avons pu parler abondamment avec nos hôtes, qui nous ont donné de nouveaux conseils et trucs sur la vie canadienne, depuis les coins où faire des bonnes affaires jusqu'au problème de la voiture, en passant par les coins à visiter en Ontario et plus loin. Enrichissant et vraiment très plaisant, c'est à regret que nous sommes partis de là-bas..et avec un peu la peur au ventre, parce que c'est Josette qui nous a ramené - je blague.
La ferme dans laquelle nous avons passé le week-end, invités par Josette et son mari Thomas, est celle dans laquelle cette saga prend place. Il s'agit donc de l'une des plus anciennes fermes de la région, puisqu'elle a été construite en 1812. Elle se trouve sur un domaine très étendu, bien qu'aujourd'hui encerclé par l'autoroute, les zones pavillonaires et le trafic aérien. Un dernier îlot de verdure et de campagne en quelque sorte, à 40 minutes de Toronto en voiture.
Josette et son mari n'en sont en fait pas du tout les propriétaires. L'ensemble appartient à un couple de Canadiens un peu atypiques, Jim (que nous n'avons fait que croiser) et Judith (une charmante petite bonne femme), archéologues de formation, et qui ont repris la ferme des parents de Jim. Leur fille, Jane, a été élève de Josette (ça fait beaucoup de prénoms en J, mais c'est pas fait exprès, j'vous jure), à la TFS, il y a une quinzaine d'années. Et comme les uns et les autres ont bien "accroché" comme on dit, les parents de Jane ont tout simplement donné les clés de l'ancienne bâtisse à Josette et son mari, et leur prêtent les lieux, tout à fait gratuitement, depuis. Mieux, ils ont fait installer pour Josette et sa famille les commodités "manquantes", lave-vaisselle, TV, jusqu'au piano - qui est quand même un Steinway ! Et ils ont accès libre à la piscine, une vraie piscine avec un plongeoir et un bassin qui descend à 3 mètres.
Ayant réussi à extorquer 30 minutes (après une journée de chargement en 110 V) de fonctionnement aux accus de l'appareil photo, je peux vous fournir quelques clichés.
Voici donc la ferme en question :
Le devant de la ferme :
Nous sommes donc arrivés vendredi matin, amenés en voiture par Josette, dite "l'as du volant"...on a eu un peu peur, mais ça va, pas de bobo ! Elle sais juste pas conduire, mais sinon ça se passe bien, tout le monde l'évite !
Bon, je vais pas être méchant gratuitement, parce qu'elle et son mari nous ont vraiment très bien accueilli, bien nourri (je rappelle que son mari est cuisinier). Tous les deux sont vraiment adorables.
Nous avons ainsi passé le week-end en repas, promenade, et la soirée d'anniversaire de samedi soir.
La ferme se trouve au bord de la rivière Credit (ainsi nommée parce qu'elle était un lieu de commerce entre Iroquois et Blancs, et que les seconds faisaient crédit aux premiers en attendant probablement des peaux en guise de paiement).
J'ai dit que le coin était encerclé par l'urbanisation rampante : malgré cela, la vie animale n'a pas déserté les lieux.
Josette nous a expliqué que la rivière était habitée par des "snapping turtles", genre de tortue préhistorique de cinquante centimètres de diamètre, carnivore, et capable de couper un doigt ou une main. Nous n'en avons cependant pas vu. Il y a également dans le coin des coyottes (que nous avons entendus dans la nuit, mais pas vus), des cerfs et biches ; juste à côté de la ferme nichent des marmottes, et une mouffette (un genre de putois - vous savez ce que ça sent, je veux dire : ce que ça vous fait sentir, pour se défendre ? le caoutchouc brûlé ! Je vous donne le truc pour se débarasser de l'odeur, apparemment très très persistante : il faut se tremper dans du jus de tomate. J'ai pas eu à essayer, mais je fais confiance à ceux qui savent.)
Le village s'appelle Meadowvale. On y trouve encore quelques anciennes maisons (à noter : ancien pour le Canada, c'est parfois fin XIXe-début XXe), mais aussi pas mal de nouveaux quartiers. Ceux-ci sont cependant souvent construits en tenant compte de l'architecture d'origine (maisons en bois), donc rien qui choque.
Nous avons également visité la ville de Streetsville (du nom de monsieur Streets qui fonda la bourgade - et c'est là toute la différence avec l'Europe : trouvez-moi le nom du type qui a fondé Bourron-Marlotte, Vulaines ou Livry sur Seine ! ) : le vendredi soir pour aller manger une glace, et le samedi matin parce que nous sommes allés chiner dans les "garage sales" - comprenez des genres de brocantes individuelles ; il suffit apparemment de mettre une pancarte pour indiquer que tel jour vous vendez des trucs devant votre maison, et voilà tout. Pas d'autorisation préfectorale ou de trucs de ce genre, c'est très libre. A cette occasion, nous avons trouvé un chouette miroir d'environ 80 cm de haut, dans un cadre en bois peint, avec des tournesols. C'était pas un achat vital, disons que c'est l'occasion qui a fait les larrons.
La soirée de samedi a été l'occasion de rencontrer des Canadiens dans leur milieu naturel. Il y avait là des amis de longue date de Josette et Thomas, une ancienne élève (Jane, la fille de la ferme), la fille de Josette et son boyfriend, l'une des principales adjointes de TFS, un ancien adjoint de TFS (originaire de Bourgogne), un collègue de Thomas...quelques francophones, mais beaucoup de conversations en anglais évidemment. J'ai donc pu m'apercevoir que je comprends de mieux en mieux, j'ai pu suivre les conversations...mais je dois reconnaître que la drôle de tête que font les gens (commerçants notamment) quand je parle anglais (ou crois le faire) m'a un peu retenu et j'ai dû, dans toute la soirée, dire quatre mots dans la langue de Shakespeare (simples et facilement traduisibles pour un anglophone). Je vais devoir travailler ça rapidement, bicoz j'ai pu me rendre compte que beaucoup de personnes de l'administration de la Toronto FRENCH School ne parlent pas un mot de français. Et la rentrée est dans quinze jours (pardon, je ne voulais pas rappeler un détail si fâcheux à ceux que ça pourrait concerner, mais les faits sont là !).
La soirée ne s'est pas éternisée : les invités, arrivés à partir de 17h, étaient tous repartis à 21h. Entre temps, nous avons pris l'apéritif et dîner. Les horaires sont donc un peu décalés par rapport à ce qui se peut se faire le plus couramment en France (simple remarque à l'intention des ethnologues qui étudieraient la société canadienne).
A l'occasion de ce week-end, nous avons pu parler abondamment avec nos hôtes, qui nous ont donné de nouveaux conseils et trucs sur la vie canadienne, depuis les coins où faire des bonnes affaires jusqu'au problème de la voiture, en passant par les coins à visiter en Ontario et plus loin. Enrichissant et vraiment très plaisant, c'est à regret que nous sommes partis de là-bas..et avec un peu la peur au ventre, parce que c'est Josette qui nous a ramené - je blague.
jeudi 14 août 2008
Message à quatre mains.
Petite journée de travail aujourd'hui pour moi (Rébecca) histoire de voir ce qui m'attend dès la rentrée. En gros je travaillerai du lundi au vendredi entre 37h30 et 40h par semaine avec des horaires assez sympa: soit de 8h30 à 16h30, soit de 9h à 18h, soit de 8h à 16h, en fait ça dépendra des semaines et je saurai mes horaires une semaine à l'avance normalement. Le matin je m'occuperai des "bambins" âgés de 16 mois à 2 ans 1/2 et l'après midi je serai avec les plus grands (de 3 ans à 5 ans). C'est une école maternelle privée bilingue qui fonctionne selon la méthode montessori, en résumé c'est une pédagogie adaptée à chaque enfant en fonction de ses gôuts, de ses désirs et de sa façon d'appréhender le monde alentour. L'après midi avec les grands on travaille beaucoup sur la lecture et l'écriture, tandis que le matin c'est plus de la garderie, ce qui me plait aussi car les enfants sont très mignons et très câlins. Ce matin j'ai changé un nombre de couches incroyables, mouché pleins de nez, réconforté pleins de gros chagrins, bref j'ai joué à la maman - j'adore!...Heureusement d'ailleurs car le salaire est vraiment insignifiant, je gagnerai à peu près 800 euros par mois (de quoi payer le loyer ici tant que la maison n'est pas vendue). J'attends un peu puis je chercherai un autre job mieux payé pour la suite et qui me plait autant, je suis d'ailleurs en train de me renseigner pour faire valider mon diplôme d'infirmière , je pense que je vais m'acheter des bouquins pour travailler mon anglais médical qui n'est pas terrible!
En tout cas pour l'instant j'ai un travail qui me plaît, certes peu payé mais c'est toujours mieux que rien. Et c'est surtout beaucoup plus joyeux qu'infirmière en hématologie!!
Pour ma part (Fred), pendant que certains bossent, je suis allé courir avec mes chaussures toutes neuves. Ça fait du bien ! Je suis allé jusqu'au parc qui se trouve derrière notre futur appart, puis dans la vallée qui se trouve au-delà. Un chemin piétonnier se trouve là, où j'ai croisé des tonnes de joggers et des tonnes de chiens plus ou moins en laisse (même les chiens sont civiles et disciplinés ici : pas un seul qui m'ait couru après.)
Cet après-midi, nous sommes allés acheter un cadeau pour ma collègue Josette. Nous sommes en effet invités à partir de demain et jusqu'à dimanche (raison pour laquelle il n'y aura pas de nouveau message d'ici là) dans la ferme qu'elle et son mari possèdent à Mississauga (bourgade collée à Toronto, à l'ouest). Ils y organisent une fête pour l'anniversaire de Josette, l'occasion pour nous de rencontrer des Torontois.
Pour conclure, la solution de notre grand jeu.
Avant de vous livrer la bonne réponse, je tiens d'abord à vous faire part de mon étonnement (et de ma déception un peu aussi - vous êtes même pas drôles...) : vous semblez tous prêts à vivre au Canada, car vous êtes déjà sensibles aux codes du packaging local. Je m'explique : vous avez tous supposés qu'au moins l'un de ces emballages concernaient des produits alimentaires. Personnellement, j'aurais mis de la lessive dans la bouteille de gauche (avis assez proche du tiens, Arnaud), et du liquide lave-glace dans celle de droite. Mais c'est vrai qu'avec les oeufs liquides, vous avez senti le coup venir (encore qu'on a vu encore plus délirant...mais je vous réserve la surprise - dès que je peux prendre la photo).
Finalement la réponse ne va pas vous terrasser d'étonnement. Le bidon de gauche, c'est du jus d'orange Tropicana (quelqu'un pourrait-il vérifier si, en France, le jus d'orange frais est aussi pasteurisé ?) ; l'autre, c'est du vinaigre de cidre (ah oui, on dirait le format familial, mais ils font pas plus petit !). Vous n'étiez pas si loin.
A dimanche !
En tout cas pour l'instant j'ai un travail qui me plaît, certes peu payé mais c'est toujours mieux que rien. Et c'est surtout beaucoup plus joyeux qu'infirmière en hématologie!!
Pour ma part (Fred), pendant que certains bossent, je suis allé courir avec mes chaussures toutes neuves. Ça fait du bien ! Je suis allé jusqu'au parc qui se trouve derrière notre futur appart, puis dans la vallée qui se trouve au-delà. Un chemin piétonnier se trouve là, où j'ai croisé des tonnes de joggers et des tonnes de chiens plus ou moins en laisse (même les chiens sont civiles et disciplinés ici : pas un seul qui m'ait couru après.)
Cet après-midi, nous sommes allés acheter un cadeau pour ma collègue Josette. Nous sommes en effet invités à partir de demain et jusqu'à dimanche (raison pour laquelle il n'y aura pas de nouveau message d'ici là) dans la ferme qu'elle et son mari possèdent à Mississauga (bourgade collée à Toronto, à l'ouest). Ils y organisent une fête pour l'anniversaire de Josette, l'occasion pour nous de rencontrer des Torontois.
Pour conclure, la solution de notre grand jeu.
Avant de vous livrer la bonne réponse, je tiens d'abord à vous faire part de mon étonnement (et de ma déception un peu aussi - vous êtes même pas drôles...) : vous semblez tous prêts à vivre au Canada, car vous êtes déjà sensibles aux codes du packaging local. Je m'explique : vous avez tous supposés qu'au moins l'un de ces emballages concernaient des produits alimentaires. Personnellement, j'aurais mis de la lessive dans la bouteille de gauche (avis assez proche du tiens, Arnaud), et du liquide lave-glace dans celle de droite. Mais c'est vrai qu'avec les oeufs liquides, vous avez senti le coup venir (encore qu'on a vu encore plus délirant...mais je vous réserve la surprise - dès que je peux prendre la photo).
Finalement la réponse ne va pas vous terrasser d'étonnement. Le bidon de gauche, c'est du jus d'orange Tropicana (quelqu'un pourrait-il vérifier si, en France, le jus d'orange frais est aussi pasteurisé ?) ; l'autre, c'est du vinaigre de cidre (ah oui, on dirait le format familial, mais ils font pas plus petit !). Vous n'étiez pas si loin.
A dimanche !
mercredi 13 août 2008
Il est grand, ce lac !
Rébecca a eu ce matin un rendez-vous avec la responsable de l'école dans laquelle elle doit travailler; elle a eu à cette occasion un exemplaire du contrat qu'on se propose de lui faire signer. Pas terrible : toutes les clauses commencent par "les employés doivent...", le salaire est franchement dérisoire (9$ brut de l'heure), elle a interdiction de parler salaire avec les autres employés (!!), etc... Pas une seule référence à la responsabilité de l'école en cas d'incident avec un gamin. De plus, le salaire minimum, d'après mes recherches sur internet, doit passer à 9,5$ en mars prochain, or le contrat interdit toute revalorisation du salaire avant juin... Comme elle doit y aller demain pour une journée d'essai (bénévolement bien sûr), Rébecca va devoir poser quelques questions à ce propos.
Après son rendez-vous, nous sommes allés aux Beaches (les plages) et (enfin!) nous avons vu le lac dont le mauvais temps nous avait écarté plusieurs fois. C'est simple : on dirait la mer. Rien à voir avec le Lac Léman (je sais, j'ai l'air fin avec mes comparaisons, sachant que la surface du lac Ontario est de 19 000 km2, contre 600 km2 pour le lac Léman...). La promenade est sympa, même si le rivage n'est absolument pas sauvage. Au loin, en marchant vers l'ouest, on a toujours la CN Tower et de grandes cheminées (je pense qu'il s'agit d'une centrale thermique) en point de mire.
A ce propos, vous aurez remarqué que l'on est assez avares de photos actuellement. Je vous passe les détails, mais nous avons quelques ennuis pour recharger les accus de l'appareil, et notre mobile a quelques problèmes de compatibilité avec le Bluetooth de l'ordi (la seule photo que j'ai pu extraire, après une heure de lutte homme/machine, est celle qui figure en bas de ce message). Mais on y travaille, c'est promis.
Cet après-midi, on a fait quelques emplettes (chaussures de running, papier à lettre et bouquin), puis Rébecca a tenu absolument à me montrer le Dollarama, où tout est à 1 dollar...Ils sont forts ces chinois, pas vrai ?
Sur le chemin, nous sommes passés devant le bureau de l'église de scientologie, qui a carrément pignon sur rue (c'est le cas de le dire, puisqu'ils sont dans un angle - de l'extérieur, on dirait presque une banque ou des assurances). Ils vendent le bouquin de dianétique-mon-cul, et ils faisaient même des tests de niveau de stress sur les passants volontaires (pas nous, donc), avec leur machine-à-la-con (excusez la vulgarité, mais je vois pas d'autres mots pour décrire cette arnaque). Hallucinant, je vous assure. On a encore plus regretté de ne pas pouvoir prendre de photos (et vous aussi, du coup, j'en suis sûr).
Bien, pour terminer aujourd'hui, chers abonnés, un JEU !! J'ai eu du bol de pouvoir extraire cette pauvre photo, mais vous allez voir que ça vaut le coup.
La question est : que contiennent chacun de ces magnifiques bidons, dont nous fîmes l'acquisition ? (vous pouvez normalement cliquer sur l'image pour l'agrandir). Un seul essai par personne (pour chacun des deux bidons, car ils ne contiennent pas tous les deux la même chose). Que le (la) meilleur(e) gagne !!
(Rien à gagner que mon admiration éternelle, ou en tout cas très durable).
Après son rendez-vous, nous sommes allés aux Beaches (les plages) et (enfin!) nous avons vu le lac dont le mauvais temps nous avait écarté plusieurs fois. C'est simple : on dirait la mer. Rien à voir avec le Lac Léman (je sais, j'ai l'air fin avec mes comparaisons, sachant que la surface du lac Ontario est de 19 000 km2, contre 600 km2 pour le lac Léman...). La promenade est sympa, même si le rivage n'est absolument pas sauvage. Au loin, en marchant vers l'ouest, on a toujours la CN Tower et de grandes cheminées (je pense qu'il s'agit d'une centrale thermique) en point de mire.
A ce propos, vous aurez remarqué que l'on est assez avares de photos actuellement. Je vous passe les détails, mais nous avons quelques ennuis pour recharger les accus de l'appareil, et notre mobile a quelques problèmes de compatibilité avec le Bluetooth de l'ordi (la seule photo que j'ai pu extraire, après une heure de lutte homme/machine, est celle qui figure en bas de ce message). Mais on y travaille, c'est promis.
Cet après-midi, on a fait quelques emplettes (chaussures de running, papier à lettre et bouquin), puis Rébecca a tenu absolument à me montrer le Dollarama, où tout est à 1 dollar...Ils sont forts ces chinois, pas vrai ?
Sur le chemin, nous sommes passés devant le bureau de l'église de scientologie, qui a carrément pignon sur rue (c'est le cas de le dire, puisqu'ils sont dans un angle - de l'extérieur, on dirait presque une banque ou des assurances). Ils vendent le bouquin de dianétique-mon-cul, et ils faisaient même des tests de niveau de stress sur les passants volontaires (pas nous, donc), avec leur machine-à-la-con (excusez la vulgarité, mais je vois pas d'autres mots pour décrire cette arnaque). Hallucinant, je vous assure. On a encore plus regretté de ne pas pouvoir prendre de photos (et vous aussi, du coup, j'en suis sûr).
Bien, pour terminer aujourd'hui, chers abonnés, un JEU !! J'ai eu du bol de pouvoir extraire cette pauvre photo, mais vous allez voir que ça vaut le coup.
La question est : que contiennent chacun de ces magnifiques bidons, dont nous fîmes l'acquisition ? (vous pouvez normalement cliquer sur l'image pour l'agrandir). Un seul essai par personne (pour chacun des deux bidons, car ils ne contiennent pas tous les deux la même chose). Que le (la) meilleur(e) gagne !!
(Rien à gagner que mon admiration éternelle, ou en tout cas très durable).
mardi 12 août 2008
Bon anniversaire, Léo !
Comme prévu, j'ai fait aujourd'hui la visite de ma future école...pour ce que j'en ai vu, ça m'a vraiment l'air très cooooool !
Vous avez déjà admiré les quelques photos de l'extérieur (voir diaporama), et remarqué l'architecture. En fait, l'école n'est dans ces locaux que depuis 5 ans ; ils ont simplement racheté les "maisons" qui jouxtaient les bâtiments d'origine et il se trouve que ce sont des maisons du XIXe siècle, construites à l'époque par un ministre ou quelque chose dans le genre.
La direction de l'école a ensuite allègrement fait aménager l'intérieur.
On trouve donc un peu (ou même carrément) tout dans l'école, depuis les gymnases (2) et la salle de danse, jusqu'à...mais oui mais oui : une piscine genre taille olympique (qui apparemment est accessible aux membres du personnel et à leur famille à certaines heures). Il y a également trois salles informatiques, avec un ordinateur par élève. Le tout pour, quand même, 400 élèves...
Des conditions très légérement différentes, donc, de celles "offertes" par Fernand Gregh (pour les non-initiés, je signale que, jusque-là, on comptait une salle informatique avec un demi-ordinateur par élève au collège F. Gregh, lequel compte 700 élèves...). Il est vrai que l'école semble attirer de généreux donateurs, qui y vont à coup de millions de dollars. Je doute que les écoles publiques canadiennes en aient autant.
Ma collègue Josette ne m'avait pas menti, j'ai effectivement mon nom sur un bureau, dans une pièce que je partage avec quatre autres collègues. A la rentrée, on mettra à ma disposition un PC portable,et on m'apprendra sans doute aussi à me servir du "smart board" (tableau interactif) qui équipe les salles.
Globalement les locaux sont vraiment très sympas, chaque élève a son casier, ils ont une espèce de grande salle avec des fauteuils moelleux et une cheminée, et une salle du même genre dans le CDI. D'après les propos de ma collègue, j'ai l'impression qu'ils sont assez libres dans l'établissement lui-même, puisqu'ils peuvent aller et venir dans les couloirs, et qu'elle me disait qu'ils se retrouvaient parfois allongés devant leurs casiers. On verra.
Pour ce qui est du programme à mettre en oeuvre, c'est assez amusant : il s'agit bel et bien du programme français, mais avec des finesses de vocabulaire qui semblent faire croire à l'inspection de l'Ontario qu'il s'agit de son propre programme. Sont-ils sots ceux-ci ? Je dois reconnaître que le fond de l'affaire m'échappe un peu...Par exemple, le cours d'Histoire des 3e s'intitule "Histoire du Canada au XXe siècle", mais le programme est bien celui que je connais. Bref.
J'ai donc passé une bonne partie de la matinée à l'école. Josette est venue me chercher en voiture, l'occasion pour moi de découvrir un peu le style de conduite de Toronto. Globalement rouler dans Toronto semble vraiment très sûr, les automobilistes sont très respectueux.
On roule pas trop vite (rien à voir avec la circulation à Paris, par exemple), et le plus souvent le long de la ligne centrale. Pourquoi ? Parce que, aux feux tricolores, on a le droit de tourner à droite même si c'est rouge.
A noter : cette règle est valable en Ontario, mais pas au Québec par exemple. Josette m'a expliqué sur ce point que les réglementations municipales, provinciales et fédérales se contredisent souvent, et apportent pas mal de confusion, et parfois des accidents (l'explosion d'une usine de propane, dont je vous ai parlé il y deux jours, semble avoir pour origine l'un de ces malentendus. Ballot, n'est-ce pas ?).
Pour le retour, j'ai pris le bus et le métro, histoire d'éviter un nouveau détour à Josette. J'ai pu ainsi me rendre compte que, à Toronto, on va beaucoup plus vite en voiture qu'avec les transports en commun.
Cela peut avoir très vite son importance, puisque Rébecca a trouvé du travail, dans une école maternelle francophone qui suit la méthode Montessori (oui,oui Karine, cette école là !). Ce n'est pas un salaire astronomique, disons que ça paiera le loyer. Le problème c'est que c'est un trajet de pas loin de deux heures aller-retour, à mon avis, en transports en commun, parce que c'est complètement à l'est de la ville. La voiture va peut-être devenir une nécessité. A voir.
Je suis un peu long, je vais conclure. Pour ceux qui n'ont pas encore décroché et qui sont arrivés jusque-là (il y en aura bien un ou deux), vous aurez remarqué que le titre d'aujourd'hui n'a aucun rapport avec mon propos. C'est juste pour fêter l'anniversaire de mon neveu. Buon compleanno !
Vous avez déjà admiré les quelques photos de l'extérieur (voir diaporama), et remarqué l'architecture. En fait, l'école n'est dans ces locaux que depuis 5 ans ; ils ont simplement racheté les "maisons" qui jouxtaient les bâtiments d'origine et il se trouve que ce sont des maisons du XIXe siècle, construites à l'époque par un ministre ou quelque chose dans le genre.
La direction de l'école a ensuite allègrement fait aménager l'intérieur.
On trouve donc un peu (ou même carrément) tout dans l'école, depuis les gymnases (2) et la salle de danse, jusqu'à...mais oui mais oui : une piscine genre taille olympique (qui apparemment est accessible aux membres du personnel et à leur famille à certaines heures). Il y a également trois salles informatiques, avec un ordinateur par élève. Le tout pour, quand même, 400 élèves...
Des conditions très légérement différentes, donc, de celles "offertes" par Fernand Gregh (pour les non-initiés, je signale que, jusque-là, on comptait une salle informatique avec un demi-ordinateur par élève au collège F. Gregh, lequel compte 700 élèves...). Il est vrai que l'école semble attirer de généreux donateurs, qui y vont à coup de millions de dollars. Je doute que les écoles publiques canadiennes en aient autant.
Ma collègue Josette ne m'avait pas menti, j'ai effectivement mon nom sur un bureau, dans une pièce que je partage avec quatre autres collègues. A la rentrée, on mettra à ma disposition un PC portable,et on m'apprendra sans doute aussi à me servir du "smart board" (tableau interactif) qui équipe les salles.
Globalement les locaux sont vraiment très sympas, chaque élève a son casier, ils ont une espèce de grande salle avec des fauteuils moelleux et une cheminée, et une salle du même genre dans le CDI. D'après les propos de ma collègue, j'ai l'impression qu'ils sont assez libres dans l'établissement lui-même, puisqu'ils peuvent aller et venir dans les couloirs, et qu'elle me disait qu'ils se retrouvaient parfois allongés devant leurs casiers. On verra.
Pour ce qui est du programme à mettre en oeuvre, c'est assez amusant : il s'agit bel et bien du programme français, mais avec des finesses de vocabulaire qui semblent faire croire à l'inspection de l'Ontario qu'il s'agit de son propre programme. Sont-ils sots ceux-ci ? Je dois reconnaître que le fond de l'affaire m'échappe un peu...Par exemple, le cours d'Histoire des 3e s'intitule "Histoire du Canada au XXe siècle", mais le programme est bien celui que je connais. Bref.
J'ai donc passé une bonne partie de la matinée à l'école. Josette est venue me chercher en voiture, l'occasion pour moi de découvrir un peu le style de conduite de Toronto. Globalement rouler dans Toronto semble vraiment très sûr, les automobilistes sont très respectueux.
On roule pas trop vite (rien à voir avec la circulation à Paris, par exemple), et le plus souvent le long de la ligne centrale. Pourquoi ? Parce que, aux feux tricolores, on a le droit de tourner à droite même si c'est rouge.
A noter : cette règle est valable en Ontario, mais pas au Québec par exemple. Josette m'a expliqué sur ce point que les réglementations municipales, provinciales et fédérales se contredisent souvent, et apportent pas mal de confusion, et parfois des accidents (l'explosion d'une usine de propane, dont je vous ai parlé il y deux jours, semble avoir pour origine l'un de ces malentendus. Ballot, n'est-ce pas ?).
Pour le retour, j'ai pris le bus et le métro, histoire d'éviter un nouveau détour à Josette. J'ai pu ainsi me rendre compte que, à Toronto, on va beaucoup plus vite en voiture qu'avec les transports en commun.
Cela peut avoir très vite son importance, puisque Rébecca a trouvé du travail, dans une école maternelle francophone qui suit la méthode Montessori (oui,oui Karine, cette école là !). Ce n'est pas un salaire astronomique, disons que ça paiera le loyer. Le problème c'est que c'est un trajet de pas loin de deux heures aller-retour, à mon avis, en transports en commun, parce que c'est complètement à l'est de la ville. La voiture va peut-être devenir une nécessité. A voir.
Je suis un peu long, je vais conclure. Pour ceux qui n'ont pas encore décroché et qui sont arrivés jusque-là (il y en aura bien un ou deux), vous aurez remarqué que le titre d'aujourd'hui n'a aucun rapport avec mon propos. C'est juste pour fêter l'anniversaire de mon neveu. Buon compleanno !
lundi 11 août 2008
La CN Tower attendra
Le temps s'étant plus ou moins remis au beau (c'est hélas temporaire - à ce propos, les journaux remarquent qu'il s'agit de l'été le plus humide jamais enregistré à Toronto : pour arroser notre arrivée ?), nous avions décidé de faire cette fameuse ascension de la CN Tower, symbole de la ville. Ce statut semble justifier la mise en place d'un genre de piège à touriste. Le ticket pour monter dans l'ascenseur est en effet vendu pas moins de 27 dollars, ce qui n'empêche pas d'ailleurs des cohortes entières de pélerins de s'attrouper devant la porte pour y faire la queue. Sans nous.
A part ça, Rébecca a commencé des recherches d'emplois, via des sites internet ; elle était un peu découragée de ne pas trouver tout de suite. Mais ce n'est que le début, et je pense que la ville offre pas mal d'opprotunités.
Demain, je vais avec Josette (ma collègue, vous vous souvenez ?) à l'école. Elle va me montrer les locaux, mon bureau, tout le bataclan, quoi ! Ça va prendre un peu plus de consistance dans mon esprit, parce que je dois reconnaître que je ne réalise pas encore tout à fait que je suis venu ici pour bosser. J'ai plutôt l'impression d'être en vacances !
A part ça, Rébecca a commencé des recherches d'emplois, via des sites internet ; elle était un peu découragée de ne pas trouver tout de suite. Mais ce n'est que le début, et je pense que la ville offre pas mal d'opprotunités.
Demain, je vais avec Josette (ma collègue, vous vous souvenez ?) à l'école. Elle va me montrer les locaux, mon bureau, tout le bataclan, quoi ! Ça va prendre un peu plus de consistance dans mon esprit, parce que je dois reconnaître que je ne réalise pas encore tout à fait que je suis venu ici pour bosser. J'ai plutôt l'impression d'être en vacances !
dimanche 10 août 2008
Les américains...(air connu)
Ok, le titre d'aujourd'hui risque de ne pas être significatif pour grand-monde (à part Jean-Pierre). Il s'agit d'une chanson des Satellites, qui ironise sur le mode de vie à l'américaine.
On a testé pour vous, une nouvelle fois.
Première étape : le brunch (retenez-ça : le dimanche, c'est brunch). Notre choix : le Golden Griddle Family restaurant. Le week-end, c'est la formule spéciale : pour 12,99$, il y a un buffet, et vous mangez tout ce que vous voulez, à volonté ("you can eat forever", comme nous a dit la serveuse). Il s'agit donc rien moins que d'une invitation à l'orgie, à base de saucisses, de pancakes, de galets de pommes de terre, de rosbif, de fruits divers, de muffins, etc... Le tout vraiment très bon, même si vraiment très calorique et gras. J'en ai les artères qui se bouchent.
Deuxième étape : le cinéma. Notre choix : the Dark Knight (Batman, quoi). Juste avant, tout comme en France, on a été soulé de bande annonce (au singulier, vous allez comprendre pourquoi). Mais alors qu'en France les bandes annonces de blockbusters (pour les non initiés : les grosses productions américaines qui font crak-zim-boum-badaboum) alternent avec nos films français - souvent plus calme et...comment dire sans être trop chauvin...légèrement plus "cérébraux", pour ne pas dire profonds - là on a eu droit à une tranche consistante de bande annonce crak-zim-boum. Notez : il s'agissait bien de films différents. Si, si, les titres changeaient. Mais quant à l'histoire et au contenu, ça se ressemblait quand même 'achement beaucoup !
Bon, le Batman qu'on a vu, par ailleurs, était pas trop mal, invraisemblable comme il faut et tout. Je vais quand même pas trop cracher dans la soupe.
Troisième étape : sur le retour, dans le métro (où se trouvent des télévisions diffusant une chaîne spéciale métro), nous apprenons qu'une grosse explosion a eu lieu dans le nord-ouest de Toronto. Peut-être en avez-vous entendu parler. Il s'agit d'une réserve de gaz qui a apparemment explosé, et l'explosion a été entendu depuis Niagara - au moins cent bornes d'ici tout de même. Le métro fonctionne cependant et nous rentrons sans encombres. Et, luxe des luxe, nous avons même les images sous tous les angles diffusées par la chaîne City. Pourquoi sous tous les angles ? Parce que, grâce à ce merveilleux progrès qu'est la caméra avec téléphone intégré (ou l'inverse, allez savoir), tous les badauds peuvent rendre compte de ce qu'ils voient, en accompagnant leur "reportage" des inimitables "oh my god" qui ont largement fait leurs preuves depuis le 11 septembre. Bien sûr, les images étaient diffusées derrière un énorme sigle "Bell", normal puisque c'est eux qui fournissent le réseau téléphonique. Ah ces Américains (du Nord) !
On a testé pour vous, une nouvelle fois.
Première étape : le brunch (retenez-ça : le dimanche, c'est brunch). Notre choix : le Golden Griddle Family restaurant. Le week-end, c'est la formule spéciale : pour 12,99$, il y a un buffet, et vous mangez tout ce que vous voulez, à volonté ("you can eat forever", comme nous a dit la serveuse). Il s'agit donc rien moins que d'une invitation à l'orgie, à base de saucisses, de pancakes, de galets de pommes de terre, de rosbif, de fruits divers, de muffins, etc... Le tout vraiment très bon, même si vraiment très calorique et gras. J'en ai les artères qui se bouchent.
Deuxième étape : le cinéma. Notre choix : the Dark Knight (Batman, quoi). Juste avant, tout comme en France, on a été soulé de bande annonce (au singulier, vous allez comprendre pourquoi). Mais alors qu'en France les bandes annonces de blockbusters (pour les non initiés : les grosses productions américaines qui font crak-zim-boum-badaboum) alternent avec nos films français - souvent plus calme et...comment dire sans être trop chauvin...légèrement plus "cérébraux", pour ne pas dire profonds - là on a eu droit à une tranche consistante de bande annonce crak-zim-boum. Notez : il s'agissait bien de films différents. Si, si, les titres changeaient. Mais quant à l'histoire et au contenu, ça se ressemblait quand même 'achement beaucoup !
Bon, le Batman qu'on a vu, par ailleurs, était pas trop mal, invraisemblable comme il faut et tout. Je vais quand même pas trop cracher dans la soupe.
Troisième étape : sur le retour, dans le métro (où se trouvent des télévisions diffusant une chaîne spéciale métro), nous apprenons qu'une grosse explosion a eu lieu dans le nord-ouest de Toronto. Peut-être en avez-vous entendu parler. Il s'agit d'une réserve de gaz qui a apparemment explosé, et l'explosion a été entendu depuis Niagara - au moins cent bornes d'ici tout de même. Le métro fonctionne cependant et nous rentrons sans encombres. Et, luxe des luxe, nous avons même les images sous tous les angles diffusées par la chaîne City. Pourquoi sous tous les angles ? Parce que, grâce à ce merveilleux progrès qu'est la caméra avec téléphone intégré (ou l'inverse, allez savoir), tous les badauds peuvent rendre compte de ce qu'ils voient, en accompagnant leur "reportage" des inimitables "oh my god" qui ont largement fait leurs preuves depuis le 11 septembre. Bien sûr, les images étaient diffusées derrière un énorme sigle "Bell", normal puisque c'est eux qui fournissent le réseau téléphonique. Ah ces Américains (du Nord) !
vendredi 8 août 2008
Repos soldats
Rien de particulier aujourd'hui, nous avons bouquiné tard dans la matinée puis nous sommes sortis faire un petit tour chez ikéa histoire de faire une pré-sélection des meubles que nous allons prendre. Vu notre budget limité, on va commencer avec strict minimum: lit, matelas, table et chaises, couettes, draps, de quoi cuisiner et évidemment un canapé lit pour ma pitite soeur qui vient nous voir en septembre. Le reste viendra peu à peu avec nos salaires et on espère la vente de la maison!!! On pensait quand même pouvoir s'installer " bien" tout de suite mais le loyer est assez cher donc il faudra que l'on campe un peu au début. Vive l'aventure!!!!
Fred a craqué pour de la pizza ce soir et ma foi elle était apparement très bonne, quant à moi j'ai trouvé un plan B: je mange des petits pots pour bébé, c'est super bon et surtout il n'y a pas de produits de m.... genre ogm, conservateurs ou trucs indéfinissables. Certes il va falloir trouver autres choses car c'est pas trop complet mais pour l'instant c'est correct!!
On est actuellement en train de regarder "war of worlds" on the tv, je pense que la traduction est la guerre des mondes. C'est pas mal mais j'ai abandonné car 4 tranches de pub pour 1/4 h de film je sature!!
Fred a craqué pour de la pizza ce soir et ma foi elle était apparement très bonne, quant à moi j'ai trouvé un plan B: je mange des petits pots pour bébé, c'est super bon et surtout il n'y a pas de produits de m.... genre ogm, conservateurs ou trucs indéfinissables. Certes il va falloir trouver autres choses car c'est pas trop complet mais pour l'instant c'est correct!!
On est actuellement en train de regarder "war of worlds" on the tv, je pense que la traduction est la guerre des mondes. C'est pas mal mais j'ai abandonné car 4 tranches de pub pour 1/4 h de film je sature!!
jeudi 7 août 2008
Journée calme. Mais décisive !
Ça y est, le bail est signé. On a rencontré notre futur proprio - Ted - dans un starbucks café, et tout a été fait dans les règles de l'art. Les conditions n'ont rien de terribles, il nous paie l'eau, les taxes, et nous partageons la note d'électricité, et peut-être même la connexion internet. On a les clés le 22 au matin, mais nous resterons une dernière nuit dans notre studio actuel, pour nous laisser le temps de nous retourner, de faire un brin de ménage avant de mettre des meubles (encore que Ted prétend que ce sera déjà fait, mais bon...), meubles que nous irons acheter chez Ikéa, bien sûr !
Comme vous l'aurez compris, nous pouvons rester dans notre studio jusqu'à cette date sans problème. Ça nous évitera un déménagement intermédiaire.
A part ça, aujourd'hui, nous n'avons pas fait grand-chose. La fatigue de notre périple d'hier se faisait sentir. La pluie et le ciel chargé nous ont dissuadé de monter en haut de la CN Tower : on attendra qu'il fasse beau. Une petite visite à un No frills, plus ou moins l'équivalent d'un "ED". Les prix sont plus abordables qu'au Dominion dans lequel nous faisons nos courses depuis une semaine.
C'est au cours de cette palpitante exploration que nous avons fait la découverte d'un nouveau genre de produit : les oeufs liquides. J'en entends qui ricanent : oui les oeufs, c'est toujours liquide. Mais ceux-là, ils n'ont plus de coquilles, ils sont dans des boites en carton. Je vois pas bien l'intérêt (mis à part la disparition complète du risque de faire tomber des coquilles dans l'omelette...) et je n'y goûterai pas. Mon abnégation au service de la science a des limites.
J'ai malgré tout acheter des oeufs, d'un blanc immaculé (je parle bien de la coquille). Juste pour goûter.
Comme vous l'aurez compris, nous pouvons rester dans notre studio jusqu'à cette date sans problème. Ça nous évitera un déménagement intermédiaire.
A part ça, aujourd'hui, nous n'avons pas fait grand-chose. La fatigue de notre périple d'hier se faisait sentir. La pluie et le ciel chargé nous ont dissuadé de monter en haut de la CN Tower : on attendra qu'il fasse beau. Une petite visite à un No frills, plus ou moins l'équivalent d'un "ED". Les prix sont plus abordables qu'au Dominion dans lequel nous faisons nos courses depuis une semaine.
C'est au cours de cette palpitante exploration que nous avons fait la découverte d'un nouveau genre de produit : les oeufs liquides. J'en entends qui ricanent : oui les oeufs, c'est toujours liquide. Mais ceux-là, ils n'ont plus de coquilles, ils sont dans des boites en carton. Je vois pas bien l'intérêt (mis à part la disparition complète du risque de faire tomber des coquilles dans l'omelette...) et je n'y goûterai pas. Mon abnégation au service de la science a des limites.
J'ai malgré tout acheter des oeufs, d'un blanc immaculé (je parle bien de la coquille). Juste pour goûter.
mercredi 6 août 2008
Ça y est on a trouvé!!!
Après un temps "infini" de recherche (3 jours!) nous avons trouvé l'appartement de nos rêves.
Il se situe au rez de chaussée d'une maison qui date de 1899, nous avons une terrasse sur l'avant de la maison et un grand jardin à l'arrière, uniquement pour nous. Le quartier se nomme Rosedale et c'est l'un des mieux de Toronto il est principalement résidentiel, donc très calme ; c'est même un quartier historique avec d'immenses et vieilles maisons. Il y a un parc à proximité, et ce n'est vraiment pas très loin de la TFS. Que demander de plus ? Les seuls points négatifs seraient, à la rigueur, le fait que quelqu'un habite au-dessus (le proprio), et le loyer, un peu supérieur à ce que nous avions prévu. Mais on n'a rien sans rien.
Et puis, par comparaison avec ce que nous avons visité depuis ce matin...
1° : un appart d'une chambre, dans un immeuble de 4 étages. L'appart était au 4e (point positif), mais c'était assez cher compte tenu de l'architecture d'ensemble (vous voyez les hôtels Formule 1 ? Eh bien un peu ce genre là, avec des couloirs interminables) et du quartier, ni calme ni joli.
2° : un truc (pas un appartement, nan, nan) probablement réservé en priorité à des sans-papiers, des gens recherchés par la police ou quelque chose dans ce genre, au-dessus d'un magasin avec la musique à tue-tête, sur une avenue très très passante...du reste, l'avenue n'était peut-être pas si gênante, car ni Rébecca ni moi ne nous souvenons d'avoir vu des fenêtres...
3° : un appart avec deux chambres, dans de petits immeubles bordés par une avenue très passante également. Ça aurait pu le faire, mais c'était quand même très bruyant, avec la circulation toute la journée. Et puis c'était pas donné pour ce que c'était.
4° : un joli appart, au deuxième étage d'une maison, dans une rue assez calme. Je dois dire qu'on a été assez emballés, et qu'on l'a gardé sous le coude jusqu'au soir. Mais c'était loin de l'école, et il n'y avait pas le jardin ni la terrasse ni le cadre environnant.
Finalement, c'est le dernier qui a été le bon.
J'oubliais : nous étions censé en visiter 3 autres, mais ça ne s'est pas fait parce que :
- pour l'un, la responsable nous a fait faux bond. Nous avions dix minutes de retard à cause des transports, et nous l'avons prévenue. Arrivés devant, personne. Je téléphone, elle me dit dans dix minutes. Une demi-heure plus tard, je rappelle, et voilà-ti pas qu'elle se met à m'engueuler sous prétexte qu'elle est venue et qu'il n'y avait personne. Et elle me raccroche au nez. Quid ? Le fait est qu'il faisait vraiment très chaud et que nous avions traversé la rue pour nous mettre à l'ombre, mais bien en face et en vue du building à visiter. Nous en avons conclu qu'elle a du passer en voiture et qu'elle n'a pas daigné en descendre pour se manifester ou nous chercher. Tant pis pour elle (morue !). De toute façon, il y a avait une giga-méga-grosse antenne relais de je-sais-pas-quoi sur le toit, le genre qui donne le cancer de la tête. Ça nous aurait pas intéressé.
- nous avons annulé un autre rendez-vous, qui nous obligeait à retraverser la ville. Très interessant coup de fil, une nouvelle fois, puisque comme d'habitude je tombe sur une chinoise ( j'ai rien contre, mais ils devraient faire gaffe, je crois que j'améliore mon anglais plus vite qu'eux). Après lui avoir chanté sur tous les tons que nous annulions le rendez-vous, qu'on ne viendrait pas, qu'on ne pouvait pas venir, que non, décidément, on n'était pas déjà devant l'appartement et qu'on n'était pas près d'y être, qu'enfin, bon , quoi, c'était mort...j'ai fini par passer le téléphone à Rébecca qui lui a répété la même chose. Juste avant de raccrocher. Ça va quoi ! (spécial pour Arnaud).
- la dernière visite manquée, c'est ma faute : j'avais noté le 807 Dufferin Street, or on était attendu au 1807 Dufferin Street (qui se trouvait donc environ 2 kilomètres plus au nord...oui, oui, à Toronto, les rues sont très,très longues). Bref, on a annulé, sans quoi nous aurions été en retard à notre dernier rendez-vous. Qui s'est avéré être le bon, ça aurait été ballot de le manquer.
Voilà donc une bonne chose de faite, bien qu'on ne soit pas installé de sitôt : l'appart ne sera pas libre avant le 22 août. Pour les photos, chers amis abonnés, vous devrez donc vous montrer patients.
D'ici là, nous allons sûrement resté dans ce studio - nous saurons demain si c'est possible. Sinon on improvisera, on commence à avoir l'habitude !
Il se situe au rez de chaussée d'une maison qui date de 1899, nous avons une terrasse sur l'avant de la maison et un grand jardin à l'arrière, uniquement pour nous. Le quartier se nomme Rosedale et c'est l'un des mieux de Toronto il est principalement résidentiel, donc très calme ; c'est même un quartier historique avec d'immenses et vieilles maisons. Il y a un parc à proximité, et ce n'est vraiment pas très loin de la TFS. Que demander de plus ? Les seuls points négatifs seraient, à la rigueur, le fait que quelqu'un habite au-dessus (le proprio), et le loyer, un peu supérieur à ce que nous avions prévu. Mais on n'a rien sans rien.
Et puis, par comparaison avec ce que nous avons visité depuis ce matin...
1° : un appart d'une chambre, dans un immeuble de 4 étages. L'appart était au 4e (point positif), mais c'était assez cher compte tenu de l'architecture d'ensemble (vous voyez les hôtels Formule 1 ? Eh bien un peu ce genre là, avec des couloirs interminables) et du quartier, ni calme ni joli.
2° : un truc (pas un appartement, nan, nan) probablement réservé en priorité à des sans-papiers, des gens recherchés par la police ou quelque chose dans ce genre, au-dessus d'un magasin avec la musique à tue-tête, sur une avenue très très passante...du reste, l'avenue n'était peut-être pas si gênante, car ni Rébecca ni moi ne nous souvenons d'avoir vu des fenêtres...
3° : un appart avec deux chambres, dans de petits immeubles bordés par une avenue très passante également. Ça aurait pu le faire, mais c'était quand même très bruyant, avec la circulation toute la journée. Et puis c'était pas donné pour ce que c'était.
4° : un joli appart, au deuxième étage d'une maison, dans une rue assez calme. Je dois dire qu'on a été assez emballés, et qu'on l'a gardé sous le coude jusqu'au soir. Mais c'était loin de l'école, et il n'y avait pas le jardin ni la terrasse ni le cadre environnant.
Finalement, c'est le dernier qui a été le bon.
J'oubliais : nous étions censé en visiter 3 autres, mais ça ne s'est pas fait parce que :
- pour l'un, la responsable nous a fait faux bond. Nous avions dix minutes de retard à cause des transports, et nous l'avons prévenue. Arrivés devant, personne. Je téléphone, elle me dit dans dix minutes. Une demi-heure plus tard, je rappelle, et voilà-ti pas qu'elle se met à m'engueuler sous prétexte qu'elle est venue et qu'il n'y avait personne. Et elle me raccroche au nez. Quid ? Le fait est qu'il faisait vraiment très chaud et que nous avions traversé la rue pour nous mettre à l'ombre, mais bien en face et en vue du building à visiter. Nous en avons conclu qu'elle a du passer en voiture et qu'elle n'a pas daigné en descendre pour se manifester ou nous chercher. Tant pis pour elle (morue !). De toute façon, il y a avait une giga-méga-grosse antenne relais de je-sais-pas-quoi sur le toit, le genre qui donne le cancer de la tête. Ça nous aurait pas intéressé.
- nous avons annulé un autre rendez-vous, qui nous obligeait à retraverser la ville. Très interessant coup de fil, une nouvelle fois, puisque comme d'habitude je tombe sur une chinoise ( j'ai rien contre, mais ils devraient faire gaffe, je crois que j'améliore mon anglais plus vite qu'eux). Après lui avoir chanté sur tous les tons que nous annulions le rendez-vous, qu'on ne viendrait pas, qu'on ne pouvait pas venir, que non, décidément, on n'était pas déjà devant l'appartement et qu'on n'était pas près d'y être, qu'enfin, bon , quoi, c'était mort...j'ai fini par passer le téléphone à Rébecca qui lui a répété la même chose. Juste avant de raccrocher. Ça va quoi ! (spécial pour Arnaud).
- la dernière visite manquée, c'est ma faute : j'avais noté le 807 Dufferin Street, or on était attendu au 1807 Dufferin Street (qui se trouvait donc environ 2 kilomètres plus au nord...oui, oui, à Toronto, les rues sont très,très longues). Bref, on a annulé, sans quoi nous aurions été en retard à notre dernier rendez-vous. Qui s'est avéré être le bon, ça aurait été ballot de le manquer.
Voilà donc une bonne chose de faite, bien qu'on ne soit pas installé de sitôt : l'appart ne sera pas libre avant le 22 août. Pour les photos, chers amis abonnés, vous devrez donc vous montrer patients.
D'ici là, nous allons sûrement resté dans ce studio - nous saurons demain si c'est possible. Sinon on improvisera, on commence à avoir l'habitude !
mardi 5 août 2008
Rech. appt.
Nous avons consacré la journée à éplucher les annonces, aussi bien dans le Toronto Star (le journal local) que sur Internet. Le plus compliqué, c'est quand même de localiser les offres sur la carte et d'évaluer la distance par rapport à la TFS (pardon : la Toronto French School, là où je vais travailler). Histoire de m'éviter trois heures de transports en commun.
Ou bien le plus compliqué - pour moi en tout cas - c'est de passer le coup de téléphone nécessaire pour fixer un rendez-vous. Encore que je m'améliore à vue d'oeil.
La meilleure preuve c'est que, par accident, j'ai rappelé la chinoise sur qui j'étais tombé hier, et dont on a déjà visité le main floor + basement (comprenez le rez-de-chaussée et la cave d'une maison), qui ne nous avait pas plu (voir épisode d'hier). Alors qu'hier je ne comprenais rien à ce qu'elle me disait, j'ai parfaitement saisi cet après-midi ce qu'elle racontait...tellement bien que la ressemblance avec l'affaire d'hier a commencé par me frapper, jusqu'au moment où je lui ai demandé le nom de la rue - alors le doute n'a plus été permis...
Malgré ce genre de péripétie, nous nous sommes bien débrouillés : 6 visites prévues demain, entre midi et 20h.
J'oubliais : nous avons quand même effectué une visite ce matin, dans le sud de la ville. C'était à nouveau un "main floor" (vous me suivez), mais dans une maison pas très nette; sur le trottoir, devant la maison, une caisse pour le chat pleine de euh..vous savez..comme font les chats et qui sent pas bon...et bien une caisse comme celle-là attendait sûrement d'être vidée par un passant, tout en parfumant délicatement les environs. A l'intérieur, un chien aboyait à en perdre haleine au premier étage, loué par un couple...soit disant un chien " de passage". Mouais... L'appartement en lui même était franchement petit. On n'est pas reparti enchantés, comme vous voyez.
En espérant que demain nous réservera de meilleures découvertes.
Ou bien le plus compliqué - pour moi en tout cas - c'est de passer le coup de téléphone nécessaire pour fixer un rendez-vous. Encore que je m'améliore à vue d'oeil.
La meilleure preuve c'est que, par accident, j'ai rappelé la chinoise sur qui j'étais tombé hier, et dont on a déjà visité le main floor + basement (comprenez le rez-de-chaussée et la cave d'une maison), qui ne nous avait pas plu (voir épisode d'hier). Alors qu'hier je ne comprenais rien à ce qu'elle me disait, j'ai parfaitement saisi cet après-midi ce qu'elle racontait...tellement bien que la ressemblance avec l'affaire d'hier a commencé par me frapper, jusqu'au moment où je lui ai demandé le nom de la rue - alors le doute n'a plus été permis...
Malgré ce genre de péripétie, nous nous sommes bien débrouillés : 6 visites prévues demain, entre midi et 20h.
J'oubliais : nous avons quand même effectué une visite ce matin, dans le sud de la ville. C'était à nouveau un "main floor" (vous me suivez), mais dans une maison pas très nette; sur le trottoir, devant la maison, une caisse pour le chat pleine de euh..vous savez..comme font les chats et qui sent pas bon...et bien une caisse comme celle-là attendait sûrement d'être vidée par un passant, tout en parfumant délicatement les environs. A l'intérieur, un chien aboyait à en perdre haleine au premier étage, loué par un couple...soit disant un chien " de passage". Mouais... L'appartement en lui même était franchement petit. On n'est pas reparti enchantés, comme vous voyez.
En espérant que demain nous réservera de meilleures découvertes.
lundi 4 août 2008
Tranche de pub
Certes, je galère à comprendre l'anglais et à tenir une conversation suivie...mais je me soigne, notamment à base de télévision. Très étrange, la télévision canadienne. Le déroulement des séries (innombrables, et parfois pas toutes neuves, genre Cosby Show) et des films est...comment dire...chaotique. En fait, vous êtes plutôt convié à regarder des spots publicitaires, entre lesquels on intercale des bouts (parfois de quelques minutes) de film.
On comprend mieux pourquoi les épisodes de Friends ne durent que 25 minutes. En France, ça fait bien 25 minutes. Ici, ça approche allègrement de l'heure. On comprend mieux aussi pourquoi il y a toujours les petit gags de début et de fin (pour ceux qui connaissent Friends, mais d'autres séries font ça aussi) : c'est que, juste après le gag de début (et avant le générique!), et avant le gag de fin (quinze secondes maxi) vient prendre place une plage publicitaire de deux minutes trente (chronométrée et homologuée!).
En fait, c'est carrément insupportable.
Hier, on tombe sur i-Robot, avec Will Smith. Jamais vu ce film, on se dit "c'est l'occasion !". Ouais...eh beh au bout d'un moment je me suis demandé si c'était les robots qui vendaient la lessive, ou si c'était des machines à laver qui pourchassaient Will Smith. D'autant que la pub arrive toujours à brûle-pourpoint, sans générique ni rien. Quand en 2300 le héros se met à rouler en Chrysler, c'est que la pub a du commencer...Le nombre de plages de pub doit s'élever, pour un film de 2h, à plus d'une dizaine. Le "film" approche donc les 3h, et j'exagère pas.Trop fort.
Trop fort mais pénible quand même.
On comprend mieux pourquoi les épisodes de Friends ne durent que 25 minutes. En France, ça fait bien 25 minutes. Ici, ça approche allègrement de l'heure. On comprend mieux aussi pourquoi il y a toujours les petit gags de début et de fin (pour ceux qui connaissent Friends, mais d'autres séries font ça aussi) : c'est que, juste après le gag de début (et avant le générique!), et avant le gag de fin (quinze secondes maxi) vient prendre place une plage publicitaire de deux minutes trente (chronométrée et homologuée!).
En fait, c'est carrément insupportable.
Hier, on tombe sur i-Robot, avec Will Smith. Jamais vu ce film, on se dit "c'est l'occasion !". Ouais...eh beh au bout d'un moment je me suis demandé si c'était les robots qui vendaient la lessive, ou si c'était des machines à laver qui pourchassaient Will Smith. D'autant que la pub arrive toujours à brûle-pourpoint, sans générique ni rien. Quand en 2300 le héros se met à rouler en Chrysler, c'est que la pub a du commencer...Le nombre de plages de pub doit s'élever, pour un film de 2h, à plus d'une dizaine. Le "film" approche donc les 3h, et j'exagère pas.Trop fort.
Trop fort mais pénible quand même.
Fred freaks out
Chers tous,
Voilà je prends mon courage à deux mains et j'écris! En effet, contrairement à Frédéric qui écrit à toute vitesse, je tape relativement lentement....
Bref nous sommes actuellement dans un starbucks coffee car wireless (sans fil) internet ne fonctionne plus dans notre appartement. Ce matin nous avons acheté un téléphone portable "prepaid" (comprendre "à carte") car malheureusement pour prendre un abonnement il fallait payer 1000 dollars en plus que la compagnie de téléphone nous rend seulement dans 6 mois. Et oui c'est le prix à payer quand on est étranger et quand le système bancaire canadien ne nous connait pas encore!!!
Nous avons ensuite passé la matinée à chercher des appartements, moi sur internet et Fred dans les petites annonces des journaux. Nous avons passé plusieurs coups de fil assez intéressants, je ne vais pas tout détailler mais sachez que l'on m'a raccroché au nez à cause de mon accent et que j'ai dû prendre tout les appels de Fred car il ne comprenait absolument rien (à sa décharge il est tombé à chaque fois sur des chinois qui parlaient anglais encore moins bien que lui!).
Perte de temps considérable car au final on en a visité qu'un seul. Un grand appartement comprenant rez de chaussée et "basement" avec 2 chambres, un salon, une cuisine, 2 toilettes, une salle de bain et un bureau et une buanderie; le tout pour 80 m2 environ + une terrasse en bois. Sur papier ça a l'air pas mal, surtout qu'il est totalement neuf dans une maison de 2 étages, le problème est qu'il est un peu lugubre, situé tout près d'une grande avenue bruyante et que l'isolation sonore avec les locataires du haut et très mauvaise. Donc on ne va pas le prendre!
(ceci est un message pour karine et david: l'appart se trouve sur lauder street après l'intersection st clair west et oakwood av, pas loin du tout d'où vous habitiez, funny isn't it?!!)
Donc nous revoilà partis dans de nouvelles recherches!
J'aimerais que vous vous unissiez à moi pour envoyer des messages de soutien au petit Fred qui craque car il en a marre que personne ne le comprenne!!!
La suite au prochain épisode...
Bisous à tous
Voilà je prends mon courage à deux mains et j'écris! En effet, contrairement à Frédéric qui écrit à toute vitesse, je tape relativement lentement....
Bref nous sommes actuellement dans un starbucks coffee car wireless (sans fil) internet ne fonctionne plus dans notre appartement. Ce matin nous avons acheté un téléphone portable "prepaid" (comprendre "à carte") car malheureusement pour prendre un abonnement il fallait payer 1000 dollars en plus que la compagnie de téléphone nous rend seulement dans 6 mois. Et oui c'est le prix à payer quand on est étranger et quand le système bancaire canadien ne nous connait pas encore!!!
Nous avons ensuite passé la matinée à chercher des appartements, moi sur internet et Fred dans les petites annonces des journaux. Nous avons passé plusieurs coups de fil assez intéressants, je ne vais pas tout détailler mais sachez que l'on m'a raccroché au nez à cause de mon accent et que j'ai dû prendre tout les appels de Fred car il ne comprenait absolument rien (à sa décharge il est tombé à chaque fois sur des chinois qui parlaient anglais encore moins bien que lui!).
Perte de temps considérable car au final on en a visité qu'un seul. Un grand appartement comprenant rez de chaussée et "basement" avec 2 chambres, un salon, une cuisine, 2 toilettes, une salle de bain et un bureau et une buanderie; le tout pour 80 m2 environ + une terrasse en bois. Sur papier ça a l'air pas mal, surtout qu'il est totalement neuf dans une maison de 2 étages, le problème est qu'il est un peu lugubre, situé tout près d'une grande avenue bruyante et que l'isolation sonore avec les locataires du haut et très mauvaise. Donc on ne va pas le prendre!
(ceci est un message pour karine et david: l'appart se trouve sur lauder street après l'intersection st clair west et oakwood av, pas loin du tout d'où vous habitiez, funny isn't it?!!)
Donc nous revoilà partis dans de nouvelles recherches!
J'aimerais que vous vous unissiez à moi pour envoyer des messages de soutien au petit Fred qui craque car il en a marre que personne ne le comprenne!!!
La suite au prochain épisode...
Bisous à tous
dimanche 3 août 2008
Le taureau par les cornes

Vue dans le métro, cette affiche pour le recyclage des déchets. Je sais pas si ils ont fait un greunèldeulenviron'ment, mais en tout cas ils agissent en tapant là où ça fait mal (près du coeur, dans le portefeuille). Pour les non-anglophones, voilà ce que ça raconte :
" Les appartements dans les immeubles recyclent seulement 13% des déchets. Complétez l'image.
A partir du 1er juillet, les propriétaires d'immeubles paieront en fonction de la quantité de poubelles produites par leurs résidents. Plus de recyclage - depuis les canettes en aluminum et les bouteilles en plastiques jusqu'aux boites de mouchoirs et aux journaux - signifie moins de poubelles. Moins de poubelles signifie des frais moins élevés pour le propriétaire - et pour la planète. Faites ce que vous avez à faire. Pour plus détails, etc..."
Je sens que ce pays va me plaire !
Un petit tour dans Toronto
Ce matin, brunch au PeerTree sur Parliament Street. L'endroit est assez sympa, avec un petit patio ombragé, bienvenu face à la chaleur montante. Le brunch consiste en deux pancakes, chacun recouvert d'un oeuf poché et d'une tranche de bacon ou de poulet arrosé d'un sauce hollandaise, plus quelques tranches de fruits frais. Très bon, même si c'est un peu hyperprotéiné.
Ensuite, direction l'ouest du Downtown (=centre-ville), en métro, du côté de la petite Italie.
On voulait voir à quoi ressemblait cette partie de la ville, avant de nous plonger dans les petites annonces de location. Mis à part l'établissement scolaire moche devant lequel nous sommes passé (je n'ai pas résisté, je l'ai pris en photo, juste pour rassurer les collègues : ici aussi, ils ont des écoles moches), ce sont des rues très jolies, ombragées, des maisons typiques en bois ou en briques. Charmant, un coin à retenir.
Pour le retour ( en grande partie à pied), nous nous sommes arrêtés dans un starbucks (encore ! mais il y en a littéralement à chaque coin de rue) pour boire un verre. Là, léger agacement de ma part : je demande dans mon meilleur anglais (même Reb a compris ce que je disais) un shaken iced tea (un thé glacé), et la serveuse me sert un brewed tea (un thé, mais chaud). Vous aurez remarqué la ressemblance phonétique frappante entre les deux expressions en italique...bref, je ne m'en suis aperçu qu'en allant m'asseoir, ça m'a semblé trop tard pour me plaindre et j'ai bu mon rafraichissant thé brûlant en râlant. Mais j'ai pris la résolution de leur parler maintenant à deux à l'heure, peut-être qu'ils vont me comprendre, ces ânes !
Sur le chemin du retour, nous avons fait un petit tour dans le campus de la U of T (comprenez University of Toronto), à l'architecture assez sympa. Les Canadiens ne reculent pas devant le mélange des genres architecturaux, les bâtiments genre Oxford se détachant sur l'arrière-plan composé de buildings et de la CN Tower.
Ville cosmopolite, pays de mélanges !

Ensuite, direction l'ouest du Downtown (=centre-ville), en métro, du côté de la petite Italie.
Pour le retour ( en grande partie à pied), nous nous sommes arrêtés dans un starbucks (encore ! mais il y en a littéralement à chaque coin de rue) pour boire un verre. Là, léger agacement de ma part : je demande dans mon meilleur anglais (même Reb a compris ce que je disais) un shaken iced tea (un thé glacé), et la serveuse me sert un brewed tea (un thé, mais chaud). Vous aurez remarqué la ressemblance phonétique frappante entre les deux expressions en italique...bref, je ne m'en suis aperçu qu'en allant m'asseoir, ça m'a semblé trop tard pour me plaindre et j'ai bu mon rafraichissant thé brûlant en râlant. Mais j'ai pris la résolution de leur parler maintenant à deux à l'heure, peut-être qu'ils vont me comprendre, ces ânes !
Sur le chemin du retour, nous avons fait un petit tour dans le campus de la U of T (comprenez University of Toronto), à l'architecture assez sympa. Les Canadiens ne reculent pas devant le mélange des genres architecturaux, les bâtiments genre Oxford se détachant sur l'arrière-plan composé de buildings et de la CN Tower.
Ville cosmopolite, pays de mélanges !
samedi 2 août 2008
Téléphone, internet et lien social
Aujourd'hui, nous nous sommes penché sur le problème du téléphone mobile. Deux fournisseurs : Bell et Rogers. Chez le premier, le vendeur, jeune et motivé, partait toutes les deux secondes s'enquérir auprès de sa collègue des réponses à nos questions. Chez le second, c'était un vendeur un peu moins jeune et qui semblait plus ou moins relevé de cuite. Pas convaincant, il nous a en gros poussé dans les bras du premier. Mais on réfléchit encore jusqu'à lundi, le temps de comprendre les finesses (cousines de celles des banquiers) qui consiste à faire payer un forfait + un accès mensuel (?). L'un dans l'autre, les tarifs sont assez similaires à ce que l'on trouve en France.
Ensuite, nous sommes partis à la recherche d'un accès wi-fi dans un starbuck coffee ou un mac do - chose que l'on trouve partout ici, hormis dans les 3 premières restos visités, allez savoir pourquoi. La connexion offerte par notre locataire est en effet proche de l'indigence, ce qui ne facilite pas les choses pour rechercher un appart, et nous voulions une connexion rapide - une vraie !
Nous avons donc passé une heure dans un starbucks de l'Eaton Center à consulter des annonces. Beaucoup beaucoup d'offres, pas mal de choses intéressantes, que l'on va devoir visiter.
Dans l'après-midi, nous avons reçu un e-mail de Josette Bouchard, la collègue française que j'ai rencontrée en mai à la Grande Paroisse. Elle nous invitait à dîner chez elle ce soir avec son mari Thomas et leur fils Benji.
Tous les trois sont vraiment gentils et très intéressants. Ils nous ont donné des tuyaux sur la vie à Toronto. Thomas, qui est Suisse, est aussi cuisinier. Autant dire que nous nous sommes régalés de son "surf and turf" (crevettes au barbecue + steak) et de sa salade de fruits melba. Ils nous ont également fait goûter un vin canadien : eh bien c'est pas dégueu du tout, tout à fait un goût de vin. Qui l'eut cru ? Ils nous ont également donné des conseils concernant les quartiers à éviter et ceux à privilégier pour rechercher notre logement. Eux-même habitent dans le centre-est de la ville, un quartier très sympa.
Nous venons juste de revenir, par le tramway, très présent à Toronto. Et j'ai un petit coup de mou, une fois de plus : d'après Thomas, ça peut prendre une semaine de se remettre du décalage horaire. Eux-mêmes sont revenus d'Europe le même jour que nous, et sont encore en plein "jet lag".
Allez, au dodo !
Ensuite, nous sommes partis à la recherche d'un accès wi-fi dans un starbuck coffee ou un mac do - chose que l'on trouve partout ici, hormis dans les 3 premières restos visités, allez savoir pourquoi. La connexion offerte par notre locataire est en effet proche de l'indigence, ce qui ne facilite pas les choses pour rechercher un appart, et nous voulions une connexion rapide - une vraie !
Nous avons donc passé une heure dans un starbucks de l'Eaton Center à consulter des annonces. Beaucoup beaucoup d'offres, pas mal de choses intéressantes, que l'on va devoir visiter.
Dans l'après-midi, nous avons reçu un e-mail de Josette Bouchard, la collègue française que j'ai rencontrée en mai à la Grande Paroisse. Elle nous invitait à dîner chez elle ce soir avec son mari Thomas et leur fils Benji.
Tous les trois sont vraiment gentils et très intéressants. Ils nous ont donné des tuyaux sur la vie à Toronto. Thomas, qui est Suisse, est aussi cuisinier. Autant dire que nous nous sommes régalés de son "surf and turf" (crevettes au barbecue + steak) et de sa salade de fruits melba. Ils nous ont également fait goûter un vin canadien : eh bien c'est pas dégueu du tout, tout à fait un goût de vin. Qui l'eut cru ? Ils nous ont également donné des conseils concernant les quartiers à éviter et ceux à privilégier pour rechercher notre logement. Eux-même habitent dans le centre-est de la ville, un quartier très sympa.
Nous venons juste de revenir, par le tramway, très présent à Toronto. Et j'ai un petit coup de mou, une fois de plus : d'après Thomas, ça peut prendre une semaine de se remettre du décalage horaire. Eux-mêmes sont revenus d'Europe le même jour que nous, et sont encore en plein "jet lag".
Allez, au dodo !
Se nourrir
La chose la plus étrange, comme je le redoutais un peu, c'est bien la nourriture.
Les Nord-américains ont un penchant immodéré pour les trucs sucrés, assez gras, et/ou insipide.
Je ne suis pas spécialement fan de fromage, mais à mon propre étonnement je regrette déjà la mozzarella que l'on trouve en France. En effet, les Canadiens utilisent ce mot pour désigner un machin jaunasse, à base de lait de vache (première erreur) pasteurisé (deuxième erreur je pense), très caoutchouteux, pas du tout conservé dans son petit lait comme chez nous, mais dans un genre de plastique...je vous jure qu'en le déballant, je me suis demandé s'il restait un emballage autour. Il faut reconnaître que la disctinction entre le produit et l'emballage n'est pas très claire (seul indice : sur l'emballage, des choses sont écrites). Pour ceux qui se poseraient la question, sur la photo, le fromage est à droite.
vendredi 1 août 2008
Premier jour - on n'a pas chômé
Journée relativement efficace aujourd'hui, puisque après une nuit calme (pas trop d'effets du décalage horaire), nous avons accompli des formalités essentielles.
Dans un premier temps, nous sommes allés ouvrir un compte en banque à la Canada Trust, l'occasion de découvrir que les banquiers d'Amérique du Nord sont plus malins que ceux d'Europe, puisque ils déclinent leurs produits en formule que l'on n'avait même pas imaginé - notamment la distinction essentielle entre carte de paiement (dont l'utilisation est assez limitée en nombre d'opérations, je vous passe les détails) et carte de crédit (dont les finesses m'échappe encore, mais cela me semble un peu piégeux...). L'occasion également de découvrir que nous habitons dans un quartier gay, où les employés de banque peuvent ostensiblement afficher leur orientation sexuelle par des drapeaux multicolores et des affiches dans leur bureau. Ouverture d'esprit canadienne.
Ensuite, nous avons acheté notre "monthly pass" pour les transports en commun et pris le métro, direction la Toronto French School (voir photos : pour les collègues, ça m'a l'air légèrement différent de Fernand Gregh, question architecture, même si on n'a pas pu entrer).
Troisième étape : le Centre Service Canada, afin d'obtenir un "Numéro d'Assuré Social", comprenez un matricule pour que les impôts ne nous rate pas. Pour ce qui est de l'assurance sociale proprement dite, je n'ai pas encore bien cerné ce à quoi nous avons droit.
Par la même occasion , nous avons régler un léger souci, découvert ce matin et à l'origine d'un mini-psychodrame. Relisant par curiosité le permis de travail délivré hier, je me suis aperçu qu'il ne m'autorisait pas à enseigner au niveau collège...fâcheux, n'est-il pas ? Il a donc fallu faire la queue une heure et demi au service d'immigration, et tout est rentré dans l'ordre : l'agent m' a imprimé un nouveau permis. Heureusement que Reb a de meilleures notions d'anglais que moi, j'entravais rien à ce que racontait l'agent d'immigration, un jeune qui articulait pas assez à mon goût.
Il ne nous reste plus qu'à nous trouver un téléphone mobile, puis à nous mettre à la recherche d'un logement. On verra ça demain.
Bises à tous !
Dans un premier temps, nous sommes allés ouvrir un compte en banque à la Canada Trust, l'occasion de découvrir que les banquiers d'Amérique du Nord sont plus malins que ceux d'Europe, puisque ils déclinent leurs produits en formule que l'on n'avait même pas imaginé - notamment la distinction essentielle entre carte de paiement (dont l'utilisation est assez limitée en nombre d'opérations, je vous passe les détails) et carte de crédit (dont les finesses m'échappe encore, mais cela me semble un peu piégeux...). L'occasion également de découvrir que nous habitons dans un quartier gay, où les employés de banque peuvent ostensiblement afficher leur orientation sexuelle par des drapeaux multicolores et des affiches dans leur bureau. Ouverture d'esprit canadienne.
Ensuite, nous avons acheté notre "monthly pass" pour les transports en commun et pris le métro, direction la Toronto French School (voir photos : pour les collègues, ça m'a l'air légèrement différent de Fernand Gregh, question architecture, même si on n'a pas pu entrer).
Troisième étape : le Centre Service Canada, afin d'obtenir un "Numéro d'Assuré Social", comprenez un matricule pour que les impôts ne nous rate pas. Pour ce qui est de l'assurance sociale proprement dite, je n'ai pas encore bien cerné ce à quoi nous avons droit.
Par la même occasion , nous avons régler un léger souci, découvert ce matin et à l'origine d'un mini-psychodrame. Relisant par curiosité le permis de travail délivré hier, je me suis aperçu qu'il ne m'autorisait pas à enseigner au niveau collège...fâcheux, n'est-il pas ? Il a donc fallu faire la queue une heure et demi au service d'immigration, et tout est rentré dans l'ordre : l'agent m' a imprimé un nouveau permis. Heureusement que Reb a de meilleures notions d'anglais que moi, j'entravais rien à ce que racontait l'agent d'immigration, un jeune qui articulait pas assez à mon goût.
Il ne nous reste plus qu'à nous trouver un téléphone mobile, puis à nous mettre à la recherche d'un logement. On verra ça demain.
Bises à tous !
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