Josette m'avait proposé cet après-midi d'aller chez elle pour me montrer comment utiliser "markbook". Autant le dire tout de suite à mes collègues de Fernand Gregh : faites tout pour obtenir de travailler avec un logiciel comme ça ! On rentre les notes, il en ressort des moyennes pondérées, des stats sur la classe, des documents pour les parents...et des tas de trucs que je n'ai pas encore découverts. Le seul hic, c'est que ce n'est pas avec ce logiciel que l'école fait ses bulletins, et qu'il faut donc recopier ces moyennes dans une autre application. A part ça, c'est vraiment super.
A 18h30 Rébecca nous a rejoint; elle avait préféré resté un peu à la maison, pour se remettre de sa semaine et se préparer pour la prochaine. C'est vrai que le trajet qu'elle a à faire chaque jour est franchement long (1h aller, 1h retour, avec des bus bondés), et qu'elle passe la journée debout - d'autant plus qu'il n'y a pas de chaise taille "adulte" dans son école. Étrange, non ?
Nous sommes allés dîner avec Josette et Thomas dans un resto viêtnamien pas très loin de chez eux, à l'angle de Gerrard Street et Bayview. C'est le quartier chinois.
Le resto était vraiment très bon. On est à peu près sûrs de ne pas avoir mangé de la viande avariée depuis trop longtemps, car les services d'hygiènes ici sont intraitables. Les restaurants doivent avoir une affiche, qui présente l'une de ces trois couleurs : soit vert (hygiène impeccable), soit orange (infraction aux règles d'hygiène - d'après Thomas, il peut s'agir parfois d'une infraction très limitée, du genre un employé qui ne porte pas son chapeau le jour de la visite), soit rouge (restaurant fermé). Le fait que ce soit affiché et public met évidemment une grosse pression sur les restaurateurs, qui peuvent être contrôlés à tout moment et pour qui une affiche orange peut avoir un effet désastreux sur la clientèle.
C'est vrai que le resto de ce soir (affiche verte) inspirait vraiment confiance, et on n'est même pas encore malade !
Nous avons ensuite fait un tour dans un magasin, genre épicerie, rien que de l'importation chinoise. Impressionnant, parce qu'on a parfois du mal à savoir ce que contiennent les paquets, d'autant que tout est écrit en chinois. Rien de très appétissant en tout cas, avec la viande entreposée en tas derrière des vitres sales, et des herbes très exotiques, voire bizarres. D'après Josette et Thomas, ce genre de magasin vaut vraiment le coup pour les fruits et légumes frais.
Il faut reconnaître que tous les deux (Thomas et Josette, pas les fruits et légumes) nous sont vraiment d'une aide précieuse et nous donnent des tuyaux de grande utilité. Ainsi nous avons appris qu'il n'était pas nécessaire de débourser 70 dollars en taxi pour rejoindre l'aéroport : il suffit de prendre l'un des cars qui partent des grands hôtels du centre-ville et vont directement à l'aéroport, le tout pour 10 dollars tout au plus.
Pour les gens que ça intéresse et qu'on ne pourra peut-être pas venir chercher à leur sortie de l'avion, ces cars font aussi le trajet dans l'autre sens - oui, car aucun train ne relie l'aéroport à la ville de Toronto.
Sur ce, bon courage à ceux qui, de retour de Corse à ce qu'il me semble, ne vont pas tarder à retourner bosser. Bon courage aussi à ceux qui retournent faire tourner F. Gregh pour de bon (avec des collègues décidément charmants, fins et cultivés, d'après ce qu'on me dit). Bon voyage, enfin, à ceux qui pendant ce temps seront en Crète !
samedi 6 septembre 2008
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