vendredi 22 août 2008

Le jour le plus long

Nous sommes fatigués, crevés, vidés, mais on a fait le plus gros de notre déménagement. Peu de choses se sont déroulées comme prévu ; rien de tel cependant qu'une poignée de surprises pour agrémenter une journée comme celle-ci !

Ce matin, le réveil était prévu à 7h00, mais nous étions tous les deux sur le pied de guerre dès 6h30. Heureusement, parce que le téléphone qui nous sert de réveil n'a pas sonné.

Le programme était serré :
prendre le métro avec du matériel pour faire le ménage (aspirateur, seau, serpillère, produits...) et aller chercher le van de location à 8h30.
prendre les clés de l'appart à Rosedale à 9h00, faire du ménage une petite heure pour préparer l'arrivée des meubles, des vêtements et des provisions.
passer chez Josette, qui nous a préparé des cartons d'ustensiles divers (assiettes, verres, couverts, etc...) dont elle n'a plus l'usage.
prendre livraison de l'armoire IKEA trouvée d'occas par petites annonces pour 50$ au lieu de 300$.
faire des grosses courses chez No Frill's puis
revenir à Mutual Street (notre "chez nous" provisoire) pour prendre les 6 valises (23 kg chacunes). De là, retour à Rosedale pour vider le van, puis
direction IKEA, situé au nord de Toronto. A côté se trouve un Canadian Tire, genre de grand magasin dans lequel on trouve de tout : nous avions prévu d'y faire également quelques achats encombrants. Puis retourner à Rosedale, vider le van à nouveau, et
aller à 5 km de là chercher une table et 4 chaises d'occas' pour pas cher, où l'on devait nous attendre à partir de 14h.
Enfin, élément essentiel, le van devait être ramené pour 16h30.

J'espère que vous m'avez suivi (de loin). Moi-même en l'écrivant, je me dis que tout ce plan était un peu trop bien ficelé (mais si mais si) ou un peu trop compliqué pour être honnête.

Pour commencer, nous avons oublié les affaires pour faire le ménage en partant ce matin. Mais mais mais !!? Cela n'a eu aucune incidence.
Pourquoi ?
Pour la raison suivante : Ted, notre propriétaire, a été contraint de louer les services d'une femme de ménage, occupée à notre arrivée à faire le mén...le ménage ? Disons plutôt qu'elle était occupée à déblayer le souc immonde qu'a laissé l'ancien locataire. Des ordures un peu partout sur le parquet, une salle de bain dégueu de chez dégueu... Franchement, si on avait osé, on aurait pris des photos. C'est du reste ce que faisait Ted, mais pas pour rire - j'imagine qu'il a plutôt l'intention de facturer les services de la femme de ménage à l'ancien locataire. Il faut dire qu'ici il est interdit aux propriétaires de prendre une caution aux locataires : c'est donc un système basé sur la confiance et le respect mutuel. Il y en a qui en abuse, c'est comme partout.

Bien, ayant sauté l'étape "ménage" - pour le moment (en 3 heures, la femme de ménage ne pouvait honnêtement que faire le plus gros, disons que pour le moment ça sent bon et on peut marcher sans se salir) - nous avons avancé notre visite chez Josette.
Comme d'hab, ils ont été très gentils, et nous ont rempli des cartons de tas de trucs très utiles. Puis, comme c'était dans le même coin, nous avons aussi avancé notre rendez-vous pour l'armoire à 50$. A ce propos, remarquons que j'avais mené la "négociation" avec le vendeur dans mon anglais désormais légendaire ; arrivés là, le type était un hollandais, qui de plus parlait très bien le français. A part ça, nous avons vraiment fait une affaire, l'armoire est en assez bon état.

Compte tenu de ce que nous avions vu à l'appart, nous avons abandonné l'idée de mettre des provisions dans le frigo aujourd'hui. Pas de No frill's, donc. Compte tenu également de l'horaire (il était 11 h à peu près), nous avons décidé de filer directement vers IKEA.

La route était un peu plus longue, mais les rues étant perpendiculaires ou parallèles les unes aux autres, on peut facilement faire 20 km en ligne droite. De plus, le camion, immatriculé dans l'Arizona, était comme tous les véhicules ici : avec une boite automatique. Je ne supporte vraiment pas ce genre d'engin, sans aucune reprise ni frein moteur, ni rien à faire pendant qu'on conduit.
La facilité à se repérer, la largeur des rues et la simplicité d'utilisation des véhicules fait de la conduite au Canada un exercice à la portée d'un enfant - on est d'ailleurs autorisé à conduire dès 16 ans. C'est sûrement pour ça aussi qu'ils ne savent vraiment pas conduire ; non pas qu'ils soient dangereux, la conduite étant quand même beaucoup plus sûre qu'à Paris, mais on dirait plutôt qu'ils n'ont aucune notion du gabarit de leurs véhicules. En la matière, la conduite de Josette n'était qu'un échantillon de ce qui se fait dans la région, et dont nous avons pu voir des exemplaires sur le parking d'IKEA.

A IKEA, justement, nous avons fait l'acquisition d'un lit, d'étagères, d'une couette, de pleins de trucs... Le plus difficile à trimbaler et à mettre dans le camion, ça a quand même été le matelas. Mais Rébecca a sorti ses petits bras musclés (idem pour l'armoire, vraiment très très lourde), et nous nous en sommes bien sortis.

Ayant passé beaucoup de temps dans l'IKEA, il commençait à se faire tard et nous avons abandonné la virée au Canadian Tire - qui restera donc à faire demain. Nous devions en effet repasser à Rosedale déposer nos meubles, puis aller chercher la table et les chaises sur Bloor Street.
Arrivés sur Bloor St., nous sommes tombés dans le genre d'immeuble horrible au-dessus d'une échoppe qu'on a visité il y a deux semaines lors de notre recherche d'un logement (voir épisode "ça y est on a trouvé" du 6 août). C'était vraiment très sale. Je parle bien de l'extérieur et du palier, parce que nous n'avons rien vu de l'intérieur : le vendeur potentiel n'était pas chez lui, et n'a pas répondu au téléphone. Nous avions donc fait le trajet pour rien et, pire, nous étions sans table ni chaise à mettre chez nous. Fâcheux.

Sans nous démonter, nous sommes ensuite allés chercher nos valises à Mutual Street. Il nous restait peu de temps avant de rendre le van. Pendant que nous descendions nos valises, nous avons croisé Christina, la propriétaire. Et voilà-ti-pas qu'elle nous propose des meubles gratuits, qui se trouvent de l'autre côté de la rue, dans un appartement qu'elle cherche à vider.
Pendant que Rébecca finissait de mettre des sacs dans le van, je suis donc monté voir ce qu'il y avait à prendre. Il nous restait peu de temps, le mobilier était hideux...mais on a quand même pris une table et quatre chaises ultra-moches. Ça nous dépannera bien en attendant, parce qu'on va pas louer un van tous les jours !

Nous avons ensuite dû faire très vite pour décharger le camion et le ramener à l'heure. Heureusement qu'il était équipé d'une jauge à essence magique (la jauge, pas l'essence) : le niveau d'essence était plus haut ce soir que ce matin ! S'il avait fallu en remettre, nous aurions vraiment été en retard.

Au final, la location nous a coûté 79$. Avantageux, pas vrai ?
Par contre on est vraiment archi crevés (Rébecca dort déjà) et on a mal partout. Heureusement qu'on avait prévu le coup en demandant à rester une nuit de plus à Mutual Street, je me voyais mal monter le lit ce soir...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

en effet journee bien mouvementée ;alors maintenant vous n avez plus qu 'a vous installés tranquillement
bisous de nous quatre