vendredi 30 avril 2010

Ottawa et neiges d'avril

Jolie ville, Ottawa. Très touristique. C'est d'ailleurs la principale industrie locale vue qu'il n'y en a pratiquement pas d'autres. La fonction politique est en effet la seule raison d'être de cette ville, choisie comme capitale lors de la création de la confédération pour sa position "médiane" (à l'époque, entre le Québec et l'Ontario...la moitié ouest de l'Amérique du Nord n'appartenait pas encore au Canada). Pour le reste, ce sont des musées (de la civilisation, des beaux-arts, de la guerre...), des hôtels, des restos, des magasins, des ambassades, des cars de Chinois, des cars de Français, des cars d'Américains, des cars de scolaires venus comprendre les institutions de leur pays...
Il faisait un temps superbe, comme vous pouvez le voir.
Il s'agit de la colline du Parlement, où siège les députés et les sénateurs canadiens. Le bâtiment se visite, de préférence pas avec un bébé qui est en train de faire caca...nous avons essayé, et ben c'est galère ! Entre le portique de sécurité où il faut faire fouiller toute la poussette et la recherche de la table à langer 15 minutes plus tard, nous avons manqué une partie de la visite. Mais il paraît que nous avons vu l'essentiel, à savoir la bibliothèque et la chambre des Communes.



Nous avons aussi visité le musée de la civilisation, en quatrième vitesse (là, ce n'était plus la faute d'Henri mais celle, d'une part, des amis avec qui nous sommes partis et qui ont traînassé, d'autre part du musée qui fermait stupidement à 17h un samedi). L'exposition permanente sur les civilisations amérindiennes est très bien, et nous avons eu le temps de survoler l'exposition "Afghanistan, les trésors retrouvés" qui était passée à Paris il y a quelques années. Superbe, même à toute vitesse.

Cela, c'était samedi et c'était le printemps.
Mardi, comme de juste, il a neigé toute la journée...A vrai dire, même les Québécois semblaient étonnés. C'était pire que de la neige en hiver, cela va sans dire, dans la mesure où, psychologiquement, c'est dur de remettre les pieds dans le slotche quand on était sur le point d'enfiler ses gougounes (=sandalettes). Sans compter que c'était une neige pleine de flotte, qui n'accrochait même pas aux arbres, si bien que c'était un bombardement permanent des piétons qui tentaient leur chance sur les trottoirs. Heureusement, tout yé fondu astheur !

A part ça, notre petit garçon à déjà trois mois, il sourit tout le temps et fait ce qu'il peut pour ne pas avoir trop faim avant 4h du matin.
Aujourd'hui Rebecca va au Consulat de France pour lui faire faire un passeport. Il n'aura que celui-ci pour le moment. Nous avions envisagé de lui demander un passeport canadien tout de suite, mais il nous faut un "répondant", c'est-à-dire un Canadien que nous connaîtrions depuis au moins 2 ans et qui certifierait que c'est bien notre fils (oui, je sais, c'est ridicule, puisque Henri n'a que 3 mois, mais encore une fois : c'est la loi !). J'avais demandé à un collègue de faire une fausse déclaration (ouais, ouais, carrément...) mais sa femme (une Québécoise "de souche", alors que lui est d'origine espagnole) l'en a dissuadé en lui disant que, tabernak !, nous aut', les zEuropéens, on est pas sérieux pantoute, et qu'il risquait de perdre sa citoyenneté canadienne, et patati et patata...bref. En l'absence de répondant, il faudrait que nous allions payer un notaire pour certifier que c'est bien à nous, ce bébé que tout le monde nous envie. On a laissé tomber, ce sera pour plus tard.

Pour finir, je veux juste préciser que je fais ce que je peux pour entretenir ce blog, mais bon...vous m'avez compris, quoi !

samedi 27 mars 2010

dimanche 28 février 2010

Les jours se suivent...mais ne se ressemblent pas (mais non, mais non) !

J'aimerais éviter que ce blog ne tourne totalement autour de petit caribou (par égard pour les gens qui l'ont lu depuis le début et n'en ont pas grand-chose à faire, hein, après tout, un bébé, c'est un bébé...), mais je dois avouer que notre emploi du temps tourne, quant à lui, à ce rythme. Moralité, que raconter ?
Nous sommes sortis quelques fois avec lui, en particulier au restaurant avec des amis (nous luttons pour conserver une vie sociale) ; croyez-le ou non, Henri dort non-stop aussi longtemps que l'on n'est pas à la maison. Il s'endort quand on le place dans le siège auto et que l'on commence à descendre l'escalier, et ne se réveille pas avant d'être en de retour en haut du même escalier. Je ne suis pas certain qu'il ait seulement conscience d'être sorti...

Je suis en vacances après une semaine de boulot qui succédait à mes 3 semaines de congés de paternité, mais j'ai du mal à m'y remettre. Il me reste une semaine pour asseoir une légère avance dans mes préparations de cours, avance que j'avais péniblement constituée dans les semaines qui ont précédé l'arrivée d'Henri.

Mi-mars, Henri (encore lui!) aura ses premiers contacts avec la "Famille" (voix rauque de Brando dans le Parrain), avec la visite de tante Louise, puis des parents de Rébecca à la fin du mois.

Au mois d'avril, je serai de nouveau en vacances pour une semaine et nous envisageons de partir en escapade, soit à New-York, soit en Gaspésie, on ne sait pas encore. Cela, ce sera le premier contact d'Henri avec le Monde !

Pour finir, quelques photos quand même, parce que ça change si vite que vous ne voyez peut-être pas bien qui c'est, Henri...

dimanche 7 février 2010

Etat civil


Vous l'avez compris, notre petit caribou est, de naissance, français ET canadien. Bien. C'est sans doute un avantage pour plus tard, en tout cas ça ne peut pas lui faire de mal. Je doute que l'on mette un jour les Canadiens dans les charters de l'Identité Nationale.

Il fallait cependant qu'il soit inscrit sur l'état civil canadien et français. Pour le premier, il suffit d'envoyer un formulaire au "Directeur de l'état civil", accompagné du certificat de naissance. Pour le second, il faut par contre se déplacer en personne au consulat de France, sachant qu'il n'est pas possible de prendre rendez-vous et que le temps d'attente est estimé (voir le site du consulat) entre 1 et 3 heures. Par chance, j'ai peu attendu.

Mais - et c'est là que je vais vous apprendre des trucs - donner un nom de famille à son enfant ne se fait pas tout seul, s'il faut suivre la loi française. En effet, nous voulions donner un nom composé à notre petit, avec la moitié du nom de Reb et le mien en entier. MAIS : ce n'est pas possible, car le nom de Reb, composé de 2 parties, ne comporte qu'un seul trait d'union entre les dites parties. Il n'est donc pas sécable. Exemple : vous vous appelez Trumuche-Chose, et vous avez un enfant avec monsieur Bidule, et bien il n'est pas question que votre enfant s'appelle Trucmuche-Bidule ; ce sera ou l'un, ou l'autre, ou encore Trucmuche-Machin-Bidule. Il eut fallu que vous vous appelassiez Trucmuche--Chose (avec 2 traits d'union, absolument) pour envisager de n'en prendre qu'une partie. Voilà. C'est la loi, comme dirait l'autre. Mon interprétation de cette complexité est que la République, très fière d'avoir arraché l'état civil au clergé il y a déjà quelques temps, a jugé bon d'y mettre des règles spécifiques et abstruses pour bien montrer que "c'est moi qui fait la loi", na.
A cela, il faut rajouter que le Code civil québecois n'autorise les noms composés que de deux parties maximum - si par hasard nous avions envisagé de l'appeler Trucmuche-Machin-Bidule, ce qui n'était pas le cas, il aurait fallu faire une croix dessus de toute façon, à moins de donner au petit deux noms différents, l'un au Canada et l'autre en France. Bienvenue chez Kafka.
Moralité, petit Caribou portera mon patronyme, ce sera plus simple...

A part ça, tout va bien, bébé mange toutes les 2 heures, on a parfois l'impression de nourrir Pantagruel, mais ça prouve évidemment qu'il est en bonne santé !

samedi 30 janvier 2010

Petit Caribou !


Dimanche dernier, de bon matin, le Caribou nouveau est arrivé, un peu surpris, comme nous l'avons sans doute tous été, et en pleine forme.
De retour à la maison mardi en fin d'après-midi, nous menons depuis une vie tranquille faite de biberons (fréquents), de pipi (abondants), de popos (riches) et de siestes (courtes). Bref, une vie de bébé !
Henri a l'air d'être très satisfait de l'installation que nous lui avions préparé et de tous les bisous que nous lui donnons sans compter. La maman se porte de mieux en mieux, à force de repos.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année à tous !



Pour bien commencer l'année, quelques photos de notre récente excursion au Parc de la Mauricie (Comment ça : encore ! On l'aura vu par tous les temps...non pas qu'il n'y ait qu'un seul parc au Canada ou même au Québec, mais on l'aime bien, nous, le parquedelamauricie...). Comme vous le conjecturerez sans mal en observant les clichés exclusifs dont nous vous gratifions, ça caillait ! En gros, refroidissement éolien compris, on touchait les -30 ou -35.
Pour l'occasion, on a étrenné notre cadeau de Noël, offert par nous-même : des raquettes !
Vous pouvez également observer que j'étais chaussé de façon, disons : multicolore, puisque j'ai été contraint de marcher avec des Timberland pas prévues pour la neige, enveloppées dans des sacs plastiques. Dépareillés, les sacs plastiques, vu que ce n'était pas prévu du tout.
Non, je ne suis pas démuni, je possède des bottes.
Non, je n'avais pas oublié mes bottes, moi. Ce sont celles de Rébecca qui ont choisi - sans doute de leur propre chef, car comment l'expliquer autrement - de rester au chaud à la maison, au pied de l'escalier.
Bref, comme "on" s'en est aperçu à l'entrée du parc, après avoir parcouru 150 km, il a fallu improviser. Rebecca a donc marché avec des bottes de pointure 43 et moi avec des sacs plastiques. On avait fière allure, comme vous pouvez le constater.
C'était malgré tout une bien chouette promenade !

Belle et heureuse année à toutes et à tous !

samedi 26 décembre 2009